Le chantier du Contournement Est de Roissy débute… Enfin !

Après moult rebondissements au cours des deux dernières décennies, les ultimes travaux du projet du Contournement Est de Roissy (CER) ont enfin débuté en décembre 2019, pour s’achever fin 2023, voire 2024 par suite d’un retard de 3 mois causé par la période de confinement. Ce projet consiste à créer une autoroute à 2×2 voies, d’une longueur de 9 km, entre l’autoroute A1 et route nationale RN2, ainsi qu’une route départementale à 2 voies de 7 km, afin de renforcer l’accessibilité et l’attractivité du territoire. Déclarée d’utilité publique en 2003, cette opération, d’un montant global de 240 millions d’euros, est menée par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Equipement et de l’Aménagement d’Île-de-France (DiRIF), en lien avec ses partenaires : la région Île-de-France, les départements du Val d’Oise et de la Seine-et-Marne, la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France et le Groupe ADP.

Dans ce coût total de 240 millions d’euros, il y a le montant financé avant 2015 s’élevant à 48,9 millions d’euros. Le financement du Contrat de plan Etat-région (CPER), financé en 2015 à 2020, est de 126,5 millions d’euros. Sur cette somme, Aéroport de Paris (ADP) a financé 9 millions d’euros, 52,5 millions d’euros pour l’Etat, 52,5 millions d’euros pour la Région Île-de-France, 2 millions d’euros pour la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France, 5 millions d’euros pour le Conseil Départemental de Seine-et-Marne (CD77) et 5,5 millions d’euros pour le Conseil Départemental du Val d’Oise (CD95). La somme restant à financer, pendant les quatre prochaines années, est de 64,6 millions d’euros. Concernant le montant manquant au financement du projet, la DiRIF, injoignable, n’a pas donné suite à mes appels téléphoniques.

Connectant la Francilienne A104, à la hauteur de l’échangeur d’Epiais-lès-Louvres, jusqu’à l’échangeur de Compans, les 3 buts principaux du projet sont d’améliorer l’accès à l’aéroport Charles-de-Gaulle, en fluidifiant le trafic routier comptant à cet endroit plus de 60 000 véhicules par jour, favoriser le développement économique du territoire et assurer la continuité de la Francilienne. Le tronçon autoroutier épousera les contours Nord-Est de l’aéroport CDG, passant à côté des communes d’Epiais-lès-Louvres, de Mauregard et du Mesnil-Amelot.

Le projet de Contournement Est de Roissy entame sa dernière phase de travaux, les échangeurs A1/A104 d’Epiais-lès-Louvres et l’accès Est de l’aéroport au niveau du Mesnil-Amelot, ayant été réalisés entre 2013 et 2016. Comme évoqué lors d’un précédent article, le Mesnil-Amelot compte énormément sur ce projet pour le développement socio-économique du territoire (https://www.roissymail.fr/2020/06/14/extension-de-la-zone-hoteliere-du-mesnil-amelot/). L’échangeur du Mesnil-Amelot verra le jour fin 2022, le tronçon autoroutier A1 – Mesnil Amelot étant l’étape finale du projet avec une mise en service prévue pour fin 2023-2024.

Fin 2019, les premiers travaux préparatoires ont été lancés afin de décaper et défricher certaines emprises nécessaires à la réalisation des travaux. Le chantier du Contournement Est de Roissy se veut également être un projet pensé pour limiter son impact sur l’environnement, les habitants et les usagers. Ainsi, afin de garantir la continuité des déplacements, les travaux de nuit seront privilégiés. La circulation alternée sera organisée entre la nouvelle route départementale et la nouvelle autoroute. Des mesures de précautions en matière de protection de la biodiversité sont actuellement mises en place sous le contrôle d’un écologue, pour maintenir des espaces abritant des espèces protégées, pour y recréer des zones et des aménagements paysagers favorables au développement de la biodiversité.

A ce jour, pour ce projet qui comptera au total 8 ouvrages d’art, le pont en 2×2 voies passant au-dessus de la ligne à grande vitesse (LGV) est déjà visible, lorsque vous vous trouvez sur la départementale actuelle, le long des pistes au nord de l’aéroport CDG, situé entre les communes d’Epiais-Lès-Louvres et de Mauregard. Les engins de chantier, appartenant à l’entreprise de BTP Colas, sont en pleine activité. Une bonne nouvelle pour ce projet qui a eu du mal à se lancer, par manque de financement. WM

L’avis d’EV

Un dossier qui date de … 24 ans !

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Cérémonie de commémoration des 20 ans du crash du Concorde à Gonesse

20 ans déjà, que le Concorde du vol Air France 4590, à destination de New York, s’est écrasé sur le site de la Patte-d’Oie à Gonesse, avec en cause principale une lamelle métallique laissée sur la piste par l’avion qui précédait le Concorde, emportant les vies de 113 personnes et ayant révélé un défaut de conception de l’appareil supersonique. Le jour de ce dramatique accident aérien, le 25 juillet 2000, 100 passagers (en grande partie de nationalité allemande), neuf membres d’équipage, ainsi que trois employés de l’hôtel Hotelissimo et un touriste, périrent dans le crash. Afin de célébrer la mémoire de ces disparus, le samedi 25 juillet 2020, s’est tenue une cérémonie de commémoration sur le site du crash, à l’endroit où a été érigée une stèle en automne 2006. En présence d’une cinquantaine de personnes ayant fait le déplacement, dont de nombreux élus locaux, maires et députés, mais également d’associations comme le Conseil municipal de la Jeunesse et le Conseil des Sages de Gonesse, la cérémonie a débuté par un dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument, avant qu’une minute de silence en mémoire des victimes soit observée.

Zivka Park, députée (LAREM) de la 9ème circonscription du Val d’Oise, a ensuite prononcé un discours chargé d’émotions : « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour honorer la mémoire des 113 personnes qui ont péri un 25 juillet 2000. Je n’avais, à cette date-là, que 15 ans. Mais je m’en rappelle encore très bien. Je n’étais pas en France et j’ai pu lire dans la presse, dans les médias, cette terrible tragédie. Parce que si elle a fait quelque chose, c’est nous marquer tous ».

« Quand je lis sur le monument, le Concorde s’est écrasé et a brisé la vie de 113 personnes. En réalité, elle a tué 113 personnes mais a brisé les vies des familles de toutes ces gens qui sont décédés, et je pense qu’aujourd’hui nous devons également leur rendre hommage. Nous devons ne pas oublier ce genre de tragédie et rester vigilants sur la sécurité dans le domaine de l’aérien », ajoute-elle, avec un ton solennel.

Lui succédant au pupitre, Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse, dit : « il y a 20 ans, à 16h44, s’écrasait le Concorde du vol Air France 4590, provoquant la mort de 113 personnes. Cette catastrophe s’est produite 90 secondes après le décollage de l’appareil, alors que le pilote tentait un atterrissage d’urgence au Bourget, comme l’indique les enregistrements radio et les boîtes noires. Aujourd’hui 20 après, nous sommes ici réunis pour rendre hommage aux victimes de cette catastrophe aérienne. Cette tragédie a marqué l’histoire de Gonesse et de ses habitants, plus largement l’ensemble du territoire de Roissy ».

« Notre traumatisme est toujours vivace, pour ceux qui en ont été les témoins, cette journée du 25 juillet 2000 est dans toutes les mémoires et Gonesse n’a pas oublié. Le choc, la vision de mort et de désolation reviennent en chacun d’entre nous, dés que l’on évoque cette accident », déclare le maire de Gonesse.

« Concorde était un bel avion, un prototype jamais construit en série, mais il n’a jamais su surmonter son handicap afin d’être exploité de façon commerciale et de façon sécure », dit-il en réclamant plus de sécurité pour l’aviation civile, afin de tirer les conséquences d’un tel drame. Vous pouvez voir l’intégralité des discours de Zivka Park et de Jean-Pierre Blazy, en cliquant sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=1lOXuZmKvJQ.

Comme l’a dit le maire de Gonesse dans sa prise de parole, le traumatisme est encore présent pour les habitants, mais aussi pour celles et ceux qui ont échappé à la mort de justesse ainsi que pour les témoins du crash. On peut comprendre qu’une majorité d’entre eux ne soient pas venus pour cette cérémonie du tristement 20ème anniversaire de la tragédie. Cependant, je vous conseille vivement de lire deux articles du Parisien, récemment publiés, au sujet de Lucyna Duriez, qui travaillait dans un hôtel voisin : https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/crash-du-concorde-lucyna-54-ans-survivante-depuis-vingt-ans-24-07-2020-8358345.php, et de Michèle Fricheteau, responsable de l’Hôtelissimo au moment de l’accident : https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/crash-du-concorde-michele-se-sent-toujours-coupable-d-avoir-survecu-24-07-2020-8358354.php. Dans ces deux poignants entretiens, les deux femmes évoquent les souvenirs de cette journée du 25 juillet 2000 où elles ont côtoyé la mort de très près, entre effroi et tristesse. Elles abordent également leurs traumatismes et le fardeau de survivre à ce genre de tragédie. WM

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Extension de la zone hôtelière du Mesnil-Amelot

 

Le chapo d’EV

Ça fait du bien de reparler du Mesnil-Amelot !  Guillaume a été reçu récemment par le maire, Alain Aubry et son collaborateur Quentin Lepilliez , pour faire le point le développement de la commune, notamment sur le plan hôtelier. Quentin (merci à lui) a eu ensuite la bonne idée de nous envoyer le document ci-dessous, (cliquez ici pour l’avoir, en PDF) qu’il a réalisé lui-même, qui évoque tout sur la commune. Je vous conseille de le lire et même de le conserver, tellement il est bien fait . Et l’article de Guillaume, en dessous.  Vive le Mesnil ! 

La charmante commune de 1040 habitants de Seine-et-Marne, se trouvant à l’Est de l’aéroport international Roissy Charles de Gaulle, le Mesnil-Amelot, accueillera deux nouveaux hôtels en extension de sa zone hôtelière, s’ajoutant aux 6 autres hôtels déjà existants sur son territoire. Les chantiers de terrassement et de sanitarisation sont actuellement en cours, à proximité des hôtels Nomad et Océania. Ces deux nouveaux hôtels confirment la position de numéro 2 du Mesnil-Amelot, derrière Roissy-en-France, dans le secteur hôtelier et touristique autour de CDG, augmentant assurément l’offre commerciale.

Les deux futurs hôtels sont un Ibis Style trois étoiles, de 96 chambres, et un Ibis Budget deux étoiles, de 198 chambres, où viendront s’ajouter 90 chambres supplémentaires lors d’une seconde phase de chantier, pour un total final de 324 chambres. Le constructeur en charge du projet est le Groupe Immobilier, Territoire+Développement. En s’implantant au Mesnil-Amelot, la chaîne hôtelière Ibis, appartenant au Groupe Accor, rejoint les hôtels Nomad, Courtyard, Océania, Campanile, Comfort et Première Classe, regroupant à eux 900 chambres. Lors de la mise en activité des hôtels Ibis Style et Ibis Budget, la zone hôtelière comptera, en tout, 1224 chambres. Sans oublier, une trentaine de résidences affiliées aux programmes Center Parc Cottage et Résidence Pierre et Vacances, déjà disponibles afin de diversifier l’offre.

Lors d’un entretien accordé à RoissyMail, Alain Aubry, Maire réélu du Mesnil-Amelot, ne cache pas ses ambitions pour la commune. « C’est compliqué de construire par rapport au bruit, émanant du couloir aérien proche de la ville. Mais il y a un fort potentiel socio-économique à développer, par notre situation géographique, ainsi que par l’implantation d’acteurs économiques de l’aéroport, le Mesnil-Amelot est un point stratégique avec dans les 18 000 employés par jour, travaillant sur les terres appartenant à la ville. De ce fait, il faut des retombées économiques. Mon objectif est que la rue de Paris, notre artère principale, devienne une zone d’activités attractive à l’instar de celle de Roissy-en-France, Allée du Verger », déclare Alain Aubry.

« Concernant l’adhésion du Mesnil-Amelot à l’Office de Tourisme de Roissy, ça va dans le sens de notre politique de développement socio-économique. Nous sommes heureux d’en être membre. Il faut désenclaver absolument notre territoire. Je crois fortement à la mutualisation des communes, permettant d’unir nos forces et de s’accorder sur une stratégie de développement. Actuellement, le tourisme d’affaires occupe une part importante de la demande, pour les hôtels du Mesnil-Amelot. C’est à nous de développer l’offre de service et l’attractivité culturelle, promouvoir la région afin d’augmenter le tourisme familial. Il y a des richesses à mettre en valeur. Plus on va mutualiser, plus on sera fort afin d’aboutir à des projets », dit-il, avec conviction.

« Et désenclaver le Mesnil-Amelot doit se faire par des actions socio-économiques, par l’augmentation de l’offre de services et le développement des 70 hectares de la ZAC de la Chapelle de Guivry, mais aussi par les transports et l’accessibilité », ajoute-t-il, en évoquant la galère des transports subie par les Mesniloises et les Mesnilois, travaillant dans la zone du Grand Roissy ou à Paris.

De nombreux chantiers sont en cours de réalisation dans la ville du Mesnil-Amelot et à ses abords. Le rallongement de la Francilienne, avec le chantier du Contournement Est de Roissy, a débuté avec la construction du pont en 2X2 voies, au-dessus de la ligne TGV. Le Mesnil-Amelot accueillera également le terminus de la future ligne 17 du métro, ce qui connectera directement la ville au Terminal 2 et au Terminal 4. Lors de l’entretien, Alain Aubry a affirmé son souhait en faveur de la construction du T4, qu’il juge être une opportunité de développement économique pour le Mesnil-Amelot et la région.

Bien conscient que la pandémie de COVID-19 va rebattre les cartes des priorités économiques, M. le Maire reste confiant et enthousiasme pour le futur, ainsi que pour l’évolution du Mesnil-Amelot, du fait des atouts et le potentiel de la commune, et par les enjeux socio-économiques de demain. Dans cette dynamique de développement, Alain Aubry a signé l’autorisation de début des travaux d’aménagements de voirie pour ce projet ambitieux, datant d’une quinzaine d’années, qu’est la ZAC de la Chapelle de Guivry. Les travaux doivent commencer fin 2020. Un futur article y sera consacré prochainement. WM

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Point d’information sur les zones hôtelières de Roissy-en-France, Paris Nord 2 et du Mesnil Amelot

Après deux mois de services à minima, voire interrompus pour une grande partie des hôtels de Roissy-en-France, Paris Nord 2 et du Mesnil Amelot comme évoqué dans le précédent article du 27 mars 2020 (https://www.roissymail.fr/2020/03/27/epidemie-de-coronavirus-le-point-sur-la-situation-concernant-le-grand-roissy/), suite à la pandémie du coronavirus ayant frappé la planète, les zones hôtelières reprennent, petit à petit, leurs activités. RoissyMail vous donne les dernières informations sur le sujet, détaillées, afin que vous puissiez préparer votre prochain séjour dans les meilleures conditions, au sein des parcs hôteliers de Roissy-en-France et de ses alentours.

Depuis le 11 mai, une majorité d’enseignes hôtelières a réouvert, en s’adaptant aux nouvelles conditions sanitaires recommandées par le Gouvernement et le Conseil Scientifique. Les mesures prisent sont drastiques, limitant ainsi les contaminations entre clients mais également envers le personnel hôtelier. Ses mesures sont le maintien de la distanciation sociale d’un mètre, l’installation de panneaux plexiglas à l’accueil, le port du masque fortement recommandé, la présence de gels hydroalcooliques à l’entrée et à proximité des ascenseurs ainsi que des sanitaires, mais aussi, pour certains hôtels, la possibilité de commander le petit-déjeuner ou le repas directement en chambre, à la suite de la fermeture des parties communes comme les cantines/restaurants, piscines, spa et autres lieux sportifs ou de détente. Les chambres, après passage de la clientèle, sont laissées vacantes durant une période de 48 à 72H avant une désinfection de ces dernières. Voici un récapitulatif sur la situation des hôtels.

Roissy-en-France Village (Allée du Verger) :

-Hôtel Première Classe : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques mais pas de distribution de masque, possibilité de commander petit-déjeuner et repas en chambre. Tél : 01.48.63.06.01 Site internet : https://www.myweekend.fr/hotels/premiere-classe-roissy-cdg

-Hôtel Campanile : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques et de masques, plats à emporter, petit-déjeuner et repas en chambre, uniquement sur commande à l’avance. Tél : 01.34.29.80.40 Site internet : https://roissy.campanile.com/fr-fr/

-Hôtel Mariott : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques uniquement, pas de possibilité de commander un petit-déjeuner ou un repas en chambre. Tél : 01.34.38.53.53 Site internet : https://www.marriott.fr/hotels/travel/parmc-paris-marriott-charles-de-gaulle-airport-hotel/

-Hôtel Pullman : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques et de gants, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre via une vente à emporter. Tél : 01.70.03.11.63 Site internet : https://all.accor.com/hotel/8228/index.fr.shtml

-Hôtel Crowne Plaza : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques uniquement, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre. Tél : 01.39.94.70.70 Site internet : https://www.ihg.com/crowneplaza/hotels/fr/fr/roissy-en-france/parca/hoteldetail

-Hôtel Residhome Roissy Park : OUVERT, distribution de gels hydroalcoolique uniquement, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre (du lundi au vendredi seulement). Tél : 01.34.45.43.00 Site internet : https://www.residhome.com/residence-hoteliere-aparthotel-roissyenfrance-237.html

-Hôtel Residhome Roissy Village : OUVERT, distribution de gels hydroalcoolique uniquement, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre (du lundi au vendredi seulement). Tél : 01.39.33.72.72 Site internet : https://www.residhome.com/residence-hoteliere-aparthotel-roissyenfrance-206.html

-Hôtel Holiday Inn : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques uniquement, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre. Tél : 01.80.43.03.43 Site internet : https://www.ihg.com/holidayinn/hotels/fr/fr/roissy-en-france/parrv/hoteldetail

-Hôtel Ibis : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques uniquement, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas via une vente à emporter. Tél : 01.34.29.34.34 https://all.accor.com/hotel/1404/index.fr.shtml

-Hôtel Yotel (Porte L) : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques uniquement, restauration à emporter dans le bâtiment Porte L. Tél : +44(0)207 100 1100 Site internet : https://www.yotel.com/en/hotels/yotelair-paris-charles-de-gaulle

-Hôtel Sheraton (Terminal2) : FERMÉ, pas de date de réouverture pour le moment. Tél : 01.49.19.70.70 Site internet : https://www.marriott.fr/hotels/travel/parsi-sheraton-paris-airport-hotel-and-conference-centre/

-Hôtel Millenium : FERMÉ, date de réouverture prochainement annoncée. Tél : 01.34.29.33.33 Site internet : https://www.millenniumhotels.com/fr/paris/millennium-hotel-paris-charles-de-gaulle/

-Hôtel Best Western : FERMÉ, réunion du personnel la semaine du 25 au 29 mai 2020 pour savoir si une réouverture aura lieu prochainement. Standard actuellement disponible pour plus d’informations. Tél : 01.34.29.30.00 Site internet : https://www.bestwestern.fr/fr/hotel-Roissy-En-France-Best-Western-Paris-CDG-Airport-93714

-Hôtel Pentahotels : FERMÉ, réouverture prévue à partir du 2 juin 2020. Tél : 01.30.18.21.00 Site internet : https://www.pentahotels.com/fr/hotels-et-destinations/france/paris-aeroport-cdg

-Hôtel Mercure : FERMÉ, pas de date de réouverture encore annoncée mais la chaîne hôtelière rouvre graduellement ses locaux à l’échelle du pays. Tél : 01.34.29.40.00 Site internet : https://all.accor.com/hotel/1245/index.fr.shtml

-Hôtel Golden Tulip : FERMÉ, réouverture le 18 juin 2020 (à confirmer). Tél : 01.34.29.00.00 Site internet : https://paris-cdg-villepinte.goldentulip.com/fr-fr/

-Hôtel Novotel : FERMÉ, date de réouverture non communiquée à ce jour. Tél : 01.30.18.20.00 Site internet : https://all.accor.com/hotel/5418/index.fr.shtml

-Hôtel Hilton : FERMÉ, réouverture annoncée pour le le 15 juin 2020. Tél : 01.49.19.77.77 Site internet : https://www.hiltonhotels.com/fr_FR/france/hilton-paris-charles-de-gaulle-airport/

-Hôtel B&B : FERMÉ, réouverture possible à partir du 1er juillet 2020. Tél : 08.92.78.80.88 Site internet : https://www.hotel-bb.com/fr/hotel/paris-roissy-cdg-aeroport

-Hôtel Hyatt Regency : FERMÉ, réouverture et réservation à partir du 1er juillet 2020. Tél : 01.48.17.12.34 Site internet : https://www.hyatt.com/fr-FR/hotel/france/hyatt-regency-paris-charles-de-gaulle/paris

Roissypole Ouest :

-Hôtel Holiday Inn Express : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques et de masques, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre. Tél : 01.80.43.03.43 Site internet : https://www.ihg.com/holidayinnexpress/hotels/fr/fr/roissy-en-france/pardg/hoteldetail

-Hôtel Mercure Convention : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques uniquement, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre. Tél : 01.49.19.29.29 Site internet : https://all.accor.com/hotel/0577/index.fr.shtml

-Hôtel Innside : FERMÉ, date de réouverture indisponible. Tél : 01.48.16.55.55 Site internet : https://www.melia.com/fr/hotels/france/paris/innside-paris-charles-de-gaulle/index.htm

-Hôtel Moxy : FERMÉ, date de réouverture indisponible. Tél :01.82.88.79.19 Site internet : https://www.marriott.fr/hotels/travel/parox-moxy-paris-charles-de-gaulle-airport/

Le Mesnil-Amelot :

-Hôtel Campanile : OUVERT (uniquement du lundi au vendredi), distribution de gels hydroalcooliques, de gants ainsi que de masques, possibilité de commander le petit-déjeuner et le repas en chambre. Tél : 01.60.27.23.30 Site internet : https://roissy-le-mesnil-amelot.campanile.com/fr-fr/

-Hôtel Première Classe : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 01.60.27.10.74 Site internet : https://www.premiereclasse.com/fr/hotels/premiere-classe-roissy-aeroport-cdg-le-mesnil-amelot

-Hôtel Comfort : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 01.60.03.65.65 Site internet : https://comfort-roissy.com/en/index.php

-Hôtel Courtyard : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 01.60.03.63.00 Site internet : https://www.marriott.fr/hotels/travel/parxa-courtyard-paris-roissy-charles-de-gaulle-airport-hotel/

-Hôtel Nomad : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 01.78.90.15.50 Site internet : https://www.nomad-hotels.com/hotel/roissy

-Hôtel Océania : FERMÉ, réouverture possible début juin. Tél : 01.60.54.00.00 Site internet : https://www.oceaniahotels.com/en/hotel/hotel-oceania-paris-roissy-airport-cdg

Paris Nord 2 :

-Hôtel Première Classe : OUVERT, distribution de gels hydroalcooliques uniquement, possibilité de commander le petit-déjeuner et repas à emporter en chambre. Tél : 01.48.63.06.01 Site internet : https://www.premiereclasse.com/fr/hotels/premiere-classe-roissy-cdg-paris-nord-2-parc-des-expositions

-Hôtel Ibis : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 01.48.17.56.56 Site internet : https://all.accor.com/hotel/3299/index.fr.shtml

-Hôtel Ibis Budget : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 08.92.68.30.56 Site internet : https://all.accor.com/hotel/3515/index.fr.shtml

-Hôtel Formule 1 : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 08.91.70.54.36 Site internet : https://all.accor.com/hotel/3506/index.fr.shtml

-Hôtel Hyatt Regency : FERMÉ, réouverture à partir du 2 juillet 2020. Tél : 01.48.17.12.34 Site internet : https://www.hyatt.com/fr-FR/hotel/france/hyatt-regency-paris-charles-de-gaulle/paris

-Hôtel Novotel Suites : FERMÉ, date de réouverture non communiquée. Tél : 01.48.63.88.88 Site internet : https://all.accor.com/hotel/3324/index.fr.shtml

Afin d’éviter tout désagrément lors de vos prochaines réservations, concernant les futures dates de réouvertures et la possibilité qu’elles soient reportées, je vous conseille vivement d’appeler les standards des hôtels avant d’entreprendre vos démarches. WM

 

 

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Débat autour de l’avenir du Triangle de Gonesse à Villiers-le-Bel

Le mercredi 22 janvier 2020, dans une des salles du complexe Boris Vian situé à Villiers-le-Bel , s’est tenu le premier débat concernant l’avenir du Triangle de Gonesse et du territoire de la Plaine de France d’une superficie de 670 hectares, après l’abandon du projet Europa City. Le débat a été proposé et organisé par l’Association CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), présidé par Robert Spizzichino, et animé par différentes personnalités du monde associatif écologique local, assistés par quelques experts en urbanisme. Dans ces intervenants, il y avait Bernard Loup, Président du Collectif pour le Triangle de Gonesse, Maud Granger, Administratrice en lien avec l’Association ABIOSOL et AMAP Île-de-France, Fatima Addhamou, Présidente de l’Association RER, Laurent Chatelain, Gérant de la société Agriculture d’Avenir, et Béatrice Mariolle, architecte-urbaniste. Le débat s’est déroulé devant une salle comble, en présence de Francis Rol-Tanguy, à qui le gouvernement a confié une mission de médiation pour le Triangle de Gonesse et le territoire du Grand Roissy.

En guise de préambule, Robert Spizzichino déclare :  « Ce débat est le premier d’une série de rencontres organisées par l’association, à travers le Grand Roissy. Ces échanges permettront d’aborder un certain nombre de questions qui nous préoccupent tous. Comment développer l’accès à des aliments locaux, de qualité ? Comment répondre aux besoins d’emplois en créant des activités nouvelles utiles ? ».

Pendant près d’une heure, les intervenants associatifs apporte leurs propositions à ce que pourrait, éventuellement, devenir les terres du Triangle de Gonesse. Selon Bernard Loup : « L’urbanisation abusive peu causer de nombreux désagréments. Le potentiel de la qualité des sols, en matière de culture, est un atout majeur pour résoudre le problème écologique du territoire, et ainsi préserver la biodiversité domestique ».

Pour Laurent Chatelain, qui se félicite grandement de l’annulation du projet Europa City, des solutions existent : « C’est une opportunité en ces temps de transition écologique. Il faut renouer avec nos traditions anciennes au sujet de l’agriculture. La permaculture, par exemple, crée des emplois, permettant par la même occasion un retour à des variétés locales. Arrêtons de dire que nos propositions ne peuvent répondre à la demande d’emplois. Notre activité est aussi créatrice d’emplois ».

Les intervenants s’accordent sur un point crucial. Ils lancent, à l’unisson, un appel en direction de tous les acteurs du dossier à se réunir autour de la table, c’est de la responsabilité de l’État. Il y a un changement sociétal concernant l’écologie. Le Triangle de Gonesse peut devenir un modèle, à ce fait.

A mi- débat, Robert Spizzichino a dévoilé les trois axes principaux du CARMA pour ces prochaines années. « Le premier axe est l’autonomie du territoire Pays de France, par l’aménagement et en ligne avec la transition énergétique. La création d’un Pôle d’Excellence Agricole-Santé, afin d’y apporter l’enseignement nécessaire dans ce domaine. Par la suite, un campus des métiers de la transition écologique verra le jour dans un second temps. Et bien sûr, le Triangle de Gonesse avec la création d’un projet d’urbanisme, espace faisant le lien entre 7 communes riveraines. Nous devons fédérer autour de ce projet, les citoyens et les agriculteurs associés, afin de faire évoluer l’agriculture, de travailler sur les nouvelles façons de penser l’écologie et sur les variétés de production, par l’aménagement écologique du territoire », annonce le Président de CARMA.

Pour Fatima Addhamou, il faut permettre aux gens de pouvoir manger mieux, garantit par des productions locales et en respect avec la nature. Mais surtout, lutter contre le gaspillage alimentaire.

Le débat se voulant participatif, l’assistance a pu interagir avec les différents intervenants. De ces échanges, il en ressort, en grande partie, un soutien et une confiance envers les propositions qui ont été annoncées. Quand certain.es ajoutent des idées au projet, comme une coopérative agricole ou des espaces de promenade bordant les hypothétiques futurs champs de chanvre, d’autres se rêvent à supprimer la prochaine ligne 17, voire l’aéroport du Bourget. Le débat est recadré par Maurice Maquin, 2e Adjoint délégué aux Travaux et au Développement durable à la mairie de Villiers-le-Bel. « Il ne faut se disperser ou s’emballer. Il faut faire les choses clairement, dans le sens d’un business plan à économie durable, créatrice d’emplois », rappelle-t-il.

« Le Triangle de Gonesse se situe sur l’axe de deux pistes, une du Bourget et l’autre de Roissy Charles de Gaulle. Ne croyez-vous pas que les terres agricoles ne soient fortement polluées ? », demande une des personnes de l’assistance. Le CARMA, de son côté, assure que analyses de sol ont été pratiquées et que les résultats seront rendus publics, prochainement.

Francis Rol-Tanguy au micro

Après moultes discussions, divergences et avis sur le projet, Francis Rol-Tanguy, observant le débat depuis le début sans intervenir, rejoint la scène et déclare : « Pour commencer, je tiens à dire que l’abandon d’Europa City est une bonne nouvelle. Malgré que je sois en retraite, je pense que les problèmes sociaux méritent que l’on s’y attarde. Voilà la raison de ma présence ici, recueillir vos doléances et établir le lien avec le Gouvernement. C’est un travail d’équipe, où nous devons avoir une vision élargie du futur projet. Mais je veux rappeler que malgré ma position, je ne suis pas là pour me substituer aux acteurs territoriaux ».

« Concernant la ligne 17, il faut mettre les choses au clair. La future gare métro du Triangle ne peut pas être annulés aussi facilement. Ce projet est un projet d’Etat, qui ne peut que se résoudre que par le législatif. La procédure serait très longue, avec des passages devant les hémicycles. Il y a très peu de chance pour que ça fonctionne », prévient Rol-Tanguy, revenant sur une des propositions du public.

« Pour ma part, je souhaite que le Triangle de Gonesse devienne une zone agricole et horticole, une zone verte. Nous sommes ouverts à toutes discussions, même ceux qui sont contre ce projet », ajoute-t-il.

Pendant une vingtaines de minutes, le débat participatif reprend, laissant l’opportunité aux éventuels contestataires d’évoquer un avis contraire, ainsi apportant de la diversité de pensée au débat. Prenant le micro, un habitant d’une commune voisine déclare : « J’ai des doutes sur la nature de l’abandon d’Europa City. Ca a été un moteur d’énergies et d’initiatives pour beaucoup de gens, pendant plus d’une décennie. Europa City avait créé un rêve, un espoir auprès des habitants pour l’emploi et pour leur futur. Comment le CARMA peut apporter le même espoir et la même énergie ? Ce n’est pas tout blanc ou tout noir, il faut bien réfléchir ».

Un autre, agriculteur sur les terres du Triangle de Gonesse, dit : « C’est bien beau tout ça, mais je crois qu’il faut que la conscience écologique se propage au plus grand nombre. A propos de la pollution, étant le premier concerné, je peux vous dire que les abords de champs, proche des axes routiers, sont pollués par divers détritus, comme des bouteilles et sacs plastiques ».

Cette soirée de débat arrivant à sa fin, Robert Spizzichino conclut : « Toutes les propositions et les avis des débats sont enregistrées. Ce qui permettra au CARMA de réévaluer et réajuster le projet, selon les besoins et les réalités du moment. Personne ne sera mis de côté ». Puis, comme un défi lancé à l’ensemble de la salle, le Président du CARMA déclare : « Nous avons 4 ans pour nous mettre à niveau et organiser le projet, afin de répondre à l’appel d’offre des farines de blé qui serviront à alimenter le parc olympique en pain. Ça serait une belle victoire que la Plaine de France soit sélectionné ». La soirée s’est terminée dans une atmosphère conviviale, autour de l’inévitable galette des rois, réalisées par Fatima Addhamou et l’Association RER. WM

l’avis d’EV

On sait ce que je pense de l’abandon scandaleux, d’un trait de plume, par le président Macron, du projet Europa City. Après 10 ans de préparation, soutenu toujours par l’État. Tout ça pour sacrifier à l’écologisme ambiant, mais aucun zécologiste ne votera pour lui pour autant. Grave faute politique, selon moi. J’ai bien lu le compte-rendu de WM ci-dessus, et ça  m’a fait “sourire”, notamment la déclaration de Francis Rol-Tanguy, que les gouvernements successifs ont envoyé au charbon pour des causes perdues (modernisation du fret ferroviaire-il s’était fait boulé par la CGT- et la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, revoyez ici ce grand moment-), entre autres. Je me demande pourquoi il accepte tout ça (c’est un type sympa, que j’avais eu l’occasion de rencontrer voici une bonne dizaine d’années), d’autant qu’il est en retraite… Mais bon, une chose est sûre, c’est qu’il ne pourra rien faire pour le triangle de Gonesse. Autre rire, ce qu’a dit Robert Spizzichino, retraité aussi, sympa aussi (c’est terrible, les retraités, qu’est-ce qu’ils s’ennuient! ils ont assurément des problèmes avec leur karma).

Je me réjouis par contre de cette initiative, que j’avais appelé de mes vieux (oups! lapsus, de mes vœux)  ici, des collectivités concernées, et que je soutiens entièrement. Lisez en cliquant ci-dessous, et c’est à suivre.

 

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Abandon d’Europa City : “écoeurement et colère”. Mes P’tits Loup ont gagné…

Comme annoncé, voyez ci-dessous le compte-rendu de la conférence de presse, rédigé par un de nos honorables correspondants. Je n’en rajouterai pas car, depuis cette annonce funeste, je ne décolère pas. 10 ans de travail rayés d’un coup de plume, pour tenter de courir après une poignée de vieux zécolos égoïstes. C’est pas terrible. EV

« Écœurement et colère »

Voilà les mots forts prononcés lors de la conférence de presse donnée dans la salle du Conseil Municipale de la maire de Gonesse, suite à la décision, du Président Macron, de mettre un terme au projet Europacity. Présidée par Mme Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d’Oise, M. Jean-Pierre Blazy, Maire de Gonesse, et M. Patrick Renaud, Président de la Communauté d’Agglomération de Roissy Porte de France, cette conférence s’est tenue  vendredi 8 novembre 2019, devant une assistance partagée entre la presse et des habitants du département soutenant le projet. Les trois intervenants sont allés droits au but, évoquant leur écœurement après avoir découvert, avec grande stupeur et même temps que tout le monde, l’annonce du Président Macron de mettre un terme au projet de zone d’activité économique et touristique Europacity. Ce dernier voulant une refonte totale, prétextant la non-viabilité écologique du projet. Comme exprimé par Mr Renaud : « – Nous sommes en colère. Et depuis 24H, j’ai eu beaucoup de maires du département au téléphone et je peux vous le dire. Beaucoup de gens sont en colère. La majeure partie des citoyens du Val d’Oise croient en ce projet, qui permettrait de l’emploi pour une zone déjà assez sinistrée par le chômage. »

Marie-Christine Cavecchi souligne un point important : « – Oui, des créations d’emplois ! Mais aussi de la Culture. Notre département est pauvre en culture et nous le savons tous, les citoyens de ces quartiers en difficultés n’y ont pas accès directement. Du moins pas sans un énième plan social où c’est encore l’état qui doit leur financer. Ce n’est plus possible et ce genre de décision va à l’encontre de ce que nous faisons sur le terrain, depuis plusieurs années. »

De son côté, le maire de Gonesse ne décolère pas : « – On ne peut pas nous dire, comme ça du jour au lendemain, on arrête tout ! Les travaux qui sont actuellement entrepris au Bourget, me prouvent le contraire. Le tunnelier est prêt à creuser le trou de la future ligne 17 du métro. Europacity est viable et fait partie d’un ensemble de projets de développement économique. Pourquoi continuer les chantiers à certains endroits et pas à d’autres. Arrêtons la construction du Terminal 4 alors ! Vous voyez, cela n’a pas de sens. Je suis profondément écœuré. »

Une chose est sûre selon eux, tout n’a pas été dit. Ils pensent que la vraie raison pourrait se trouver dans l’attribution du prochain maître d’œuvre. Ainsi le projet Europacity, tel que nous le connaissons à ce jour, serait enterré pour laisser place à celui de la « Vision Macron », sous un air de copinage pour ceux qui empocheront le contrat, saupoudré d’une guéguerre avec certains maires des communes limitrophes, comme Aulnay-sous-Bois ayant toujours mis son véto. Les trois élus osent garder une lueur d’espoir, nous rappelant que ce projet a mobilisé de nombreuses entreprises et divers partenaires à l’échelle internationale, et qu’ils n’osent croire que leurs efforts ont été vains. Pour conclure, le Maire de Gonesse met la pression sur le Président Macron : « – Nous n’avons pas d’épreuves pour les J.O, cela fait depuis très longtemps qu’un grand projet, comme celui-là, n’a pas canalisé autant d’énergies. J’ose espérer une alternative rapide. Et bien plus, qu’un simple discours télé ou des propositions à l’emporte-pièce, il nous faut du concret. Nous nous y sommes engagés auprès des habitants du Val d’Oise, nous devons tenir nos engagements. Nous leur devons ça. »

WM

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Vraiment Grand Roissy

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Le Club des acteurs aéroportuaires a ouvert son site web cet été. Intéressant à découvrir. Rappelons que ce club est issu de la fusion en juin 2018 (revoir ici) de l’association Pays de Roissy et celle des Collectivités du Grand Roissy. Avec un territoire large (mais dommage, le sud de l’Oise n’est pas vraiment dedans).

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Hubstart… GIP “emploi”… Mon dieu !

L’article ci-dessous sur “Plato” me refaisait penser à certaines  “structures” diverses qui prétendent “aider” entreprises et salariés dans le Grand Roissy (voire en faire sa promotion territoriale…). Je connais bien, et depuis longtemps “l’histoire” de ces structures. Pour ceux qui auraient des doutes, je les invite à lire l’article que j’avais publié en 2006 dans Bénéfice.net n°23, c’est ici. Et aussi cet article de RM de 2012.

Hubstart

En premier Hubstart, puisque les 10 ans de son existence ont été célébrés au Salon du Bourget. Je connais depuis le début cette “organisation” créée en fait voici plus de 15 ans, qui se définit elle-même comme “Alliance au service de la promotion internationale du Grand Roissy”, pas moins, située à RoissyPôle. Au  départ, bien avant qu’elle ne se donne ce nom, la création de cette chose avait été fortement encouragée par ADP, (on se souviendra du sinistre Guérin, qui fut, sur le tard, responsable des relations territoriales ou un truc comme ça ) qui avait mis les locaux à sa disposition. C’était à l’époque où ADP “s’ouvrait”, sous l’injonction du gouvernement, à son environnement territorial. J’ai connu cette époque où CDG était une véritable île fermée et j’ai été à l’origine de son “ouverture, en 1993.

Allez,  je vais la faire courte: pas grand chose n’a été fait, pour être gentil. Réunionite en pagaille avec les “partenaires” (on est dans l’entre-soi) chacun prenant la parole pour ne rien dire, à chaque fois applaudit par les autres (j’avais des informateurs…), “études” diverses et approximatives, comme celle-ci (qui ignore notamment les communes d’emprise de CDG) , que j’avais épinglée en 2015 : c’est ici. A pleurer de rire ! Bref, j’ose affirmer que ce Hubstart n’a servi à rien. Et, bien sûr, pas de budget publié, alors qu’il y a des subventions publiques…

En plus, a été créée, voici quelques années, une pépinière d’entreprise, dont la direction fut confiée à Bernard Cayol, qui venait de rentrer à ADP,dans l’équipe du sinistre Guérin, nouvellement créée . Ce fameux Guérin avait, à l’époque, “encouragé” la création d’un journal”Roissy Horizon”, avec l’espoir de couler Bénéfice.net. C’était une vraie déclaration de guerre. J’ai réfléchi un peu, et avait fait le pari que l’affaire n’irait pas loin. Faillite au bout de  9 mois… Et bien sûr, cette équipe (nombreuse, y’avait même un “secrétaire général!)  était accueillie, certainement gratuitement, à la fameuse “pépinière”. J’avais appelé Cayol (il est aujourd’hui directeur de la CCI 95 !) à l’époque pour en savoir plus. Il m’avait envoyé balader en me disant que la pépinière était “privée”, ce qui bien sûr est faux. Et, pour la petite histoire, le “rédac chef” de ce Roissy Horizon a demandé à me voir dès l’annonce de la liquidation judiciaire. Je l’ai reçu, et il m’a tout balancé ! Et même, après,  j’ai embauché à deux reprises ce rédac’ chef (toujours lecteur de RM) qui a donc travaillé pour Bénéfice.net ! MDR

Et, pour finir, celui qui avait été directeur de Hubstart depuis le début, Eric de la Paillonne (que j’ai connu depuis le début) , est parti récemment (le 17 mai, après une période de déprime, il travaillait deux jours par semaine, ces derniers mois) , dans des circonstances bizarres selon mes informateurs. Il irait aux Prudhommes selon certains . Voici (je ne pense pas trahir un secret) une partie du mot qu’il m’a envoyé : “je ne passerai pas mon temps à ressasser une aventure de 15 ans qui n’a pas abouti me concernant”. Je peux témoigner ici qu’Eric n’a jamais eu de feuille de route, pendant tout ce temps, de la part des “présidents” successifs.  Il a donc … attendu pendant tout ce temps. De quoi déprimer en effet. Mais bon, il était très bien payé…

Gip “Emploi”

"l'ancien" numéro...

Ah  ce Gip emploi ! Je l’ai connu au tout début, avant même sa création officielle en 1998. C’était une sorte de “compensation” après l’acceptation, par le nouveau gouvernement de gauche des 2 pistes supplémentaires (ladite gauche avait condamné ces pistes pendant les élections législatives). L’idée de départ était de faire ce qui avait été fait avec le GIP Stade de France à Saint-Denis. Il s’agissait de faire en sorte que les appels d’offres des travaux soient accessibles aux PME. C’était Noureddine Cherradi qui en était le directeur. Et ça a marché !  Du coup l’État a nommé Cherradi directeur du futur GIP Roissy. Tout de suite, le GIP a été une véritable usine à gaz, avec un conseil d’administration pléthorique, des présidences et vice-présidences tournantes, et peu d’argent pour le faire fonctionner (au début du moins). Pire, l’objectif premier (adaptation des appels d’offres d’ADP) n’a jamais pu se faire, ADP s’y étant farouchement opposé. Du coup Cherradi s’est débrouillé comme il pouvait. Il s’est adapté, en l’absence de “feuille de route” (il n’a pas fait comme Eric…)  a néanmoins fait beaucoup de choses, notamment un salon de l’emploi aérien (nommé Aérosalon) au Bourget  qui avait été un grand succès. Au point que le sinistre Guérin d’ADP, lui mettait des bâtons dans les roues.  J’avais sympathisé avec lui (on est resté en contact jusqu’à maintenant). Lorsqu’il est parti  en retraite, j’ai eu un long entretien avec lui, et publié un article (6 pages) sur lui dans Bénéfice.net 24 (2007, dans lequel cet homme discret se lâche un peu). Je vous conseille de le lire, vous saurez tout , (c’est ici).

Depuis son départ, il y a eu vacance et valses de nouveaux directeurs. Un moment Emmanuel Maurel, alors vice -président (PS) du Conseiller régional , fut président du GIP. Vous pourrez voir ce que j’ai écris sur ce Monsieur dans un article de juin 2013 à propos des 3èmes Rencontres du Grand Roissy. Dans cet article, j’en appelle, une fois de plus à la liquidation du GIP. Comme ce monsieur Maurel fut ensuite élu, en 2014,  député européen , ce qui l’obligea à quitter le Conseil régional. Et aussi de recaser un de ses collaborateurs François Brezot, qui a été nommé … directeur du GIP ! (ah oui, y’avait eu un “appel à candidature”…). Voir aussi cet autre article

J’avais rencontré François Brézot un jour au restaurant La Vitrine de Roissy où, me reconnaissant, il est venu gentiment se présenter. Je lui ai répondu tout aussi gentiment en lui disant ce que je pensais du GIP… Comme plusieurs éléments récents m’ont fait penser à écrire cet article, j’ai pensé l’appeler voici quelques jours, pour des précisions. Problème : le numéro de tél fixe du GIP  tel qu’il apparaissait sur leur site était désactivé (il y en ‘a un  un nouveau depuis ça (voir ici, mais qui ne réponds pas. Pas mal pour l’emploi et attractivité du territoire…!)  . Je me suis débrouillé pour trouver quelqu’un la-bas (une jeune femme charmante) qui m’a expliqué qu’il n’y avait plus de tél fixe! Elle m’a donné néanmoins le portable de Brézot et je l’ai appelé illico.. Il était dans les transports et le moins que je  puisse dire c’est qu’il n’était pas très content en entendant mon nom. Et commence par me dire un truc comme ça: oh ! avec ce que vous écrivez… Je lui demande de préciser. Pas de réponse. Le tél a coupé deux fois, mais j’ai rappelé. Il a eu le temps de me dire, suite à ma question, que la fusion Hubstart-GIP (dont on parle depuis des années) avait été décidée en décembre dernier. Le tél a encore coupé, mais j’ai pas rappelé… J’ai fini par le rappeler le 3 juillet pour quelques précisions et laissé un message. Pas de réponse…

D’après plusieurs témoignages  la fusion a bien été réalisée en décembre. Pas plus d’info, pas de communiqué…

Et bien sûr aucun bilan comptable publié pour ces deux structures, pourtant subventionnées par l’argent public principalement (215 000 euros par an rien que pour le Conseil régional). De quoi attirer l’attention de la Chambre régionale de Comptes…

Faites-vous votre idée, en vous promenant sur les deux sites, indigents, plein de bla-bla, bourrés de gadgets. Mais avec des perles ! Ainsi sur GIP cette page qui relate une rencontre en juin dernier avec la CCI 77, où l’on lire peut que celle-ci a des “expertises” et que GIP et cette CCI veulent imiter… Plato ! Ou encore cette autre page où l’on apprend que l’équipe de…. Envol pro (un truc…) et Brézot himself sont allés se promener à … Malte à la recherche d’entreprises susceptibles de recevoir des stagiaires… Et tout à l’avenant ! EV

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Pour rappel …

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Avant la publication de mon article sur Hubstart et GIP , pour bien comprendre la thématique, je vous conseille de relire, dans Bénéfice.net n° 18 (mai 2004) l’article que j’avais écris à propos de la “Communauté aéroportuaire” (morte-née). C’est dans les pages 22 à 33. C’est édifiant. Moi-même j’avais oublié certaines choses… EV

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