L’Iron Motors a plus que jamais la cote auprès des aficionados de motos

 

Pendant le week-end du 17 et 18 octobre 2020, au Circuit Carole à Tremblay-en-France, l’Iron Motors, événement rassemblant les passionnés de motos anciennes et de prototypes café racer, a réussi son pari malgré les circonstances sanitaires qui ont eu raison de nombreuses manifestations, depuis mars. Se déroulant habituellement tous les ans, au printemps, les organisateurs de l’Iron Motors ont dû s’adapter rapidement afin que cette édition voit le jour pour pouvoir accueillir ses visiteurs et ses exposants en toute sécurité. Dans ces initiatives permettant d’être en adéquation avec la réglementation en vigueur, l’utilisation d’une billetterie uniquement accessible via internet, limitant les interactions entre les personnes, ainsi que le nombre de visiteurs présents pendant le week-end de l’événement.

Autrefois nommé l’Iron Bikers, comme le rappelle cet ancien article de Roissy Mail au cours de l’édition 2018 consultable ici : https://www.roissymail.fr/2018/03/16/iron-bikers-une-huitieme-edition-bouillonnante-a-carole/, l’Iron Motors a été accueilli avec enthousiasme par les motards et les passionnés de motos de caractère, qui ont vivement répondu à l’appel. Existant depuis 2011, l’Iron Biker s’est fait sa place dans le paysage motocycliste français, devenant un événement incontournable à l’instar des championnats Promosport et Open de vitesse. Mais ici, pas d’arsouille ou de compétition, juste la passion, que ce soit pour les expositions ou pour les roulages sur la piste du circuit, s’apparentant plus à des séances d’exhibition.

Son fondateur, Nicolas Sonina, (photo) âgé de 61 ans et toujours autant passionné, déclare : « Nous sommes très heureux que cette édition se soit réalisée. Nous remercions nos partenaires qui nous accompagnent et qui nous ont fait confiance. L’Iron Motors est destiné à une clientèle de passionnés, et je les remercie de leur présence. Après cet événement, il n’y a plus rien. C’est le dernier de l’année en ce qui concerne le Circuit Carole. D’où l’importance qu’il se fasse ».

Du côté des chiffres du week-end, l’Iron Motors, limité par la réglementation sanitaire pour toutes les manifestations, devra se contenter du millier de visiteurs, loin des 4 à 5 000 accueillis durant les week-ends des précédentes éditions. Ces derniers ont pu profiter d’une trentaine d’exposants, habituellement au nombre d’un centaine, tels que Génération Scrambler, Indian, Harley-Davidson, Royal Enfield, BMW, Cohen Jean Vintage, V Helmets Custom… et d’une dizaine de club comme le CB 750 Club, Ducati Perfomance Club, Green Racing Team, Paris Classic Riders ou le Vmax Club pour ne citer qu’eux. Les visiteurs ont pu également se restaurer auprès de quatre stands prévus à cet effet.

Cet Iron Motors 2020 s’est déroulé dans une ambiance bon enfant, faisant oublier le temps d’un week-end l’actualité moribonde de ces derniers mois. Déambulant sur le paddock, chaque pas emmène les visiteurs de découverte en découverte, allant de modèles anciens de customs aux machines 2-temps de Grand Prix, en passant par de nombreux prototypes dans un style café racer. De véritables œuvres d’art mécaniques qui ont traversé les époques pour mieux se laisser admirer par les contemporains. Les animateurs rappelaient fréquemment aux visiteurs, via les haut-parleurs, de porter le masque même si tout le monde respectait déjà les règles. De mon point de vue, c’était une bonne expérience. Et quel plaisir de voir des gens discuter, échanger et passer un bon moment autour d’une passion commune !   WM

 

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Le Golf International de Roissy a cartonné pour sa première journée d’activités

Dès son premier jour d’ouverture, le vendredi 18 septembre 2020, le Golf International de Roissy a accueilli de nombreux clients, venus entre amis pour découvrir et pratiquer le parcours 18 trous ou simplement venus en famille au restaurant afin de passer un bon moment sur la terrasse. Cela pouvait se voir dès le parking, où ce dernier était quasiment complet au niveau du stationnement. A l’entrée du bâtiment principal, plus communément appelé Clubhouse, vous y trouverez un grand hall disposant d’un style épuré avec quelques plantes dispatchées de ci de là. Au fond, se trouve l’accueil avec le comptoir pour réserver ou valider votre réservation préalablement effectuée sur le site https://jouer.golf/golf/ugolf-golf-international-de-roissy/. Sur quelques murs et devant la baie vitrée, trônent divers articles de golf comme des chaussures et des équipements, tous achetables au comptoir de l’accueil.

Ensuite pour se rendre au restaurant, un couloir, arborant une fresque murale avec les photos des personnes ayant contribué à la réalisation du projet tels que André Toulouse et Patrick Renaud pour ne citer qu’eux, sépare les deux salles. Le restaurant est très aéré, autant en espace qu’au niveau de la vue panoramique qui domine une partie du parcours 18 trous. Sur le côté, une porte donne accès à la terrasse. Pour les tarifs, une formule Entrée + Plat ou Plat + Dessert vous coûtera 24€ par personne (hors boisson). Si vous choisissez la formule complète Entrée + Plat + Dessert, vous devrez compter 29€ par personne (hors boisson). Au menu, dos de cabillaud à la plancha, suprême de volaille, épaule d’agneau confite, entrecôte poêlée à la plancha. Mais les amateurs de grands crus seront certainement au paradis avec une carte des vins digne des plus grands restaurants, comme avec le Saint-Émilion Grand Cru AOC, Château Bellerose 2017 ou le Margaux AOC, Château Giscours, 3e Cru classé en 1855 et 2015.

Globalement, j’ai apprécié l’endroit. Le personnel est à l’écoute et fort sympathique, au restaurant comme pour la partie golf. Les clients que j’ai croisé sur le practice et le parcours 18 trous sont des habitués de ce sport. On sent la passion qui les anime, allant de la concentration la plus intense aux tractations et autres charriages sur une mauvaise performance, tout en restant bon enfant et fair play. Les amoureux de la nature, quant à eux, pourront se promener gratuitement, tout autour du golf, sur les chemins prévus à cet effet. Malgré une pelouse un peu trop sèche à certains lieux, durement éprouvée par la sécheresse de ces derniers temps, j’en conclus que ce Golf International de Roissy est un bien bel endroit et que c’est une très bonne idée de l’avoir réalisé, afin d’augmenter l’attractivité du territoire et l’offre de service en matière de loisirs. Une véritable valeur ajoutée mélangeant sport, gastronomie et nature.

Vous pouvez consulter la grille des tarifs 2020, abonnement au mois ou l’année, en cliquant sur ce lien : https://jouer.golf/content/uploads/2020/09/tarifs2020-roissy.pdf. WM

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Retrouvailles chaleureuses avec Claude Chevauché

C’était hier midi ! Claude est venu chez moi (avec une bouteille de Glenfiddich !).  Ça faisait 4 ans qu’on ne s’était pas vus, mais on est toujours restés en contact (tél, FB…).   On a évoqué pleins de souvenirs. Y compris à table quand on est allé déjeuner au restaurant L’Imprévu. Merci à Abder, l’excellent patron, qui a pris la traditionnelle foto. Un bon moment, qui a fait du bien ! EV

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Informatique : éloge de Paradisia

cliquez sur la foto pour accéder au site

Paradisia avait changé de site web voici  quelque temps. Je l’ai trouvé super bien fait (et plein d’humour, allez voir) et je m’étais promis d’en parler ici. Mais aussi de faire l’éloge de cette entreprise que je connais bien depuis sa fondation en 2003 (déjà !) par Emmanuel Vigier, qui a 48 ans aujourd’hui. Il était auparavant directeur informatique à Forum bureautique (concessionnaire Xerox, à Gonesse) dirigé par Claude Darmon. C’est là que j’avais fait la connaissance de Manu, avec lequel le courant est tout de suite passé.

Je suis client de Paradisia depuis 2004 et franchement je suis bien content. Rien que de savoir qu’ils sont là à chaque instant en cas de problèmes ou d’avoir besoin de conseils est plus que rassurant. Ils me conseillent aussi pour choisir le matériel (que je leur achète, toujours à bon prix), en ces temps où la technologie informatique va si vite. La dernière fois que j’ai changé de matériels, ils sont venus chez moi pour tout installer.

Je ne bidouille jamais, mais, l’autre fois, un dimanche matin (comme par hasard), mon PC déconne et me refuse, pour des raisons que je n’ai jamais pu comprendre, l’accès à toutes mes données. Je cherche, prudemment, mais pas moyen. Le PC m’affiche une page dans laquelle il me propose de tout effacer puis de réinstaller. J’hésite, puis (excité par le fait de ne pas avoir mes accès), j’accepte car je savais que ma sauvegarde extérieure était OK. Je pourrai donc recharger tout. Sauf que … j’y suis pas arrivé ! Angoisse !!! Du coup pas de PC pendant ce dimanche…

Le lendemain,  j’appelle Paradisia à la première  heure, fébrilement… Je vous la fais courte, ils ont pris la main à distance sur mon PC et le problème a été réglé. Ouf.. Je pouvais respirer à nouveau. Reconnaissance !

Je vous conseille donc “Para”. Avant eux, j’étais client dans une autre entreprise informatique: chantages,prix aussi fantaisistes qu’excessifs…

Merci encore à Manu et à son équipe. L’entreprise est très bien située à Roissy-en-France, non loin de la CA Roissy Pays de France. EV

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Merci encore à wikipedia : 20 euros cette année comme promis

cliquez pour voir ce que j’avais écris en mai 2020

J’ai reçu hier un mail très poli de Wikipédia pour une demande de don. Et, cette fois, au lieu de 10, j’ai donné 20 euros, comme je me l’étais promis. Et reçu tout de suite après une lettre sympa de remerciements. Vraiment Wikipédia c’est super ! Je m’en sert beaucoup ! Merci à eux ! EV

 

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Fête des pères : le jour d’après

Mon petit frère Bruno (il édite le magazine 100% Vosges) avait mis, voici peu, un post sur son FB avec cette foto. Comme il ressemblait (et encore maintenant), beaucoup à mon père, j’avais regardé rapidement la foto pensant que c’était Bruno jeune. Puis, en regardant mieux la foto (les voitures, l’appareil foto…) j’ai compris que ce n’était pas lui, mais bien mon père, jeune. Entre les deux, c’est la photocopie, comme on dit en Afrique. Notre père, Hubert Veillon, mort prématurément (à 49 ans) était un vrai journaliste et avait fait l’essentiel de sa carrière à l’Est Républicain, le grand journal de Lorraine. D’abord à Épinal, puis à Toul et enfin à Nancy. Enfant, je l’accompagnais souvent, à Toul, dans ses différentes tournées. La dernière fois que je l’ai vu, c’était en aout 1981, lorsqu’il était venu nous voir au Bénin. Un personnage ! Il est mort (il était malade) en septembre d’après, au moment où nous venions juste d’arriver en France. Souvenirs, souvenirs… EV

 

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13 siècles !

J’ai fini de lire ce livre (voir sa présentation sur le site de Gallimard), paru en 2007, mais dont presque personne n’avait  parlé (j’ai découvert son existence par hasard). Il raconte la mise en esclavage des Noirs pendant 13 siècles par les Arabo-musulmans dont presque personne ne parle. Ben oui, surtout de nos jours, où la traite transatlantique est, à juste titre, dénoncée, mais dénoncer celle des Arabes, pourtant incomparablement supérieure et cruelle n’est pas politiquement correct…

Le livre est très bien écrit et documenté. Heureusement, l’auteur (voir son wikipedia ici) est Noir ! Imaginez s’il avait été Blanc !!! Voyez aussi ce qu’en dit le site Babelio où l’on peut voir de nombreux commentaires de lecteurs.  EV

Voici la couv’ de l’édition poche:

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Des éléphants en pagaille au Mesnil-Amelot !

 

Voici plus d’un mois, je suis allé faire un tour sur le site web de la commune du Mesnil-Amelot (77). Je n’y étais pas allé depuis longtemps (site très bien fait au passage, le voir ici ). Et j’ai été (à tort) étonné de voir un éléphant sur la page de garde (ci-dessous). A tort car en fait je connaissais la passion du maire, Alain Aubry, pour les éléphants. Il en a environ 300 dans son bureau ! Et je lui en avais ramené un d’Afrique.

Ce que j’ignorais par contre c’est l’existence, dans les parcs de la commune, de ces deux imposantes  statues  ! EV

 

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L’incroyable “montée” de l’antisémitisme en France (en France !!!)

cliquez pour relire  l’article, très instructif

Certains se souviendront de mon vieil ami Gaby auquel j’avais consacré un article en 2016. On s’est revu souvent depuis. L’autre fois, à l’occasion d’échanges mails avec lui et un autre ami, Gaby s’est souvenu que je n’avais pas réagi à un texte qu’il m’avait envoyé en 2018  suite à une discussion à l’époque, à propos de la montée incroyable de l’antisémitisme meurtrier en France. Franchement, j’avais oublié de lui répondre. Il me l’a donc rappelé et renvoyé. Je le publie ici car je pense que cela concerne tout le monde. Je dois avouer que je suis atterré (le mot est faible) par cette montée qu’on aurait pas pu imaginer voici quelques années.  Merci à Gaby, une fois de plus, mais lisez (l’illustration est de moi), à quelques détails près (comme Trump sur Jérusalem…), je suis d’accord avec lui … EV 

Éléments de réponse de Gabriel Keslassy au questionnement d’Eric Veillon relatif au regain de l’antisémitisme meurtrier en France

La fille ainée de l’Eglise n’a jamais ignoré l’aspect « peuple déicide » attribué aux juifs. Depuis 1966, les suites du Concile Vatican II, notamment par rapport au judaïsme, ne me semblent pas totalement intégrées par la majorité des catholiques.

L’affaire Dreyfus, à l’aube du XXème siècle, a été clivante au sein de la société française. Il a quand même fallu ~ 7 ans entre la grâce et l’acquittement (réhabilitation) du Capitaine.

Durant la période Vichyste, la collaboration avec les nazis était majoritairement admise par la population et la rapidité de promulgation des lois anti-juives (plus dures que celles des occupants notamment par rapport aux enfants) n’a pas soulevé une désapprobation massive …

Dans ma mémoire “en France” (juif de 14 ans : émigration familiale du Maroc en 1965), c’est notamment la réaction du Premier Ministre à l’attentat meurtrier (4 morts : Jean Michel Barbé, Philippe Bouissou, Hilario Lopez Fernandez, Aliza Shagrir) contre la synagogue libérale « Copernic », fin 1980 – une 1ère depuis la seconde guerre mondiale -, qui m’a choqué : « Cet attentat odieux qui a frappé des français innocents » (Raymond Barre était marié à une israélite d’origine hongroise !). L’auteur présumé, Hassan Diab, un libanais d’origine palestinienne (intellectuel militant au Front Populaire de Libération de la Palestine), a mené une vie paisible au Canada avant d’en être extradé fin 2014 puis d’être incarcéré ici. Il a bénéficié d’un non-lieu le 12 janvier 2018. Bien que le parquet ait fait appel, le suspect est reparti dans son pays d’adoption, le Canada, avec de surprenants égards diplomatiques (accompagné à bord de l’avion par un représentant de l’ambassade !).

En août 1982, il y a eu l’attentat de la rue des Rosiers (Restaurant de Jo Goldenberg) à Paris qui fit 6 morts. Il est attribué au groupe palestinien Abou Nidal (dissident de l’Organisation de Libération de la Palestine). Les 3 membres du commando identifiés n’ont jamais été jugés depuis malgré un mandat d’arrêt international. Ce tragique évènement est basé également sur un préjugé : Juif = pro-Israël. Vivant en Polynésie Française à l’époque, je ne l’ai pas suivi en détail.

A Tahiti-Faaa et Moruroa où je travaillais, j’ai été la tête de Turc du Chef de la Météorologie, un antisémite notoire. Je n’ai pas cédé à toute forme de violence contre lui malgré des propositions d’aide, notamment de coreligionnaires. Cependant, de retour en métropole en 1984, j’ai quitté la Météo pour ne pas risquer de re-croiser son chemin (cf lien avec mon discours de départ en retraite du 16/06/2016).

J’ai été très sensible au discours du Président de la République, Jacques Chirac en juillet 1995, lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv (13 000 juifs arrêtés par la police française, les 16 et 17 juillet 1942), où il a reconnu la responsabilité de l’Etat dans la déportation et l’extermination des juifs de France durant la 2ème guerre mondiale (~76 000 victimes juives dont ~11 000 enfants déportés).

Début 2006, l’affaire Ilan Halimi, jeune juif enlevé, séquestré et torturé à mort durant 3 semaines, révèle la dimension antisémite du gang des barbares (une vingtaine de jeunes de Bagneux) dirigé par Youssouf Fofana. Né et élevé en France, ce musulman (pratiquant selon son père) d’origine Ivoirienne a exigé une rançon pour la libération d’Ilan à la famille Halimi au motif que Juif = Argent. Il fait toujours du prosélytisme islamique en détention ! Je viens seulement d’apprendre l’une des raisons, avancée par la mère d’Ilan, de l’enterrement de son fils à Jérusalem : au moins là-bas, sa tombe ne risque pas d’être profanée ! Effectivement, les profanations de tombes juives se produisent souvent, encore récemment en Alsace, sans parler de l’horreur de la profanation du cimetière juif de Carpentras, en 1990, où notamment, le cadavre de Félix Germon, a été déterré et empalé ! (4 néo-nazis furent condamnés 6 ans plus tard). Plusieurs fois, la stèle de Bagneux à la mémoire d’Ilan est profanée et les arbres plantés en son souvenir sont sciés.

L’association se fait avec l’affaire de Livry-Gargan (93 – 8/9/17) où une famille juive (parents de 84 et 72 ans et leur fils de 48 ans) a été séquestrée, violemment molestée et rackettée dans son pavillon par un trio d’individus d’origine africaine au motif de Juif = Argent. Heureusement sans mort d’homme.

Puis, en mars 2012, le comble de l’horreur, avec les meurtres commis par Mohammed Merah, terroriste islamiste, qui tue à bout portant 3 militaires (d’origine nord-africaine : Imad ibn Ziaten, 30 ans, Abel Chennouf, 28 ans, et Mohamed Legouad, 24 ans) à Toulouse et Montauban, puis dans la cour de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse : un rabbin-enseignant, Jonathan Sandler 30 ans et ses 2 fils : Gabriel, 3 ans et Arieh, 5 ans ainsi que Myriam Monsonégo, 8 ans, fille du Directeur. Voilà un jeune né et élevé en France, musulman d’origine algérienne (double nationalité) qui par ces actes odieux, réveille en moi, les pires souvenirs de l’histoire juive : les pogromes d’Europe centrale et de Russie et les sombres heures du nazisme et de la Shoah où des enfants sont tués juste parce que juifs. Ce criminel sordide sera abattu à son domicile lors d’un assaut du RAID. De mémoire, il n’y a pas eu de manifestation de masse contre ces meurtres notamment antisémites au prétexte qu’il s’agirait d’un loup solitaire. Début novembre 2017, le procès du frère ainé, pour association de malfaiteurs terroristes, a abouti à sa condamnation à 20 ans de réclusion. Leur mère a exaspéré les parties civiles par ses mensonges face au tribunal.

Depuis, je reste vraiment admiratif de 2 personnes qui me réconcilient avec le genre humain : une musulmane, Latifa Ibn Ziaten (franco-marocaine, militante de la tolérance, notamment Prix « Copernic » 2015 et Chevalier de la Légion d’honneur, décoration remise par François Hollande le 11 mars 2016, jour du 4ème anniversaire de la mort de son fils) et un juif, Samuel Sandler (parents allemands immigrés durant la montée du nazisme, dirigeant une communauté juive de Versailles, engagé dans l’amitié judéo-chrétienne et Chevalier de la Légion d’honneur, décoration remise par le ministre Benoit Hamon le 11/07/2013) qui assument la dimension religieuse de leur identité française et font face dignement à la pire épreuve qui soit pour des parents (selon moi), celle de devoir enterrer son enfant : au Maroc pour Imad et à Jérusalem pour Jonathan, Gabriel et Arieh (ses petits enfants).

Les attentats djihadistes (terrorisme islamiste) ont commencé en janvier 2015, avec celui meurtrier de Charlie Hebdo (12 morts : Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, Elsa Cavat, Bernard Maris, Franck Brinsolaro, Moustapha Ourrad, Michel Renaud et Frédéric Boisseau ainsi que le gardien de la paix Ahmed Mérabet). Le choc était d’autant plus émotionnellement violent que j’appréciais beaucoup les dessinateurs Cabu et Wolinski (dont nous avons des ouvrages dédicacés). Les auteurs, les frères Chérif et Saïd Kouachi, musulmans d’origine algérienne, nés et élevés en France se réclament de l’AQPA (Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique). Ils seront abattus par le GIGN 2 jours plus tard à Dammartin en Goelle. Leur complice, Amedy Coulibaly, après avoir assassiné Clarissa Jean-Philippe (policière municipale d’origine martiniquaise) à Montrouge fait une prise d’otages (17 personnes) dans une supérette cascher porte de Vincennes et tue 4 juifs (Yohan Cohen, 20 ans, Philippe Braham, 45 ans, François-Michel Saada, 64 ans et Yoav Hattab, 21 ans -fils du Grand Rabbin de Tunis-). Ce jeune né et élevé en France, musulman d’origine malienne, se réclame de l’Etat Islamique. Il sera abattu lors de l’assaut policier du RAID et de la BRI quasi simultané avec celui contre les Kouachi.

Un jeune homme, employé de l’Hyper Cacher, Lassana Bathily, lui aussi musulman d’origine malienne a agi avec courage : en aidant 6 clients dont un bébé à se cacher dans une chambre froide au sous-sol puis en sortant, a informé les policiers de la situation et leur a fourni les clés du rideau de fer automatique baissé. Chapeau bas à ce brave jeune homme, qui sera naturalisé dès le 20 janvier 2015.

Quarante-quatre chefs d’État et de gouvernement participent à Paris à une « marche républicaine » le dimanche 11 janvier 2015, qui rassemble plus d’un million et demi de personnes. J’y ai participé mais j’ai regretté la faible présence des minorités visibles notamment celles originaires d’Afrique du Nord et Sub-Saharienne.

Pour les attentats du 13 novembre, particulièrement meurtriers au théâtre du Bataclan (130 morts au total !), revendiqués par l’Etat Islamique (Daech), les 9 auteurs abattus sont des jeunes entre 20 et 30 ans dont 5 français nés et élevés en France ou en Belgique (2) et 2 belgo-marocains. Leur complice Salah Abdeslam, né et vivant en Belgique en a été extradé et est détenu sous haute surveillance dans l’attente de son procès (il est resté mutique lors de celui de Bruxelles). J’ai suivi à distance cette tragédie car j’étais en voyage d’agrément en Inde du Nord.

L’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a aussi été en termes d’images, le comble de l’horreur, après le feu d’artifice, un camion poids-lourd fonce sur la foule sur la promenade des anglais et tue 86 personnes se promenant en famille (dont 22 musulmans). Commis par un tunisien, père de 3 enfants, vivant légalement en France, cette tuerie est revendiquée par l’Etat Islamique (Daech). J’ai ardemment poussé mes amis et potes musulmans à se mobiliser pour manifester avec un seul mot d’ordre : « pas en mon nom, pas en celui de ma religion ». Je ne comprends pas pourquoi les dirigeants religieux et/ou communautaires des musulmans en France n’ont pas pousser à cette expression de prise de distance avec ces tueries de terroristes agissant au nom d’un Islam radical.

Dans ces 3 cas, les réactions (et les discours) du Président de la République François Hollande ont été admirablement à la hauteur.

Le 4 avril 2017 à Paris (XI), Sarah Halimi, une retraitée juive de 65 ans (médecin, vivant à Belleville depuis 30 ans), est sauvagement rouée de coups durant plus d’une heure et défenestrée en pleine nuit par un jeune voisin (27 ans), musulman d’origine africaine délirant (sous emprise de cannabis), d’origine malienne, aux cris de : « Allahou Akbar » et/ou « J’ai tué le Sheitan (démon) » (selon certains témoins).

La justice, frileuse, ne requiert pas le caractère antisémite de cet homicide volontaire. Malgré les résultats d’une expertise psychiatrique, et à la suite du refus de la juge, le parquet de Paris a demandé à la cour d’appel de trancher le débat quant au caractère antisémite de ce meurtre. Ce ne sera fait que 11 mois plus tard !!!

Il semble que ce soit aussi la tendance lourde des médias de « ménager la 2ème religion de France » (notamment en pleine campagne présidentielle), en considérant que le citoyen est incapable de faire la différence entre un assassinat à caractère antisémite et un attentat meurtrier commis par un terroriste islamiste.

Presqu’un an plus tard, le 23 mars 2018, vers 19h, alertés par une voisine pour un début d’incendie, les pompiers pénètrent dans l’appartement de Mireille Knoll situé aussi dans le 11ème arrondissement de Paris. Ils découvrent le corps de la vieille dame, étendue sur son lit et en partie carbonisé. La victime, handicapée de 85 ans, porte onze traces de coups de couteau. Très rapidement, les policiers s’orientent vers la piste criminelle. Le crime suscite très vite, une grande émotion au sein de la communauté juive car Mireille Knoll a échappé de justesse en 1942 à la rafle du Vel d’hiv en s’enfuyant de Paris avec sa mère au Portugal (grâce au passeport brésilien hérité de son père). Elle est veuve d’un homme déporté et rescapé d’Auschwitz. Francis Kalifat, le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) précise : “Il n’y avait rien à voler chez cette vieille dame modeste qui vivait depuis 60 ans dans cette HLM et qui ne possédait ni argent ni bijoux. Elle a été poignardée avec acharnement. La volonté de faire disparaître son corps nous laisse perplexe. Nous ne voulons pas tomber dans les mêmes errements que dans l’affaire Sarah Halimi. Il a fallu attendre 11 mois pour que la justice reconnaisse le caractère antisémite de cet assassinat.”

Là encore, un homme m’a ému, son fils Daniel qui a souhaité qu’il n’y ait aucune exclusive lors de la marche blanche (France Insoumise et Front National) en mémoire de Mireille Knoll.

Elle avait offert un verre de porto à ses assassins : Le jeune voisin, musulman d’origine algérienne de 28 ans, est accusé par son complice (rencontré en prison), d’avoir reproché aux juifs d’avoir des moyens financiers et une bonne situation avant de poignarder l’octogénaire sur son lit médicalisé en criant « Allahou Akbar ». Le principal suspect avait été condamné pour avoir agressé sexuellement (en février 2017), la fille de l’aide-soignante de la victime, âgée de 12 ans. Heureusement, dans ce cas, le caractère antisémite du meurtre est retenu par la justice.

Bien qu’il n’y ait pas de statistiques ethniques en France, les estimations sont concordantes sur le nombre de juifs, environ 1% de la population et celle des musulmans de l’ordre de 10%.

Je ne comprends pas ce qui peut pousser des jeunes nés et/ou élevés en France, ayant profité de l’école libre et gratuite et du haut niveau de protection sanitaire et social, à haïr leur pays au point d’en assassiner des citoyens et notamment des juifs. Sans faire d’assignation identitaire, il s’agit essentiellement de musulmans souvent radicalisés.

Comment se fait-il que la dernière vague migratoire ait eu autant de difficultés d’intégration alors que les autres ont globalement réussi, dans le respect de la terre d’accueil ? Il me semble que celles des Italiens, des Espagnols et des Portugais, puis des Polonais était facilitée par leur religion chrétienne alors que celle du Maghreb et d’Afrique Sub-saharienne était essentiellement musulmane. J’ai aussi le sentiment que la première génération a eu un discours récurrent sur le “retour au pays”, dès que possible ou pour la retraite et surtout pour y être enterré. Par ailleurs, il me semble que l’organisation en communautés a beaucoup tardé ainsi que la construction de mosquées (guidées par des imams étrangers !) ou la création d’écoles confessionnelles.

Pour mémoire, l’intégration des juifs a été facilitée par Napoléon qui a réuni en 1807, un Grand Sanhédrin (soixante-et-onze rabbins et notables), chargé de réformer certaines pratiques religieuses pour les adapter aux lois du pays. Son chef a eu une formule qui reste profondément actuelle : « Les ordonnances apprendront aux nations que nos dogmes se concilient avec les lois civiles sur lesquelles nous vivons, et ne nous séparent pas de la Société des hommes. ». Cela a notamment abouti à la création du Consistoire Central Israélite de France, puis en 1875, à celle de l’Ecole Rabbinique de France. Cet établissement privé d’enseignement supérieur dont l’objet et la mission consistent à former les rabbins, de manière à pourvoir en guides spirituels les communautés. Par ailleurs, une tradition est établie sous la forme d’une « Prière du peuple Juif pour la République Française » (tous les samedis matin), ainsi notamment qu’une modification des pratiques liées aux rites funéraires et aux enterrements (cercueils et carrés juifs).

Le financement des lieux de culte et des activités religieuses est assuré par : cotisations annuelles, dons des fidèles, quêtes, legs, mécénat notamment à travers la Fondation du judaïsme français, ainsi qu’une redevance privée (mise en place par le Consistoire Central) sur les produits cacher.

Bien sûr, les temps ont changé, et la dynamique historique et démographique a changé, mais afin de combattre les lourds préjugés anti-juifs, je me permets de rappeler des paroles fortes : de la révolution française : « Il faut tout refuser aux juifs comme nation ; il faut tout leur accorder comme individus ; il faut qu’ils soient citoyens » – Clermont-Tonnerre (12/1789) – à nos jours : « Les conflits extérieurs à la France ne doivent pas toucher et contaminer l’équilibre, la fraternité et la cohésion de la société française », avait exprimé avec sagesse le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur (2009).

Outre les évènements tragiques évoqués plus haut, le sentiment d’insécurité des juifs a été accentué notamment durant l’été 2014, où, suite à 3ème guerre de Gaza (« bordure protectrice »), des manifestations propalestiniennes ont lieu dans plusieurs villes le 13 juillet et notamment à Paris où certains manifestants ont crié “Mort aux juifs” (là, on n’est plus dans l’antisionisme mais bien dans l’antisémitisme !).

De plus, des attaques de synagogues ont lieu rues des Tournelle et de la Roquette (75) et à Aulnay-Sous-Bois (93). Le 19, une manifestation, pourtant interdite, à Barbès (75) provoque le saccage de magasins juifs de la Goutte d’or. Le 20, un nouveau rassemblement, interdit par les autorités, dégénère à Garges-Sarcelles devant la synagogue. Des commerces sont attaqués et pillés. Une épicerie casher est entièrement brûlée. A ce sujet, Manuel Vals déclare « C’est tout simplement de l’antisémitisme, du racisme ». Le dimanche 21 juillet, Sarcelles est le théâtre de violentes émeutes : commerces et voitures incendiées, mobilier urbain saccagé, tirs de mortier … Ces violences ciblent la communauté juive et se déroulent en marge d’une manifestation contre l’intervention militaire d’Israël à Gaza.

Pour mémoire, Sarcelles (95), longtemps modèle du vivre ensemble, s’est construite avec les vagues d’immigration et regroupe plus d’une centaine de nationalités. Elle compte environ 60 000 habitants dont 15 000 juifs sépharades (en majorité dans un quartier surnommé « la petite Jérusalem ») et jusqu’en 2012 (attentat le 19 septembre contre une épicerie juive attribué à une cellule islamiste radicale, démantelée depuis), la coexistence entre les diverses communautés prévalait. Comment expliquer ces violences antijuives ? Les plus récentes sont des agressions d’une adolescente de 15 ans puis d’un gamin de 8 ans portant kippa. A chaque reprise, les politiciens sont indignés… Haïm Korsia, grand-rabbin de France déclare : « Une fois de plus, ce sont les juifs qui sont l’objet d’une haine profonde ».

Le 1er décembre 2014, un jeune couple est séquestré et violenté à Créteil (94), à son domicile. Les agresseurs cherchent de l’argent, car selon eux « être juif signifie que l’on a de l’argent » et la jeune femme est violée. François Hollande, juge cette violence insupportable et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, appelle à « faire de la lutte contre l’antisémitisme une cause nationale » Toutefois, il faut attendre mai 2017 pour que le parquet de Créteil estime que les agresseurs ont ciblé leurs victimes à cause de leur religion et demande le renvoi des accusés devant la cour d’assises. En décembre 2017, c’est une épicerie cachère qui est incendiée !

Au sujet de la Kippa, je rappellerais que les hommes religieux de la génération précédente portaient, en public, le chapeau ou la casquette alors que les femmes (sépharades du Maghreb), ont adopté la perruque (comme les ashkénazes) plutôt que le foulard. Je crois qu’ils avaient tous intégrés un principe laïque : la religion reste dans la sphère privée. J’en profite pour signaler qu’à 18 ans, lors de notre naturalisation en 1969, une cérémonie de naturalisation en Mairie ou en Préfecture m’a manqué. Il faudrait en instaurer une, similaire à celle du mariage, pour rappeler les droits et les devoirs envers la France ainsi que les principes de laïcité. Il faudrait également exiger une certaine maitrise de la langue (selon l’âge).

La « libération » de la parole antisémite a atteint des sommets avec Alain Soral (idéologue d’extrême droite) ainsi que son ami Dieudonné qui continue de remplir les salles de “personnes adultes et responsables” venues assister à ses spectacles odieux et antisémites sous couvert d’antisionisme.

Contexte international : Fin 2016, l’UNESCO (organisme de l’ONU), vote une résolution aberrante, niant notamment tout lien entre le peuple juif et Jérusalem. Fin 2017, le Président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, prend la décision irresponsable de transférer son ambassade à Jérusalem.

Dans ce climat d’insécurité et de haine depuis la tuerie de Toulouse jusqu’à celle de l’Hyper Cacher de Vincennes, je comprends la réaction de certains coreligionnaires (notamment les pratiquants) qui voient dans l’Alya (montée) en Israël, une solution : alors qu’ils étaient environ 1200 dans les années 2000, ils furent 1900 en 2012, 3300 en 2013, 7300 en 2014 et 7800 en 2015 avant de redescendre à environ 5000 en 2016. Cependant, il n’y a pas de statistiques concernant ceux qui reviennent en France pour 2 principales raisons : la maitrise de la langue et l’exercice de métiers pas toujours transposables.

Pour ma part, bien que volontaire à 16 ans pour travailler en Kibboutz durant l’été 1967 (juste après la guerre des 6 jours), s’il me fallait absolument quitter la France, j’opterais en premier lieu pour l’Australie (Sydney) et ensuite le Canada (Montréal) – et ce depuis 1985, après y avoir séjourné -.

Un autre phénomène est en cours depuis une bonne décennie, c’est l’exil intérieur lié à la peur des agressions et insultes, où un certain nombre de communes se vident progressivement de leur population juive : Dans le 93 à Bondy, Saint-Denis, Clichy-sous-Bois, La Courneuve, Le Blanc-Mesnil, Aulnay-sous-Bois, Noisy-le Grand, Villepinte et Livry-Gargan au bénéfice de banlieues plus « tranquilles » surtout Le Raincy, Villemomble et Gagny (aussi dans le 93) voire au Sud-Est de la capitale : Charenton-le-Pont, Saint-Mandé et Vincennes (94) ou alors vers l’Ouest Parisien : Asnières-sur-Seine, Courbevoie et Levallois (92) et Paris (XVIIème). Les 250 personnalités, ayant signé en avril 2018, le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » (écrit par Philippe Val), dénoncent une « épuration ethnique à bas bruit ».

Les seules pistes pour endiguer cette recrudescence de la haine antisémite avec ces préjugés (Juif = Argent et/ou = pro-Israël), c’est l’EDUCATION (le respect absolu de la minute de silence dans les établissements scolaires lorsqu’elle est demandée par les autorités du pays !).

Il faudrait enseigner l’histoire des religions à l’école primaire avec une piqure de rappel au Collège puis au lycée et permettre à des associations comme celle : « Association Imad pour la jeunesse et la paix », ou de l’« Amitié Judéo-Musulmane de France» (elle aussi prix Copernic en 2012) initiée notamment par le rabbin Michel Serfaty d’intervenir dans les espaces scolaires publics et privés.

Gabriel Keslassy (été 2018)

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