« Pour une poignée de Rhodium »

Peu de gens connaissent l’existence de ce métal hors du commun, et pourtant, ce dernier est le plus cher au monde. Le rhodium, à ne pas confondre avec le radium, métal alcalino-terreux radioactif découvert par Pierre et Marie Curie en 1898, est découvert par William Hyde Wollaston en 1803 en même temps que le palladium, à partir de minerais provenant d’un gîte de platine natif originaire d’Amérique du Sud. Cependant, le rhodium, bien qu’ayant des propriétés similaires, n’appartient pas au sous-groupe du platine, mais au sous-groupe de l’iridium. De jours, l’Afrique du Sud est le producteur principal de rhodium avec 83% du marché mondial, mais il se trouve également en infime quantité où se situe du platine, tels que l’Oural en Russie et l’Ontario au Canada.

carte établie par la Commission européenne

Le rhodium, qui n’existe pas en gisement minier à l’état brut, est le métal le plus cher de la planète, en étant 100 fois plus rare que l’or. Ce métal est extrait laborieusement des gangues minérales où il se marie au palladium, à l’argent ou au platine, augmentant les coûts de production et se reportant inexorablement à l’achat. Depuis 1803, l’engouement pour ce métal rare n’a cessé de croître. Actuellement, le rhodium est estimé à 810 € le gramme (810 000 €/kg), selon le cours en bourse. Sur la dernière décennie, c’est le métal qui a connu la plus grosse courbe boursière haussière. En 2007, le cours avait également atteint les précédents sommets à plus de 150 €/gr, avant de chuter brutalement.

Ses applications sont variées, passant par le secteur de la chimie jusqu’à son utilité dans les pots catalyseurs en filtrant les particules de CO2 afin de rendre les véhicules moins polluants. Mais le rhodium est également un métal fortement convoité par le secteur de la joaillerie. Ainsi, c’est devenu fréquent de le retrouver dans les bijoux ou en lingots, à l’instar de l’or. L’augmentation de la valeur du rhodium, de ces dernières années, est dû à un achat massif de la Chine pour son secteur automobile, rendant le métal encore plus rare. Et cela n’est qu’un début, car comme le palladium, l’iridium ou encore le germanium pour ne citer qu’eux, le rhodium fait partie de ces éléments rares disponibles en quantité limitée, et pourtant tant convoités à l’échelle de la planète, accentuant la demande et diminuant l’offre, au fil du temps. WM

L’avis d’EV

Ben j’aurai appris des choses! j’en étais resté au géranium !

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L’ECT Talk 2021 sous le signe de l’écologie urbaine

Ce jeudi 28 janvier 2021 à 9h, s’est tenue la conférence ECT Talk édition 2021 via l’application Teams, accessible à tous. Une conférence virtuelle avec en thème principal « Les enjeux du vert en ville », où quand le vert en ville participe à construire la ville positive de demain, avec au programme le climat, les agricultures, la biodiversité, sport, économie et initiatives citoyennes. Cette conférence a été organisée et animée par Laurent Mogno, Président Directeur général du Groupe ECT, Laura Flessel, ancienne Ministre des sports, championne olympique et Présidente-Fondatrice de Sport’S, Jean-Pierre Gueneau, Directeur des espaces verts de la ville de Créteil, Maud Ridoux, Directrice des programmes de mobilisation citoyenne pour MakeSense, et Jean-Patrick Scheepers, Fondateur de Peas & Love et Président de la Fédération européenne agriculture urbaine et verticale.

Laura Flessel, Maud Ridoux et Laurent Mogno

 Pendant un peu plus d’une heure, les intervenants ont échangé sur leurs propositions et leurs expériences en matière d’écologie urbaine. Dans le discours d’introduction, Laurent Mogno déclare : « En tant que Groupe ECT, il nous semble naturel que nous sommes à la croisée des chemins en ce qui concernent l’écologie en milieu urbain. Nous sommes un aménageur, qui par le biais des excavations de chantiers, donne naissance à des espaces verts, des parcs et des forêts. Mais cette pratique n’est pas récente. Pour vous le rappeler, le parc Natura 2000 ou encore les Buttes-Chaumont sont issus de ce procédé. Une véritable économie circulaire ».

Laurent Mogno

 « Selon de récents sondages, 60% des personnes interrogées veulent plus de vert en ville, 80% passent au moins une fois par mois du temps dans un parc ou en forêt afin d’y faire du sport ou simplement s’y promener, et 9 personnes sur 10 estiment que les espaces verts représentent le bien-être. Il y a encore bien des difficultés à concilier développement et urbanisation, mais nous refusons le syndrome Not in my backyard », ajoute-t-il.

Pour Jean-Pierre Gueneau : « La crise et le dérèglement climatique qui sont constatés depuis des années, sont à la faveur du COVID-19. C’est une chance à saisir pour changer notre façon de penser l’écologie et l’urbanisation. Il y a un impératif climatique, il y péril dans la demeure. En effet, nous n’inventons pas ce concept du vert en ville. En France, la politique Haussmannienne avait déjà une approche dans ce sens avec la création de parcs en milieu urbain. Nous avons eu un retour du concept dans les années 30 avec les parcs et jardins des HDM, poursuivi dans les années 60 et 70 avec les HLM. Puis, de nos jours, nous pouvons prendre pour exemple les grands projets comme Bordeaux Métropole, Lyon Métropole et Reims Métropole qui ont réussi à allier l’économie, l’usage, l’écologie et le respect du paysage. Nous devons intégrer la notion de renaturer ».

« C’est un modèle très ancien, qui existait en -3 500 av. JC jusqu’à un apogée à Constantinople durant l’Empire Byzantin. C’est un come-back très ancien », l’a rappelé également Jean-Patrick Scheepers. « La question est : est-ce que les espaces verts urbain doivent nourrir la ville ? De nos jours, il y a deux tendances qui s’en dégagent, l’alimentation et les projets qui ont du sens. Mais nous faisons face à un frein très puissant par l’absence d’un modèle d’affaire. Nous rencontrons des difficultés à faire gagner le vert, car le rôle de culture urbaine reste mal compris. Il faut, en plus du respect et de la reconnaissance de la nature, trouver un intérêt de financement auprès du premier créateur d’espaces verts en France, le secteur immobilier. Dans le domaine, l’Europe a un réveil et la France est la pointe de la culture urbaine », dit-il.

En accord avec les propos de Jean-Patrick Scheepers, Maud Ridoux déclare : « Exactement, nous devons repenser la valeur sociale, par rapport à l’économie et à l’usage. Comment penser un nouvel usage ? Chez MakeSense, nous sommes convaincus que cela s’adresse à tous les individus. Il faut mettre les acteurs au cœur du projet pour que cela profite à la communauté, au bien commun. Nous avons créé des ateliers pour associer la collectivité comme avec le Lab3S. La réussite d’une ville plus verte passe par notre contribution comme un processus, avec transparence, bienveillance, confiance et dialogue. Il faut une volonté de s’adapter et d’évoluer ».

Pour finir, Laura Flessel expose sa vision et son expérience en ce qui concerne la relation entre le sport et la nature, apportant un regard complémentaire sur les enjeux du vert en ville. « Le sport est associé à la santé. Il y a une augmentation de l’activité physique hors infrastructure. Nous devons demander aux citadins ce qu’ils veulent, et nous devons nous adapter. Il faut se donner les moyens de bousculer la norme, en utilisant les points forts de chacun. Une restauration est nécessaire en apportant la nature, non à l’extérieur, mais à l’intérieur des centres urbains. Le sport est intergénérationnel, une activité servant au bien-être des concitoyens. Le sport, c’est la santé, basculant du curatif au préventif ». WM

L’avis d’EV

ECT est vraiment une belle entreprise. Son siège social est situé à Villeneuve-devant-Dammartin (77 et une pensée pour son ancien maire, que j’adorais, Gilles Chauffour, mort prématurément en 2019), dans le château en plein centre du village. Je la connais depuis longtemps (revoyez l’article que j’avais fait en 2017). Elle s’est bien développée depuis et compte maintenant 190 salariés. Voyez son site web, très bien fait et où l’on peut voir sur youtube le talk en question (cliquez sur l’onglet “actualités”) que WM a suivi en direct.

 

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Un nouveau groupe scolaire va sortir de terre à Vémars pour 2022-2023

Vémars est, depuis quelques années, en plein développement, passant d’approximativement 2 500 habitants à 3 300 sur la prochaine décennie. Afin d’accompagner ce développement, la ville de Vémars a décidé de se doter d’un nouveau groupe scolaire, se voulant intégrer à l’évolution de la commune. Ce lundi 18 janvier 2021, le chantier du futur groupe scolaire a débuté avec l’implantation des premiers engins et cabanons. Ce projet, qui se déroulera en 2 phases, ne regroupera pas un, mais deux établissements scolaires d’une capacité totale de 19 classes, une école maternelle de 7 classes et une école élémentaire de 12 classes. La surface accordée au projet est d’un hectare et prendra place près du complexe sportif qui se trouve rue Marcel Gauthier. La première phase de construction concerne l’école maternelle. Cette dernière doit accueillir ses premiers élèves pour la rentrée de septembre 2022. L’école élémentaire, quant à elle, ouvrira ses portes pour la rentrée de septembre 2023. Afin de fluidifier et sécuriser les abords du groupe scolaire, 71 places de parking vont être créés, comprenant 31 places en dépose-minute et 30 places de stationnement.

Le traitement paysager, point fort de ce projet, vise à conserver ou créer autant que possible des espaces verts, soit en zones de pleine terre, soit par la mise en œuvre de jardins sur dalle ou de toitures végétalisées. Des carrés potagers seront implantés au niveau de la maternelle et de l’élémentaire. Dans les aménagements respectant l’écologie et la biodiversité, nous pourrons y trouver des hôtels à insectes, des nichoirs et des abris à hérissons.

Après 4 ans d’études de 2014 à 2018 et après avoir passé un appel d’offre pour l’élaboration de ce projet, 134 dossiers d’architecture ont été réceptionnés. La commission du jury a fini par choisir le dossier proposé par le cabinet d’architectes Atelier Malisan. Le coût de ce nouveau groupe scolaire est de 8,3 millions d’euros hors taxe, 5,3 millions d’euros pour l’école maternelle et 3 millions d’euros pour l’école élémentaire. La part de subventions s’élève à 2,8 millions d’euros, financé à hauteur de 1 200 000 € par le Département du Val d’Oise, 800 000 € par la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France (CARPF), 700 000 € par la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et 100 000 € par la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). Le reste est financé avec un emprunt à taux négatif, pris en charge par la ville de Vémars, préservant sa trésorerie.

« C’est une bonne nouvelle pour Vémars et ses habitants. Ce groupe scolaire est très attendu par les Vémaroises et Vémarois. D’une part parce que les bâtiments de nos écoles, maternelle et élémentaire, sont vétustes, représentant également un problème de sécurité concernant le trafic routier pour les enfants et les parents, lors des entrées et sorties de classe. Et d’une autre part, d’un point de vue personnel, car ce projet est une promesse de campagne. Le chantier aurait pu commencer plus tôt, mais le coronavirus en a décidé autrement, reportant de 8 mois le début des travaux », déclare Frédéric Didier, Maire de Vémars depuis 2001, lors de l’entretien téléphonique.

« Nous voulons une dynamique sociale et commerciale, ce futur groupe scolaire s’intégrant entre la récente zone résidentielle et commerciale, et la zone pavillonnaire déjà existante. Nous misons sur la mixité de ce quartier, structuré autour du complexe sportif et du groupe scolaire. Le choix de la ville de Vémars pour l’Atelier Malisan correspond complètement à notre vision d’une ville respectant la sensibilité paysagère et écologique, avec une intégration par l’architecture et l’environnement. Un développement cohérent, sans dégrader le cadre de vie qui fait de Vémars, une ville où il fait bon vivre », ajoute-t-il.

D’ici 2030, à l’instar de nombreuses villes membres de la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, Vémars va continuer son développement avec la construction d’une piste cyclable, d’une halle au marché et d’une agence bancaire. WM

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Châtenay-en-France a (re) planté des arbres ! Mais après…

C’était il y a quelques jours. J’avais piqué cette foto sur le facebook d’Anthony Arciero, conseiller départemental du Val d’Oise (à gauche sur la foto) car je l’avais trouvée pas mal. Le maire de Châtenay-en-France (95), Jacques Renaud, (au milieu) avait décidé de faire planter 60 tilleuls sur la RD 9, qui traverse ce beau village de 75 habitants.La dame que l’on voit ici est la directrice de l’entreprise d’espaces verts de Domont qui a fourni et planté les arbres.

C’ est elle qui a été assassinée quelques jours après. J’en ai été, comme tous, profondément affecté, au point d’avoir mis plusieurs jours à écrire ces lignes. Je reviendrai sur  Châtenay plus tard. EV

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Les agriculteurs et les élus du territoire se mobilisent contre les dépôts sauvages d’ordures

Depuis deux semaines, bon nombre d’usagers de la D317 ont pu constater la présence de deux énormes tas de détritus à hauteur du rond-point de l’Europe, situé au-dessus de la Francilienne entre Goussainville et Louvres. Ce dépôt de déchets (ci-dessus) a été mené par plusieurs agriculteurs du territoire du Grand Roissy, excédés par les dépôts sauvages sur leurs terres agricoles. Ces deux imposants tas, représentant plusieurs tonnes de déchets, n’est que la partie immergée de l’iceberg. Représentant un véritable fléau, ce phénomène touche malheureusement tout le pays et est en constante augmentation depuis 30 ans. Cela détériore les cadres de vie, pollue les sols et est une menace directe pour les agriculteurs, qui retrouvent ces dépôts sauvages en plein milieu de des champs, pouvant abîmer les machines agricoles.

Cette action est largement soutenue par les élus locaux, qui tirent la sonnette d’alarme sur de telles pratiques s’apparentant à un écocide. Dans ces élus en colère, Chantal Romand, maire de la commune de Mareil-en-France (95) qui a décidé d’agir en faveur d’une chasse aux pollueurs aux abords de sa ville. « C’est un gros problème, un véritable fléau ! Dans ces dépôts sauvages, il y a énormément de gravas et des restes de matériels de chantiers. Mais, on y trouve aussi des produits toxiques, dangereux pour la santé et l’environnement. Même si nous les enlevons, les déchets reviennent de plus belle », déclare Chantal Romand, lors de l’entretien téléphonique.

« Ici à Mareil-en-France, nous avons récemment décidé de passer à l’offensive avec l’installation de caméras, se déclenchant aux moindres mouvements sur les sites de dépôts sauvages. Dès ce mercredi 7 octobre, une de nos caméras a pris sur le fait des individus venus déposer une carcasse de camionnette sur un plateau », ajoute-t-elle. La capture est ci-dessus.

La maire de Mareil-en-France, comme ses homologues élus, attendent des moyens et des actions des pouvoirs publics, avec un durcissement de la loi afin de combattre ce fléau. Pour rappel, tout dépôt de déchets (dont les abandons d’épaves) est interdit sur l’espace public et sur le terrain d’autrui (art. R.632-1 et 635-8 du code pénal). Tout contrevenant est passible d’une amende de 35 euros (article R 632-1 du code pénal), et si l’infraction est commise au moyen d’un véhicule, le montant de l’amende est de 1500 euros (article R635-8 du code pénal). Une sanction qui pourrait paraitre bien dérisoire pour dissuader les pollueurs.

Autre commune du Val d’Oise ayant rencontré ce genre de situation et ayant pris des initiatives contre les dépôts sauvages, Vémars, qui avait des tas de déchets à la sortie de la ville, à proximité de la route longeant le stand de tir. Une voie de service donnant accès à l’autoroute A1 servait de dépotoir clandestin jusqu’à ce que la mairie décide de condamner cette dernière avec un grillage et des blocs de béton, comme le montre la photo ci-dessus. Méthode radicale mais efficace.

Que ce soit en lisière de bois ou en plein champ, cette année a été fortement marquée par une hausse des dépôts sauvages, en ce qui concerne le territoire du Grand Roissy, malgré la création ces dernières de plusieurs déchetteries comme celle située entre Survilliers et Plailly https://www.smdoise.fr/dechetteries/dechetterie-de-plailly/. En attendant un regain de sanctions envers ces actes d’incivilité, qu’ils soient particuliers ou professionnels, les pollueurs sont rarement les payeurs. WM

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Les architectes lauréats du concours Europa City ont présenté leurs projets au 104. Quid de la piste de ski?

Mercredi dernier,  les architectes  lauréats du concours lancé par Europa City (revoir ici)  ont présenté au public leurs projets. Ça se passait au “104” , le bel espace culturel de Paris. En présence notamment de Vianney Mulliez, président d’Immochan (qui conduit le projet avec le groupe chinois Wanda), et Damien Robert, directeur général délégué de Grand Paris Aménagement (aménageur de la ZAC du Triangle de Gonesse. J’y suis allé faire un tour. Beaucoup de monde était venu. Viannet Mulliez a déclaré : “jamais Immochan  et Wanda ne renonceront à ce projet“, histoire de bien mettre les choses au point.

Benoit Chang, DG d'Europa City, Vianney Mulliez et Damien Robert

Bjarke Ingels, l’architecte danois maître d’œuvre du projet a fait une présentation aussi enflammée que longue. Puis des tables rondes avec chacun des lauréats se sont succédées. Voyez le compte rendu qu’a fait le Journal du Grand Paris, très complet, ainsi que le communiqué publié par Europa City (à la fin se trouvent des liens pour voir les différents projets .

Bjarke Ingels, pendant sa présentation

On se réjouira ici, de la mise au point de Vianney Mulliez. on suit le projet depuis le début (10 ans). Immochan a dépensé beaucoup d’argent pendant tout ce temps, et on aurait pu penser que, vu les bâtons mis dans les roues,  ils jetteraient l’éponge. Eh bien non. Bravo !

La piste de ski ?

Dans le même temps, dans une interview à France 3, Vianney Mulliez est revenu sur le projet de piste de ski artificielle. “C’est aujourd’hui, objectivement, un point de crispation“, constate-t-il. “C’est d’ailleurs étonnant. L’impact environnemental d’une piste de ski est largement inférieur à celui d’une patinoire” a t-il rappelé fort utilement tout en notant que si cette piste devenait un “point de crispation” , elle pourrait être reconsidérée.

Ce qui, à mon avis, serait bien regrettable. Un tel équipement pourrait servir à ceux, nombreux dans notre région, n’ont pas les moyens d’aller aux sport d’hiver. Il faudra d’ailleurs, à ce propos, que mes Ptits Loup fassent un bilan carbone de ceux (dont eux et leurs petits enfants…) qui vont passer une semaine dans les montagnes…

J’étais allé voir, lors de mon séjour à Dubaï, la fameuse piste de ski (foto)  installée dans un centre commercial. Impressionnant (et très fréquentée).

Voyez l’interview à France 3 en cliquant dessous. EV

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La nouvelle Maison de l’Environnement inaugurée

Vendredi dernier, Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP a inauguré, en présence de nombreuses personnalités, la nouvelle Maison de l’Environnement, située juste à côté du siège du Groupe, à Roissypôle.

Dans un communiqué (à lire ici), ADP indique que “cette maison est dédiée à l’information et aux relations de l’aéroport avec les communes riveraines et les citoyens ainsi qu’à la promotion des meilleures pratiques en faveur de l’environnement”.

Augustin de Romanet, PDG du Groupe ADP

“Ce lieu incarne notre politique volontariste de protection et de valorisation de l’environnement et notre souhait de partager avec les riverains et les élus des territoires nos ambitions. Accolé au siège du Groupe ADP, cet espace démontre à quel point la politique de responsabilité sociétale est partie intégrante de notre stratégie”, a souligné Augustin de Romanet
La nouvelle Maison occupe 700 m2, avec un auditorium, une salle de réunion, des écrans qui expliquent la vie de l’aéroport (environnement, métiers etc.). Il y a aussi un écran équipé du système Vitrail, qui permet aux visiteurs de suivre les trajectoires des avions ainsi que le bruit qu’ils émettent. Intéressant, un contrôleur aérien est présent les lundis et mercredis, pour les explications.

L’ancienne Maison dévolue à la CA Roissy Pays de France

L’ancienne Maison de l’Environnement avait été construite en 1995, en zone de fret 4. Le bâtiment, très agréable, va être mis à la disposition de la Communauté d’agglo Roissy Pays de France, comme nous vous l’avions annoncé (en exclusivité) en février dernier. Elle doit y installer au moins son service urbanisme et aménagement.

La nouvelle Maison permet l’accès à la terrasse, d’où on jouit d’une vue imprenable, comme l’ont testée ici Isabelle Rusin et Cédric Sabouret, conseillers départementaux du Val d’Oise. EV

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Malgré un avis défavorable sur le Triangle de Gonesse, la mairie et EuropaCity maintiennent le projet

Oh là là ! Ce Triangle de Gonesse ! Ça fait au moins, je ne sais plus maintenant, plus de 20 ans que ça dure… Dernier “rebondissement” (en fait c’est le calme plat, hormis les discours) : un avis (consultatif) négatif du commissaire enquêteur sur le nouveau PLU de la ville de Gonesse. En fait un avis surtout anti-EuropaCity. C’est à voir ici ( 214 pages, voir les “conclusions” page 211). EuropaCity a réagit clairement (voir ici) : “Alliages & Territoires, société porteuse du projet Europa City prend acte de cette position et réaffirme sa détermination à construire le nouveau quartier des loisirs du Grand Paris“.

Quant à la ville de Gonesse, elle a réagit vivement, par son maire Jean-Pierre Blazy, dans un tract distribué samedi dernier aux habitants de la commune (voir ici). Le ton est clairement fâché : “Nos projets sont menacés par des opposants qui viennent de l’extérieur du territoire pour empêcher tout développement qui profiterait aux habitants de l’Est du Val d’Oise“.

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Urbanisme : la CCI fait des propositions

On parlait du sujet avec Frédéric Vernhes, président de la CCI 95, lors de la pose de la première pierre (voir ci-dessus). Ce connaisseur me disait que la complexité des procédures d’urbanisme dans notre pays couterait au moins un point de PIB chaque année. Ce que je confirme volontiers, pour avoir suivi, ne serait-ce que dans le Grand Roissy et les départements qui le composent, des dizaines de dossiers qui ont trainé, trainé…  Et cette discussion tombait bien: la CCI Paris Ile-de-France a publié, fort opportunément un rapport faisant des propositions précises pour simplifier tout ça. Voyez le communiqué ci-dessus et le rapport en entier, ainsi qu’un résumé, en cliquant ici. Et encore, on ne parle guère des lenteurs  de la justice administrative (qui manque de moyens) en cas de recours. Il n’est pas question ici de remettre ceux-ci en cause, mais il faudrait des délais plus courts pour les traiter et même sanctionner les auteurs de recours en cas d’abus.

Ça m’a fait penser au livre (ci-dessous) de Guillaume Poitrinal, ancien PDG d’Unibail Rodamco (donc bien placé pour parler du sujet, et qui en avait “bavé” pour la construction d’Aéroville…). J’avais voulu acheter le bouquin à l’époque, mais il a été épuisé en peu de temps. Du coup j’ai recherché hier, et youpi, j’en ai trouvé un sur Amazone. Je serai livré, sans frais de port, demain mardi. Je vous ferai une note de lecture. EV

Éditions Grasset, 2012
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“Dépotoirs” entre Roissy et Paris : que la maire de Paris balaye derrière ses portes !

Jamais cette expression n’aura été si opportune. Récemment, la maire de Paris a interpellé la région et l’État en dénonçant “les dépotoirs” entre  Roissy et Paris (voir ici notamment). Elle n’a pas tort, je vais y revenir, mais elle ferait bien de balayer devant sa porte. Paris (j’y habite depuis très longtemps) est une ville salle, de plus en plus sale. Certainement la capitale la plus sale d’Europe. Et elle le sait : il y a quelques jours on trouvait dans nos boîtes aux lettres le bulletin municipal ci-dessus. ” Objectif : Paris propre” ! Sans commentaires… Je ne dis pas que rien n’est fait: les équipes de nettoyage de la ville lumière sont au travail presque 24 heures sur 24, j’en témoigne. Mais ça ne suffit pas. Certes les comportements indignes de certains y sont pour quelque chose. Dépôts sauvages à l’image de la photo ci-dessous, prise il n’y a pas longtemps près de chez moi (hauts de Belleville, Paris XX), mauvais comportements de beaucoup… Mais avant d’invectiver, à juste titre, la région et l’État, que la maire de Paris balaye devant sa porte: elle en sera plus crédible.

scène courante à Paris 20 (rue Olivier Métra)
taches de peinture sur la rue Frédéric Lemaître: depuis au moins 2 ans et demi

Cela dit, les accès à Paris depuis Roissy, que ce soit le long de l’A1  ou pire de l’A3 ou du RER B sont dégueulasses (sans parler de l’A86) depuis des années . J’ai souvent dénoncé ce fait lamentable, indigne  d’un pays comme la France (et qui veut organiser les JO et même la prochaine exposition universelle). Je vous conseille de relire le dernier article que j’avais publié à ce sujet en cliquant sur l’image ci-dessous. C’est édifiant. EV

lisez, lisez...
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