Concertation sur le projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie très animée à Fosses

Le mardi 28 janvier 2020 en soirée, dans la salle principale de l’Espace Germinal à Fosses,  s’est tenu le débat sur la concertation préalable au sujet du projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie, sous l’égide de Laurence Rosset, Responsable de la concertation pour le compte de la SNCF, André Bayle, Chef de la mission SNCF Roissy-Picardie, Laurence Debrincat, Directrice Prospective et Etudes au sein d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), Laura Mathieu et Aurélie Rigault, Conseil Départemental du Val d’Oise. Cette soirée était encadrée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), avec en présence Sylvie Denis-Dintilhac et Michel Riou, et animée par Emilie Walker, de l’Agence Eker. Cette soirée de concertation fait suite à celle organisée en décembre 2019, à Roissy-en-France (voir l’ancien article ici). La salle était quasiment pleine, avec bon nombre d’usagés de la ligne du RER D, ainsi qu’en présence d’élus locaux, directement concernés par le futur projet ferroviaire.

Commençant avec 15 mins de retard, le ton est donné dès le départ. Juste avant que la séance débute, un usagé fortement excédé débarque dans la salle et s’en prend directement à la délégation SNCF Réseau : « Ça fait 3 ans que je vous écris ! Vous ne faîtes rien pour le RER D ! Ça suffit ! », hurle l’homme, en brandissant un dossier contenant ses courriers. Un des policiers municipaux, présents pour la sécurité de la soirée, est alerté par les organisateurs du débat et fait irruption dans la salle, afin de calmer l’homme, qui est invité à sortir de l’Espace Germinal. L’homme part, sans se faire prier, laissant une grande partie de l’assistance interrogatif et dubitatif, devant la colère de l’homme.

Témoin de la scène et voulant que la soirée, qui a pour thème les mobilités autour du projet Roissy-Picardie, se passe dans les meilleures conditions possibles, Pierre Barros, Maire de la ville de Fosses, ouvre la séance par un discours : « En tant que maire, je suis conscient de la grogne de mes concitoyens à propos du RER D, vraie galère pour les usagés de cette ligne, et de leurs interrogations sur le projet. C’est normal, mais nous devons aussi avancer et être constructifs avec ce dernier, avec beaucoup de travail et de collaboration. C’est un grand moment pour notre territoire ». Des voix se font entendre dans le public, aussitôt Pierre Barros assit. On peut entendre : « Nous voulons d’abord parler du RER D » ou « N’y a-t-il pas des priorités, avant un raccordement TGV ? ». La salle montre, majoritairement, une vive opposition dès le début de séance.

Sylvie Denis-Dintilhac rappelle qu’au vu des circonstances actuelles, le débat sur la concertation du projet a été repoussé jusqu’au 18 février de cette année, étant à la base  prévu initialement fin janvier. « Nous avons consciences de vos craintes et autres doléances que vous pouvez nous adresser. Il y a beaucoup d’attente, d’où le dispositif reporté. Nous voulons simplement construire des solutions », déclare-t-elle.

M.Bayle, chargé du projet à la SNCF

C’est dans une atmosphère assez lourde qu’André Bayle et Laurence Rosset amorcent la présentation du projet Roissy-Picardie, qui fera le raccordement du TGV entre la gare de Fosses et la gare de l’aéroport Charles-de-Gaulle, couvrant une distance de 6,5 km. « Ce projet d’amélioration, retenu par l’Etat, entre dans le contexte de la loi d’orientation des mobilités (LOM), en débat depuis 2017 et votée le 24 décembre 2019, avec pour dominante les transports du quotidien. C’est un long processus avec pour maître d’œuvre, la SNCF Réseau. Cela s’inscrit dans un renforcement des transports par la création d’un ligne nouvelle et d’un double service, TGV -TER », dit André Bayle.

« L’estimation pour ce projet est de plus de 356 millions d’euros, à ce jour. Le raccordement TGV permettra au sud de l’Oise de profiter de Roissy CDG, bassin de vie et d’emplois. Amaury de Saint-Quentin, actuel Préfet du Val d’Oise, est en charge de la planification face aux enjeux par la multiplication des travaux », ajoute-t-il, défendant le projet avec enthousiasme et confiance.

Passant ensuite aux questions-réponses avec le public, les avis s’enchaînent… et se ressemblent. De manière générale, les gens ne se sont pas convaincus par le projet. « Ce n’est pas notre besoin. Il y a de gros problèmes sur la ligne du RER D, depuis plusieurs années, et ça ne fait que se détériorer. N’y a-t-il pas d’autres priorités ? », demande un des usagés en colère.

Présent dans l’assistance, Pascal Doll, Maire d’Arnouville, prend la parole : « Je rejoins la grogne des usagés et je réitère mes propos durant la concertation à Roissy-en-France, en décembre. Je ne connais pas un élu, qui soit pour ce projet. Vous êtes à la limite de la provocation. J’aurai 50 questions pour vous mais une seule pourrait résumer ma pensée. Est-ce une réunion de concertation ou une réunion d’acceptation ? Je me pose de sérieuses questions », dit-il.

« Le RER D est une catastrophe. Il y a trop de problèmes avec des trains qui n’arrivent pas à l’heure, quand ils ne sont pas supprimés, sans parler de la sécurité sur cette ligne. Ne nous parlez pas de mobilités », s’exprime à son tour Eric Plasman, Maire de Chennevière-lès-Louvres.

Voyant que certaines questions ne sont pas abordées et développées, certaines personnes du public quittent la salle. Laurence Debrincat essaie d’apporter quelques réponses. « Nous comprenons vos arguments. Je vous rejoins sur le fait que le réseau RER D est vétuste, occasionnant des retards. Le principal problème a été l’inaction et le RER D a souffert du manque de financement, au cours du temps. Nous mettons le paquet pour améliorer cela, afin de restaurer la qualité de services sur une fourchette qui se situe entre 2030 – 2035 », déclare la Directrice Prospective et Etudes de l’IDFM.

« Dans un temps plus bref, 140 nouveaux trains, dernières générations, commencera à remplacer les anciens trains à partir de 2021, sur l’ensemble du réseau franciliens. Ces futurs trains sont climatisés, avec de plus grandes portes afin d’optimiser le flux de passagers et ainsi diminuer le temps d’attente en gare. L’amélioration des mobilités, c’est aussi les travaux d’aménagement qui sont actuellement en cours, gare de Fosses et gare de Louvres. Enfin, le nouveau système de signalisation, NEXTEO, verra le jour à partir de 2026 sur le tronçon Paris intramuros et il s’étendra au reste du réseau dans les années qui suivront », déclare-t-elle, au rythme des images présentées sur l’écran géant.

Dans une seconde phase de questions-réponses, une minorité de gens se sentent concernés par les propositions, venant des intervenants de la concertation. Quelques personnes, habitants dans le sud de l’Oise, approuvent le projet mais ceci ne représente pas l’intégrité de la salle, qui est plutôt à la défiance, ne retrouvant pas vraiment dans le projet. Les mots fusent : « Saloperie de RER D ! », « Pourquoi les trains omnibus n’existent plus ?! » ou « C’est le bordel cette ligne, ça se voit que vous ne prenez pas les transports ». Bernard Loup, écologiste et Président du Collectif pour le Triangle de Gonesse, ne cache pas ses inquiétudes concernant ce projet qui risque d’impacter l’environnement et les terres agricoles. « Je propose que ce projet soit sous l’égide de Francis Rol-Tanguy, qui s’occupe également des concertations sur le devenir du Triangle de Gonesse, après l’annulation d’Europa City », déclare-t-il.

En conclusion, cette soirée de concertation a été mouvementée pour les organisateurs de cette réunion, qui s’est value avant tout informative, mais n’arrivant pas à convaincre l’auditoire pendant les deux heures d’échange. Après s’être confrontés aux élus durant la réunion de décembre, la SNCF et le CNDP se retrouvent face à des usagés en colère, hostiles au projet ferroviaire Roissy-Picardie. La prochaine réunion de concertation aura lieu le mardi 4 février, à la salle des fêtes de Vémars, 19h. Cette réunion promet une hostilité maximale, la ville de Vémars étant directement impactée par le futur tracé TGV qui doit se trouver sur son territoire, à proximité d’un récent quartier d’habitation. WM

l’avis d’EV

Mon dieu :

Nous mettons le paquet pour améliorer cela, afin de restaurer la qualité de services sur une fourchette qui se situe entre 2030 – 2035 », déclare la Directrice Prospective et Etudes de l’IDFM“.

Partagez cet article

Inauguration du prolongement de l’A16 à Montsoult

Dans la matinée du 29 novembre 2019, à proximité de Montsoult, s’est déroulée l’inauguration du prolongement autoroutier de l’A16, en présence de Jean-Baptiste Djebbari, Secrétaire d’Etat aux Transports, Arnaud Quémard, Directeur Général du Groupe Sanef, Lucien Mellul, Maire de Montsoult, et du Préfet du Val d’Oise, Amaury de Saint-Quentin. Une centaine de personnes ont fait le déplacement pour assister à la cérémonie, malgré une météo incertaine. L’événement était retransmis en direct sur la radio, Sanef 107.7 et accompagné d’un cocktail déjeunatoire.

Le discours d’ouverture a été prononcé par Lucien Mellul. « Ce jour marque la fin d’un long chantier qui a commencé en 2016. Je tiens à remercier tous les gens ayant contribué à sa réalisation. Le rond-point de la Croix Verte a disparu au profit d’un échangeur autoroutier. Nous avons maintenant 8 ronds-points, de nombreux bassins de rétention et le tronçon de raccordement de l’A16 à la Francilienne. Ce projet est, avant tout, celui de la mobilité au quotidien, par le raccordant l’Île-de-France aux Départements des Hauts-de-France et, également, des liaisons aéroportuaires améliorées sur Beauvais et Roissy CDG » dit le Maire de Monsoult. Une vidéo, retraçant les années de travaux, nous est ensuite présentée sur un écran géant placé derrière l’estrade.

Le geste inaugural, quant à lui, a été effectué par Amaury de Saint-Quentin, Jean-Baptiste Djebbari et Arnaud Quémard.  Changeant de la traditionnelle coupe du ruban, le trio a appuyé sur un imposant bouton à la fin du compte à rebours, laissant place aux applaudissements. Après une photo de groupe avec les acteurs du projet, le Secrétaire d’Etat aux Transports et le PDG de la Sanef se sont prêtés au jeu d’un échange avec les journalistes.

le secrétaire d’État : “le respect des engagements, c’est ce qu’il faut retenir” (!!!)

Au micro de Sanef 107.7, Jean-Baptiste Djebarri déclare : « Le respect des engagements, c’est ce qu’il faut retenir, je pense, de ce projet. Le Gouvernement se félicite de son aboutissement. L’autoroute a changé la vie de manière générale. Assurer la meilleure des mobilités, voilà un des enjeux majeur pour le futur. »

Concernant la vision du futur du réseau autoroutier, Arnaud Quémard répond : « Notre vision pour le futur, au sein de la Sanef, est de désenclaver le trafic routier en périphérie de la région parisienne,  en forte augmentation chaque année. Mais aussi, entretenir et faire évoluer le réseau autoroutier en fonction des besoins, faciliter les déplacements de chacun en sécurité. C’est la mission de la Sanef ».

Bien qu’officiellement inauguré, à ce jour, il reste encore des travaux en cours de réalisation, concernant pour une grande partie l’aspect esthétique de l’échangeur. La pose de végétations, qui habilleront les buttes environnantes, sont actuellement en train d’être installées.WM

le site de la prolongation a toujours été mis à jours, permettant aux usagers d’être bien informés

Partagez cet article

Abandon d’Europa City : “écoeurement et colère”. Mes P’tits Loup ont gagné…

Comme annoncé, voyez ci-dessous le compte-rendu de la conférence de presse, rédigé par un de nos honorables correspondants. Je n’en rajouterai pas car, depuis cette annonce funeste, je ne décolère pas. 10 ans de travail rayés d’un coup de plume, pour tenter de courir après une poignée de vieux zécolos égoïstes. C’est pas terrible. EV

« Écœurement et colère »

Voilà les mots forts prononcés lors de la conférence de presse donnée dans la salle du Conseil Municipale de la maire de Gonesse, suite à la décision, du Président Macron, de mettre un terme au projet Europacity. Présidée par Mme Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d’Oise, M. Jean-Pierre Blazy, Maire de Gonesse, et M. Patrick Renaud, Président de la Communauté d’Agglomération de Roissy Porte de France, cette conférence s’est tenue  vendredi 8 novembre 2019, devant une assistance partagée entre la presse et des habitants du département soutenant le projet. Les trois intervenants sont allés droits au but, évoquant leur écœurement après avoir découvert, avec grande stupeur et même temps que tout le monde, l’annonce du Président Macron de mettre un terme au projet de zone d’activité économique et touristique Europacity. Ce dernier voulant une refonte totale, prétextant la non-viabilité écologique du projet. Comme exprimé par Mr Renaud : « – Nous sommes en colère. Et depuis 24H, j’ai eu beaucoup de maires du département au téléphone et je peux vous le dire. Beaucoup de gens sont en colère. La majeure partie des citoyens du Val d’Oise croient en ce projet, qui permettrait de l’emploi pour une zone déjà assez sinistrée par le chômage. »

Marie-Christine Cavecchi souligne un point important : « – Oui, des créations d’emplois ! Mais aussi de la Culture. Notre département est pauvre en culture et nous le savons tous, les citoyens de ces quartiers en difficultés n’y ont pas accès directement. Du moins pas sans un énième plan social où c’est encore l’état qui doit leur financer. Ce n’est plus possible et ce genre de décision va à l’encontre de ce que nous faisons sur le terrain, depuis plusieurs années. »

De son côté, le maire de Gonesse ne décolère pas : « – On ne peut pas nous dire, comme ça du jour au lendemain, on arrête tout ! Les travaux qui sont actuellement entrepris au Bourget, me prouvent le contraire. Le tunnelier est prêt à creuser le trou de la future ligne 17 du métro. Europacity est viable et fait partie d’un ensemble de projets de développement économique. Pourquoi continuer les chantiers à certains endroits et pas à d’autres. Arrêtons la construction du Terminal 4 alors ! Vous voyez, cela n’a pas de sens. Je suis profondément écœuré. »

Une chose est sûre selon eux, tout n’a pas été dit. Ils pensent que la vraie raison pourrait se trouver dans l’attribution du prochain maître d’œuvre. Ainsi le projet Europacity, tel que nous le connaissons à ce jour, serait enterré pour laisser place à celui de la « Vision Macron », sous un air de copinage pour ceux qui empocheront le contrat, saupoudré d’une guéguerre avec certains maires des communes limitrophes, comme Aulnay-sous-Bois ayant toujours mis son véto. Les trois élus osent garder une lueur d’espoir, nous rappelant que ce projet a mobilisé de nombreuses entreprises et divers partenaires à l’échelle internationale, et qu’ils n’osent croire que leurs efforts ont été vains. Pour conclure, le Maire de Gonesse met la pression sur le Président Macron : « – Nous n’avons pas d’épreuves pour les J.O, cela fait depuis très longtemps qu’un grand projet, comme celui-là, n’a pas canalisé autant d’énergies. J’ose espérer une alternative rapide. Et bien plus, qu’un simple discours télé ou des propositions à l’emporte-pièce, il nous faut du concret. Nous nous y sommes engagés auprès des habitants du Val d’Oise, nous devons tenir nos engagements. Nous leur devons ça. »

WM

Partagez cet article

Chute du mur : 30 ans déjà. De Bar-le-Duc à Berlin, en passant par Choisy-le-Roi et Argenteuil

cliquez pour rigoler

Je l’avais vu de près, ce mur, et du côté Est. Il a craqué d’un coup, le 9 novembre 1989. Ça m’a fait repenser à mon séjour en RDA en 1975. J’en avais rendu compte en novembre 2009 dans RoissyMail (ancienne version) n°438. Je l’ai relu et je vous conseille de le faire aussi (à la fin, j’évoque Argenteuil et le Val d’Oise), c’est un témoignage, et y’a plein de trucs “rigolos”.. Et, comme j’évoque l’école centrale du PCF, j’en profite pour coller cette vieille foto. Cherchez où je suis ?  EV



Partagez cet article

Encore des incertitudes pour Europa City. La piste de ski définitivement abandonnée

Décidément, ça n’en finit pas.  Après que le gouvernement ait souhaité que le projet (qui date de plus de 10 ans) soit revu, les dirigeants d’Europa City ont annoncé, lors d’une conférence de presse tenue à Paris le 4 octobre (il y avait beaucoup de journalistes) une modification dans le sens “plus vert”, pour faire court. Étaient également présents de nombreux élus du Val d’Oise (dont deux sénateurs, la présidente du Conseil départemental, Patrick Renaud, et bien sûr Jean-Pierre Blazy). Tous ont pris la parole pour défendre avec ardeur Europa City. Benoit Chang, directeur d’Alliage et Territoires (c’est le nom de la structure qui prépare Europa City) a présenté le projet verdi “un modèle d’aménagement durable, sobre, résilient, solidaire avec son territoire” (!) . Vous pourrez le voir ici.

Les oreilles d’Unibail-Rodamco ont dû siffler

Patrick Renaud, Président de la CA Roissy Pays de France

S’agissant des opposants au projet, plusieurs orateurs ont nommément cité Unibail-Rodamco, propriétaire du Cente commercial Aéroville (qui avait déjà fait un recours en justice contre le projet Europa City) coupable à leurs yeux de financer un des deux groupes nommé europasdutout. J’ai toujours été étonné de cette opposition d’Unibail alors, et j’ai bien vécu ça, qu’ils avaient été victimes et moult recours qui ont retardé Aéroville de plusieurs années. Et on se rappellera la sortie de ce … nul de Benjamin Grivaux, alors ministre, que j’avais dénoncé à l’époque. Vous pouvez revoir ça ici. Quel scandale !

Plus de piste de ski…

Il a été annoncé que la piste de ski artificielle, initialement prévue, est abandonnée. C’était devenu un symbole pour la poignée d’opposants au projet  mes P’tits Loup, qui continuent à s’ennuyer dans leurs retraites dorées (et qui s’opposent ). Je regrette, personnellement cette annulation. La piste de ski aurait pu permettre à de nombreuses personnes, qui ne peuvent pas “aller au  ski” faute de moyens (ça coute cher), de s’initier et de pratiquer ce sport-loisir. J’ai eu l’occasion de voir celle de Dubaï, elle est magnifique ! Si on devrait suivre les  zarguments “écolo” de mes P’tits Loup, il faudrait alors fermer toutes les patinoires (et même les piscines !).

Que fera le gouvernement (et donc E. Macron)?

J-P Blazy et Marie-Christine Cavecci

Après avoir consulté tout le monde, il était question qu’Elizabeth Borne, ministre de l’écologie  rende un rapport le 10 octobre. On a appris qu’il n’y en aura pas, finalement. Franchement tout ce temps…  Auparavant, le 10 septembre, Zivka Park, députée (LAREM) du secteur, Marie-Christine Cavecci, présidente du Conseil départemental du Val d’Oise, Patrick Renaud, président de la CA Roissy Pays de France et Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse, aviant envoyé une lettre au Président de la République, que je vous invite à voir ici. Et aussi, le Conseil départemental du Val d’Oise a voté, le 27 septembre, à la quasi unanimité, une délibération en faveur d’Europa City et du Triangle de Gonesse en général. C’est à voir ici.

N’empêche, les promoteurs d’Europa City (Ceetrus -ex Auchan immobilier et le groupe chinois de -hôtellerie loisirs – Wanda) , sont bien patients…  Ils ne désarment pas. Un investissement privé de 3 milliards quand même…  Moi à leur place, j’aurais dit depuis longtemps: vous n’en voulez pas? je m’en vais…

Mais bon, ils tiennent (ils viennent de renouveler leur pub sur RoissyMail, c ‘est un signe) et regardez cette interview, diffusée sur BFM Business le 14 octobre, de Morgane Scoarnec, directrice de la programmation d’Europa City, c’est très instructif. EV

cliquez pour voir l'interview
Partagez cet article

Rencontre rafraichissante avec Didier Arnal

à droite (enfin...il fut longtemps au PS, mais à viré En Marche)) Didier Arnal et en face Nicolas Corato

Didier Arnal est l’ancien président du Conseil départemental du Val d’Oise. On est toujours resté en contact, car c’est un type agréable. On avait déjà déjeuné ensemble (avec Nicolas Corato, son ancien directeur de la communication avec qui il est resté en contact, il y a (déjà !) trois ans (revoir ici) et il était question de remettre ça, mais … le temps a passé (on est aussi en contact sur Facebook). Et hier, finalement, il est venu dans mes terres (rue de Belleville, au restaurant l’Imprévu, chez Abder, devenu mon lieu préféré de réception) et Nicolas nous a rejoint. On a parlé avec passion de toute (enfin presque) l’actualité, qui n’est guère brillante ces temps-ci, surtout en France. Constats partagés. Grand moment qui a fait du bien ! Merci à eux! EV

Partagez cet article

Le Val d’Oise s’expose pour la première fois au salon de l’agriculture

Marie-Christine Cavecchi, en train de câliner...

On a tendance à l’oublier (pas moi), le Val d’Oise est aussi un grand département agricole. Cette année, pour la première fois, le conseil départemental a décidé d’exposer au salon de l’agriculture . Je trouve que c’est une très bonne idée. Le stand a été inauguré hier, en présence de la présidente  Marie-Christine Cavecchi. Foto piquée sur le facebook du CEEVO, ainsi que ce texte :

L’agriculture représente 44 % du territoire du Val-d’Oise, et ce sont en effet environ 55 000 hectares de terres qui sont cultivés dans le département.

Le Conseil départemental a donc décidé d’installer pour la première fois son propre stand au Salon de l’agriculture, a l’initiative de Marie-Christine Cavecchi,  Présidente du Conseil départemental, qui a inauguré officiellement ce stand ce lundi en présence de nombreux élus et représentants des milieux économiques, agricoles et institutionnels du département.

L’occasion de retrouver sur le salon des professionnels du Val-d’Oise parmi lesquels la champignonnière de la Marianne, implantée à Méry-sur-Oise ou la bière du Vexin produite par la famille Sargeret, installée à Théméricourt, régulièrement récompensée au concours agricole organisé durant le salon.

L’opportunité également de découvrir avec le Conseil départemental les différentes facettes de l’agriculture val-d’oisienne, y compris grâce à des images originales et impressionnantes filmées par un drone.

Un peu moins de 600 exploitations sont réparties sur le territoire et la grande majorité d’entre elles est céréalière. Mais le Val-d’Oise conserve tout de même des terres maraîchères et même des arboriculteurs, ce qui devient de plus en plus rare en Ile-de-France.

Durant toute la durée du salon, des produits locaux sont aussi proposés à la dégustation sur le stand du Val-d’Oise : Miel, confiture, bière, cola, moutarde, lentilles, fruits… et il est possible de découvrir sur place l’exposition « Partie de campagne, un siècle de révolution », qui retrace l’histoire de l’agriculture locale. Des animations sont proposées par ailleurs sur l’éducation au goût, l’écopâturage, l’agriculture biologique ou encore les pommes, avec le verger conservatoire de Saint-Clair-sur-Epte.

Enfin, un annuaire des agriculteurs producteurs val-d’oisiens, conçu par le Conseil départemental, est offert gratuitement au salon. Il est également téléchargeable sur le site du Conseil départemental.

J’irai les saluer lors de ma prochaine visite au salon.

J'aime bien Imminence (avec ses boucles d'oreilles), la vedette du salon cette année. Voyez la vidéo (piquée sur le site du salon)

Le salon de l’agriculture ? C’est bien ! EV

Partagez cet article