Issue du second tour des Municipales 2020 : entre changements et abstention historique

Dimanche 28 juin 2020 a eu lieu le second tour des Municipales 2020, après une campagne de l’entre-deux-tours à la longévité inédite et au regard des circonstances sanitaires actuelles. Lors de ce second tour, l’abstention a atteint un nouveau record avec 59,5% contre 55,25% pour le premier tour. En comparaison, le second tour des précédentes élections municipales, en 2014, était de 36,87% d’abstention. L’élection préférée des français a pris, véritablement, du plomb dans l’aile au cours de ces Municipales 2020, entre l’épisode pandémique du Covid-19 et la défiance des citoyens envers la politique. Mais l’abstention n’explique pas tout, les perdants n’ont peut-être pas su convaincre et fédérer, au même titre que certains gagnants, ont été élus sur le fil du rasoir ou par défaut. Quoi qu’il en soit, la démocratie a parlé !

A Goussainville, Abdelaziz Hamida a confirmé sa position de favori du premier tour. Lui et sa liste « L’Audace du Renouveau » (Divers) ont remporté les élections municipales, en obtenant 38,58% (2869 votes). Alain Louis a pu refaire son retard, en passant de la troisième à la seconde place avec sa liste « Ensemble Continuons pour Goussainville » (Divers gauche), mais cela n’a pas suffit pour décrocher la victoire, recueillant 32,85% des suffrages (2443 votes). Elisabeth Hermanville et sa liste « Ensemble pour Réussir » (Les Républicains) complète le podium avec 28,56%. Le nouveau conseil municipal de Goussainville comptera 39 sièges. Abdelaziz Hamida obtient 28 sièges, Alain Louis obtient 6 sièges et Elisabeth Hermanville, 5 sièges. L’abstention pour Goussainville a été de 53,79%.

A Louvres, le résultat du second tour quasiment identique. Le candidat, Eddy Thoreau, qui était le favori du premier tour, a été élu avec 55,72% des suffrages (1227 votes), obtenant 26 sièges pour sa liste « Louvres en Mouvement avec Vous » (Divers). Frédéric Navas et sa liste d’alliance avec Brandy Boloko « Union Républicaine et Citoyenne » (Divers centre) ont recueilli 44,27% (975 votes) et auront 7 sièges au conseil municipale. Une abstention record a été enregistrée dans cette commune, avec 64,21%. Une page se tourne à Louvres à l’issue des ces élections, mettant fin à presque 40 ans de centrisme aux manettes de la ville. Mais comme Guy Messager, maire de Louvres de 1982 à 2012, le dit avec beaucoup de philosophie : « Les pages se tournent et se relient afin de faire le plus beau des livres ».

Autre duel grandement attendu, celui concernant la ville de Gonesse, ayant opposé Jean-Pierre Blazy et Cédric Sabouret, tous les deux du même bord politique. Jean-Pierre Blazy remporte la victoire dans un mouchoir de poche. Lui et sa liste « Rassemblement et Agir pour l’Avenir de Gonesse » (Divers gauche) obtiennent 50,34% des suffrages (3063 votes), contre 49,65% (3021 votes) pour le challenger Cédric Sabouret avec la liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche). Ce dernier peut avoir quelques regrets, ne perdant qu’à 42 voix de son adversaire, malgré une campagne énergique. Il obtient 8 sièges au conseil municipal et Jean-Pierre Blazy, 27 sièges. Le taux d’abstention à Gonesse a atteint 57,32%.

À Sarcelles, où l’abstention s’est élevée à 63,98%, Patrick Haddad et sa liste « Rassemblés pour Sarcelles » (Parti Socialiste) ont remporté la victoire avec 57,85% des votes (5584 votes), face à François Pupponi et la liste « Pour que Vive Sarcelles » (Divers gauche) ayant obtenu 42,14% (4068 votes). L’étrange stratégie de François Pupponi de reprendre la tête de la liste en rétrogradant François-Xavier Valentin, durant l’entre-deux-tours, n’a pas porté ses fruits et a pu en déconcerter beaucoup. Patrick Haddad, qui est passé du statut de maire par défaut au statut de maire légitime, dispose de 36 sièges et François Pupponi obtient, quant à lui, 9 sièges.

Le vent du changement a également soufflé sur Le Thillay, où le second tour était placé sous le signe de la triangulaire. Fabio Lunazzi, tête de liste « Ensemble Aimons Le Thillay » (Divers gauche), adoubé par le maire sortant Georges Delhalt, n’a pas remporté ces municipales, finissant deuxième avec 35,68% des suffrages (375 votes). Le candidat vainqueur est Patrice Gebauer et sa liste « L’Avenir de Le Thillay entre vos mains » (Divers droite), ayant recueilli 48,52% des votes exprimés (510 votes). En troisième position, Martine Galtie et la liste « Le Thillay, C’est Vous » (Divers gauche) obtiennent 15,79% (166 votes) et 2 sièges au conseil municipal. Patrice Gebauer décroche 20 sièges et Fabio Lunazzi, 5 sièges. Le taux d’abstention, pour la commune du Thillay, a été de 55,73%.

Enfin, à Dammartin-en-Goële, commune de Seine-et-Marne de 8258 habitants située à quelques kilomètres au nord-est de l’aéroport Charles-de-Gaulle, quatre candidats étaient encore en lice pour briguer la mairie. Michel Dutruge, maire sortant, et sa liste « MD2020 » (Les Républicains) remportent la victoire avec 38,22% des suffrages (886 votes), parvenant à acquérir 21 sièges. En deuxième position, Stéphane Jabut, « Réussir Ensemble Dammartin-en-Goële » (Divers gauche) avec 27,09% (628 votes), obtenant 4 sièges. Juste derrière, le candidat écologiste, non-affilié Europe Ecologie Les Verts, Sylvain Messiaen et la liste « Vivons Dammartin » recueillent 24,15% (560 votes), ayant obtenu 3 sièges. Refermant le classement du second tour, Jean-Pierre Matéo, tête de liste « Ambition 2020 pour Dammartin » (Divers centre), avec 10,52% des suffrages (244 votes), réussissant à obtenir un seul siège. Dammartin-en-Goële ne déroge pas à la règle concernant l’abstention, avec 61,07%, mobilisant seulement 2396 lecteurs sur les 6155 inscrits.

Autre ville de Seine-et-Marne, Villeparisis, avec une abstention record de 68,61%, où le maire sortant Hervé Touguet se présentait à sa succession, dans une configuration de triangulaire. Malheureusement pour lui et sa liste « Villeparisis, l’Avenir pour Ambition » (Divers droite) finissent en deuxième position, ayant recueilli 42,87% (1910 votes). Le maire sortant bascule dans l’opposition, n’obtenant que 7 sièges, après la victoire du candidat Frédéric Bouche et sa liste « Villeparisis avec Vous » (Union de la gauche) avec 50,25% des suffrages (2239 votes), raflant 27 sièges pour le conseil municipal. Le troisième candidat de cette triangulaire, Claude Sicre De Fontbrune et la liste « Vivre notre Ville » (Divers centre) enregistrent 6,86% des suffrages (306 votes), décrochant un unique siège.

Au Bourget, commune de Seine-Saint-Denis limitrophe du Val d’Oise, le maire sortant Yannick Hoppe, ayant repris le poste après la démission de Vincent Capo-Canellas, à la suite de sa réélection comme sénateur, s’est présenté avec la liste « Une Equipe qui Agit pour Le Bourget » (Divers droite) pour ces municipales. Le représentant de la majorité sortante n’a pas réussi à convaincre les électeurs du Bourget, finissant en deuxième place avec 48,76% des votes (1361 votes). Jean-Baptiste Borsali et sa liste « Le Bourget C’est Vous » (Divers droite) remportent les élections avec 51,23% des suffrages (1430 votes). Cette victoire souffle un vent de renouveau au Bourget, pour cette ville acquise à l’UDI (anciennement UDF) depuis les années 90. Avec ce succès, Jean-Baptiste Borsali dispose de 25 sièges contre 8 sièges pour Yannick Hoppe. Lors de ce second tour, presque 1 inscrit sur deux se sont déplacés pour départager les deux candidats (taux d’abstention enregistrée à 53,02%).  WM

L’avis d’EV

Drôles d’élections, marquées, ici comme presque partout, par une abstention historique (même moi je me suis abstenu, à Paris !).  Je pense que ce n’est pas à cause du virus, mais à cause d’un désintérêt grandissant de la chose publique de la part des citoyens.  Il va falloir changer tant les pratiques ( Fillon et ses costumes !) que les discours (exemple Pupponi ! ), tant au niveau local que national . Et reconnaitre le vote blanc …

 

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Une lettre de Guy Messager aux électeurs de Louvres

Guy Messager, ancien maire de Louvres, a repris encore une fois son bâton de pèlerin. Il a distribué tout récemment une “lettre ouverte” aux habitants de la ville. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y va pas avec le dos de la cuillère (lire la lettre ici ). Il habille sérieusement Eddy Thoreau (arrivé en tête au premier tout) pour l’hiver, en le qualifiant, à plusieurs reprises, de traitre ! Et lance ensuite un vibrant appel à voter pour Frédéric Navas. Ambiance… EV

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Municipales 2020 à Sarcelles : campagne d’entre-deux-tours à couteaux tirés

Dans la soirée du 15 mars 2020, au terme du premier tour des élections municipales, les habitants de Sarcelles ont vu la qualification pour le second tour des deux candidats favoris. A la première place, Patrick Haddad, maire sortant après un court mandat d’un an et demi, avec la liste « Rassemblés pour Sarcelles » (Parti Socialiste) a recueilli 38,99% des suffrages. Au coude à coude, avec 36,75% des suffrages, François-Xavier Valentin, appuyé par François Pupponi, 20 ans maire de Sarcelles avant sa démission en 2017 afin d’éviter le cumul des mandats avec la fonction de député, sous la liste « Pour que Vive Sarcelles » (Divers gauche). En troisième position, Farouk Zaoui et sa liste « Réussir Sarcelles ensemble » (Divers) obtiennent 9,44% des votes. Suivi par Jocelyn Assor avec la liste « Pour Sarcelles » (Divers), décrochant les 7,54% et Mourad Chikaoui, « Sarcelles Réunie » (Divers gauche) qui finit en dernière position avec 7,25% des suffrages exprimés. La ville de Sarcelles a connu un fort taux d’abstention pour le premier tour, s’élevant à 70,47%. Rappelons que la moyenne nationale du taux d’abstention est de 55,25% pour cette année, contre 36,5% en 2014.

A défaut de mobiliser les citoyens à voter, l’entre-deux-tours de ces municipales 2020 aura eu son lot de retournements de situations. François-Xavier Valentin se fait évincer à la tête de la liste « Pour que Vive Sarcelles », récupérant la place de numéro 2, afin de laisser François Pupponi se présenter en tant que candidat. Cette décision surprenante fût aussitôt clarifiée par l’intéressé, lui-même, affirmant que : « la situation de Sarcelles n’a jamais été aussi grave. Je ne peux pas rester les bras croisés en voyant autant de déconstruction ». Sur les réseaux sociaux et dans les médias, tractations, reproches et attaques se font mutuellement entre les deux candidats qualifiés. Comme lors du débat télévisé sur France 3, le 19 juin, où nous pouvons constater une certaine tension entre Patrick Haddad et François Pupponi : https://www.youtube.com/watch?v=cNPy0Ai3B3g.

Concernant les alliances, autre point clef du second tour, il n’y a aucune inconnue. Patrick Haddad reçoit le soutien et le ralliement de Farouk Zaoui, dans une alliance placée sous le slogan « Tout, sauf Pepponi ! ». De son côté, François Pupponi obtient le ralliement de Jocelyn Assor et de Mourad Chikaoui. Théoriquement, en prenant compte de ces alliances, Patrick Haddad serait à 48,43% d’intentions de vote contre 51,57% pour François Pupponi. Mais le résultat du second tour est loin d’être fixé, dans une ville n’ayant attiré que 30% des votants. En temps de Covid-19, où le Val d’Oise et plus particulièrement Sarcelles font face à une augmentation des cas de contaminations, on ne peut que s’interroger sur l’issue du vote.

Vous pouvez consulter les sites internet de campagne de Patrick Haddad et sa liste « Rassemblés pour Sarcelles » (Parti Socialiste) : https://patrickhaddad2020.com/ et de François Pepponi et sa liste « Pour que Vive Sarcelles » (Divers gauche) : https://pour-que-vive-sarcelles.fr/. WM

L’avis d’EV

Pauvre Sarcelles …

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Duel à gauche pour la conquête de la mairie de Gonesse

A quelques jours du second tour, qui se déroulera ce dimanche 28 juin 2020, les gonessiennes et gonessiens devront retourner aux urnes pour départager les deux candidats encore en lice pour briguer la mairie de leur ville. Sans beaucoup de surprise, le candidat Jean-Pierre Blazy, maire sortant, se représentant à sa succession avec la liste « Gonesse 2020 -Vivre l’Avenir » (Divers gauche) se qualifie au second tour avec 39,21% des suffrages. Juste derrière lui, à 200 votes près, Cédric Sabouret, Conseiller Départemental du Val d’Oise et Conseiller municipal, se présentant avec la liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche), recueille 35% des votes.

Lors du premier tour, quatre candidats ont été éliminés. A la troisième position, Claude Tibi et sa liste « Agir pour Gonesse » (Divers centre) ayant recueilli 9,07%. En quatrième place, Ilhan Yildiz avec sa liste « Gonesse en Grand, Gonesse Ensemble ! » sous la bannière La République en Marche (LREM) obtient  8,13% d’intentions de vote. Ce faible engouement pour le candidat LREM peut se traduire par la défiance des citoyens envers la politique du Gouvernement, mais aussi par la dislocation du parti politique en interne. Arezki Mahdi, pour sa première participation, s’offre la cinquième place. Ce natif de Gonesse, entrepreneur, pro-EuropaCity, recueille 5,31% avec sa liste citoyenne « Agir Ensemble » (Divers). Le candidat d’Europe-Ecologie-Les Verts, Mazouni Daho, referme le classement de l’issue du premier tour à Gonesse. Lui et sa liste « Un Nouvel Elan pour Gonesse » (EELV) ne recueillent que 3,25% des votes.

Le taux d’abstention, pour le premier tour des municipales 2020, a été de 60,63% contre 50,35% en 2014. Les deux candidats qualifiés sont à armes égales, et ont été très actifs sur les réseaux sociaux durant l’entre-deux-tours, s’attaquant sur divers points de discorde ou en essayant de galvaniser leurs électeurs avec des déclarations engagées. Une chose est sûre, pour eux, la bataille se trouve à gauche. Au cours de la manifestation du personnel hospitalier, le 16 juin 2020, devant le Centre Hospitalier de Gonesse, Jean-Pierre Blazy et Cédric Sabouret ont fait le déplacement pour montrer leur soutien à la défense du service public et leur reconnaissance envers les membres du personnel. Enchaînant vidéo et live Facebook, les deux adversaires politiques, idéologiquement pas si différents, ont mené une campagne très active. Mais dans une recherche perpétuelle de la moindre voix à capter, à quelques jours du second tour, la tentation de jouer la carte du communautarisme n’est pas à exclure, et ainsi creuser l’égard.

Dans une configuration inattendue, et certainement un jeu d’alliances avec les éliminés du premier tour, il est très difficile de prédire un vainqueur à cet instant. Les deux hommes devront convaincre les derniers indécis jusqu’à la mise du bulletin dans l’urne, bien que la campagne ne finisse officiellement dans la soirée de vendredi. Le suspense sera à son paroxysme ce dimanche soir, à quelques minutes de l’annonce des résultats, qui dévoileront le nom du prochain maire de Gonesse.

Retrouvez la page Facebook de campagne de Jean-Pierre Blazy et sa liste « Gonesse 2020 – Vivre l’Avenir » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/Gonesse2020-185979228876115/ et celle de Cédric Sabouret et sa liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/pourgonesse/  WM

Précisions d’EV

En fait, Cédric Sabouret est conseiller municipal (PS) depuis 2008, élu sur la liste de JP Blazy (PS aussi, mais il ne paye plus ses cotisations). JP Blazy est maire de la ville depuis 1995 et, visiblement, n’a pas envie de décrocher. Je suis la campagne sur leurs facebook et avec mes correspondants sur place. C’est pas triste ! S’agissant du “communautarisme” Blazy y va à fond la caisse ! J’ai vu une lettre de sa part aux électeurs Assyro-chaldéens !!!  Et aussi un tract, en langue pakistanaise, publié si j’ai bien compris par un “chef d’entreprise” pakistanais qui appelle à voter pour le maire…  Je sens JP Blazy hyper fébrile, et ça me déçoit un peu. Bon, on va voir dimanche soir…

 

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Second tour des municipales 2020 : triangulaire en eau trouble à Goussainville

Forte inconnue sur le dénouement des élections municipales à Goussainville. Le second tour a laissé entrevoir une triangulaire et quelques jeux d’alliance, après l’issue du premier scrutin. Abdelaziz Hamida, conseiller municipal, à la tête de la liste « L’Audace du Renouveau » (Divers) s’est montré comme le grand gagnant du premier tour. L’homme de 45 ans qui a pris son indépendance politique en 2017, fils de maçon ayant vécu toute sa vie à Goussainville, peut se féliciter d’une première place avec 34,34% des votes en sa faveur. Derrière lui, Elisabeth Hermanville et sa liste « Ensemble pour Réussir » (Les Républicains) ayant recueilli 25,70% d’intentions de vote. Refermant le podium d’un accès au second tour, Alain Louis, maire sortant, se présentant à sa succession avec la liste « Ensemble, Continuons pour Goussainville » (Divers centre), ayant recueilli 24,51%. Les deux candidats de Gauche, Yssa Bagayoko et Véronique Danet, recueillent respectivement 9,35% et 6,07%. Concernant l’abstention, le premier tour, entre crainte du coronavirus et inintérêt de la vie politique, n’a pas emballé les foules à Goussainville. 62,11% des électeurs ne se sont pas présentés devant les urnes.

Pendant l’entre-deux-tours, sur les réseaux sociaux, Elisabeth Hermanville a cherché, un temps, l’union sacrée avec le maire sortant Alain Louis, afin de faire barrage au candidat Hamida, présumé fiché S et récemment accusé de communautarisme, même si l’intéressé s’en défend. La candidate Les Républicains devra se contenter d’une triangulaire, après le refus d’alliance d’Alain Louis avec la liste de droite, qui a préféré s’allier avec les deux candidats éliminés du premier tour, lui permettant théoriquement de gagner les municipales avec une intention de vote cumulée avoisinant les 40%. De son côté, Abdelaziz Hamida reste concentré sur le second tour, battant campagne énergiquement avec les membres de sa liste et ses militants depuis quelques semaines, comme le montre les publications de la page officielle Facebook du candidat : https://www.facebook.com/AbdelazizHamida95.

Dans cette configuration, Abdelaziz Hamida part favori dans la course à la mairie de Goussainville, profitant d’un manque de concorde entre les autres candidats. Elisabeth Hermanville continue de croire à sa victoire. Mais la stratégie d’alliance d’Alain Louis pourrait également porter ses fruits, en hypothétique vainqueur sur le fil du rasoir, sans compter un probable retour des électeurs qui pourraient bien inverser ou affirmer les tendances. Dimanche 28 juin 2020, les habitants de Goussainville sont invités à élire leur nouveau maire, pour le prochain mandat de 6 ans. WM

 

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Municipales 2020 : entre-deux-tours à suspense pour la ville de Louvres

À la suite du premier tour de l’élection municipale qui s’est déroulé le 15 mars 2020, les habitants de Louvres ont eu la surprise de voir la percée du candidat Eddy Thoreau, avec sa liste « Louvres en mouvement avec vous » (Divers), ayant recueilli 45,51% des suffrages pour 960 votes en sa faveur. En seconde position, le candidat Frédéric Navas et sa liste « Union Républicaine pour la Défense des Intérêts Communaux » (Divers centre), obtient, quant à lui, 37,55% pour 792 votes. En troisième position, Brandy Boloko, « Louvres Demain – L’Union citoyenne », recueille 12,80% pour 270 votes, résultat honorable pour une première candidature aux élections municipales. En dernière position, on retrouve Patrick Gayraud de la liste « Lutte Ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » (Extrême gauche), obtenant 4,12% pour 87 votes. Le taux d’abstention à Louvres pour ce premier tour est de 66,01%, sûrement expliqué par la méfiance des citoyens avec le début de la vague de COVID-19 sévissant sur le territoire français et les quelques cas diagnostiqués à cette période, à Louvres. Les précédentes élections municipales en 2014 se chiffraient à 49,58% d’abstention, qualifiant dès le premier tour Jean-Marie Fossier avec 59,82% sous l’étiquette Modem. Le maire sortant n’a pas souhaité se représenter pour un deuxième mandat en 2020.

Depuis l’annonce du Gouvernement sur la date d’un second tour, les tracts et autres actes militants ont repris dans les boîtes aux lettres, ainsi que sur les réseaux sociaux, avec son lot de rebondissements. Brandy Moloko, troisième au premier tout et possiblement en position de faiseur de roi, a annoncé dans un tract distribué aux habitants de Louvres, son ralliement à Frédéric Navas. Ce dernier ne se retrouvant pas dans le programme d’Eddy Thoreau, montrant du doigt les incohérences du programme électoral et le manque de considération du candidat en tête du premier tour. Brandy Moloko préfère assurément jouer la carte de l’unité et de l’ouverture, étant plus enclin à faire une alliance avec Frédéric Navas, le qualifiant d’homme expérimenté avec une grande qualité d’écoute, le meilleur des choix à ses yeux pour Louvres. A cet effet, les deux listes ont fusionné sous la nouvelle liste « Unis pour Louvres ». Cette décision remet théoriquement les deux candidats qualifiés pour le second tour, exæquo.

Dans un tract sous forme de réponse, cette alliance est dénoncée par Eddy Thoreau, évoquant « une quête de pouvoir au mépris des valeurs, des idées et de leurs équipes respectives, qui profite aux intérêts de quelques-uns » et déclare qu’il n’y aura aucun compromis sur les valeurs que représentent sa candidature, dénonçant au passage des attaques répétées. Eddy Thoreau affirme, également, que son adversaire politique et sa liste sont soutenus par La République en Marche (LREM). Beaucoup y verront sûrement une tentative de manœuvre politicienne provenant du candidat Thoreau, anciennement sous la bannière du Parti Socialiste, lors des précédentes élections.

Frédéric Navas, adjoint au maire à l’Urbanisme et gérant de l’entreprise Soder Chauf Vannier à Louvres, représentant de la majorité sortante, devra compter sur le dicton « l’union fait la force » face à Eddy Thoreau, Conseiller municipal d’opposition et acteur dans le domaine associatif depuis 30 ans. Ce second tour des élections municipales promet une bonne dose de suspense, en ce qui concerne l’issue du scrutin. Les Lupariennes et Lupariens sont appelés, le dimanche 28 juin 2020, à voter pour départager les deux candidats devant les urnes et faire parler l’acte démocratique.

Retrouvez le livret de campagne d’Eddy Thoreau et de sa liste « Louvres en mouvement avec vous » (Divers) : https://pubhtml5.com/uisq/ctqe/ (curieusement publié sur un compte de communication de la Banque de France), ainsi que le nouveau tract de campagne de Frédéric Navas et de la liste d’alliance « Union Républicaine et Citoyenne – Unis pour Louvres » (Divers centre) : https://read.bookcreator.com/M92wHgJYSEfUieRO07seJg9pIlA3/do88UdqrTtuQcyj6-o3P7   WM

L’avis d’EV

Situation complexe, en effet, à Louvres, ville sympathique que j’aime et que je connais bien. Je me garderais bien de faire des pronostics. On sent un peu de fébrilité quand même, de la part de la majorité sortante, suite à l’arrivée en tête de M. Thoreau. Au point que Guy Messager, qui fut maire de la ville de 1982 à 2012, toujours élu au 1er tour  (il avait passé le relais en cours de mandat à Jean-Marie Fossier) a repris son bâton de pèlerin pour aider Frédéric Navas…

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Premier Conseil Municipal pour Michel Thomas, nouveau maire de Roissy-en-France

Mercredi 27 mai 2020, en fin d’après-midi, s’est déroulé le premier Conseil Municipal, mais aussi la première réunion publique post-déconfinement, à Roissy-en-France, au Centre Culturel de l’Orangerie, où une centaine de personnes ont fait le déplacement pour y assister, à l’instar du Président de la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France, Patrick Renaud. Respectant les mesures sanitaires en vigueur, dans le public, un siège sur deux était utilisable afin de garder une distance entre chaque personne. Divisant la capacité de la salle par deux, des écrans et des chaises ont été mis à disposition dans l’espace d’accueil de l’Orangerie, afin que ceux n’ayant pas pu accéder aux gradins ne loupent pas une miette de la réunion. Le port du masque a été également respecté par tous, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur du bâtiment. Drôle d’ambiance visuelle au premier abord, mais on s’y fait rapidement au bout de quelques minutes et on ne peut que se féliciter de revoir la vie politique et sociale reprendre, après deux mois de confinement.

Comme le veut le protocole, l’ancien Maire, André Toulouse, a présidé l’ouverture du Conseil Municipale. L’émotion était palpable pour cet homme, à la tête de la ville depuis 43 ans. Pour commencer, André Toulouse a mis l’honneur quatre de ses collaborateurs, leur remettant la médaille de la ville pour leur gestion de la crise pendant le confinement, mais aussi pour leur abnégation au service du développement de Roissy-en-France, au cours des dernières années. Cette médaille a été attribuée à Michèle Calix, Adjoint au Maire à l’Education, à la Jeunesse et à la Vie Locale, ayant contribué à la création de 1500 masques tissus afin de protéger les personnes les plus vulnérables au Covid-19, Serge Drago, Adjoint au Maire à l’Urbanisme, pour avoir dirigé l’aménagement et le développement de la partie sud de la ville, Philippe Gros, Directeur du Service Technique, pour son abnégation et ses qualités de responsable de service, et enfin, Evelyne Chesnier, directrice de cabinet du Maire, pour son travail et son soutien durant de nombreuses années.

A la fin de la remise des médailles, Evelyne Chesnier prend la parole, retraçant avec métaphore la carrière d’André Toulouse : « Il y avait un peintre devant sa toile blanche, donnant vie à une œuvre, parfois le coup de pinceau sûr, parfois plus indécis. Mais l’artiste n’a jamais douté et son œuvre peut maintenant être contemplée par tous », dit-elle, avec beaucoup d’émotion se ressentant dans sa voix.

André Toulouse reprend la parole, fortement touché par le discours de sa plus proche collaboratrice. Il remercie fraternellement tous ceux et celles avec qui, il a travaillé durant ce long parcours à la tête de Roissy-en-France, sans qui rien n’aurait été possible. Sans oublier tous les employés de la ville s’étant succédés en 43 ans de mandat. « C’est l’œuvre d’une vie », déclare-t-il, la voix tremblante. André Toulouse continue son discours en félicitant les nouveaux élus et en leur souhaitant le meilleur, dans une époque troublée et de par les défis qui s’annoncent, n’oubliant pas d’évoquer la bureaucratie qui étouffe les maires de France.

« Être maire ou maire-adjoint, c’est se montrer disponible et patient. Individuellement et collectivement. J’adresse mes chaleureuses félicitations aux vainqueurs et salutations aux perdants. Et si je devais vous adresser un dernier conseil à tous. Positivez ! Et vive M. le maire ! », conclut-il.

Michel Thomas, nouveau maire de Roissy

La séance de mise en place du nouveau Conseil Municipal se poursuit, avec pour ordre du jour principal, l’élection du nouveau maire via la tournée de votes au sein du Conseil des 23, validant le choix des électeurs. Sans surprise, Michel Thomas est élu à 18 votes pour, contre 5 votes blancs. André Toulouse remet l’écharpe de Maire à Michel Thomas, et après une accolade, enlève la sienne en regagnant le public, laissant son successeur assurer le bon déroulement de la réunion.

Prenant immédiatement ses fonctions, Michel Thomas annonce que le nombre d’adjoints durant ce mandat est de 6, et ce fait, un vote du conseil municipal doit déterminer qui sera élu à ces postes. Par ce vote, Michel Thomas valide sa position en obtenant 18 votes pour sa liste et 5 votes contre. Les nouveaux maire-Adjoints sont : Michèle Calix, Denis Côme, Patrick Pamart, Valérie Redouté, Catherine Duteau et François Carrette. Ces derniers reçoivent l’écharpe tricolore des mains du nouveau maire et prennent immédiatement place à ses côtés.

Pendant un peu plus d’une heure, les différents votes (CCAS, délégations…) se succèdent et se ressemblent, avec 18 votes pour la majorité contre 5 pour l’opposition, représentée par Patricia Petit, qui obtient une place de titulaire en tant que déléguée aux Marchés.

Lors d’un temps de parole lui étant attribué, Patricia Petit déclare : « Je tiens à féliciter M. le Maire et les Conseillers Municipaux. Je remercie les Roisséens et les Roisséennes pour leur confiance. J’ai envie de leur dire qu’une opposition est née. Je pense que la démocratie doit être respectée, se voulant saine et participative, dans la construction d’un avenir partagé, au service des citoyens ».

Pour clore la première réunion du Conseil Municipal, Michel Thomas amorce un discours d’investiture, debout, derrière le pupitre central. « Pour commencer, j’adresse mes remerciements pour les équipes de la ville, un plus, un renouveau, efficace et efficient. Merci à tous ceux qui sont restés dans l’ombre et un grand merci à tous les concitoyens nous ayant fait confiance, durant les dernières élections. Être maire, c’est être confronté à la réalité, à l’action et aux contraintes. Il faut l’avoir dans la peau, c’est un sacerdoce dans ce cadre de pandémie, qui est en train de rebattre les cartes sociales, économiques et écologiques. Avec bienveillance et solidarité, il faut redonner un sens à la vie. Mes deux objectifs pour ce « village » qu’est Roissy-en-France, sont de maintenir nos acquis et de faire évoluer ce village, tout en révisant nos priorités face à la période moins facile qui s’annonce. Mais ce soir, je peux le dire. Tout ce qui existe au niveau social sera maintenu. L’emploi et le logement restera un axe majeur de mon mandat. Ces choses essentielles pour les gens ».

« Mes remerciements, aussi, aux gens de mon équipe, prêt à reprendre le flambeau. J’adresse mon respect, mes hommages et chapeau à M. le maire Toulouse. Ensuite, je veux également un débat constructif avec l’opposition. Mettons tout en œuvre pour la réussite de notre projet commun. Pour finir, je vais vous dire une citation de Clémenceau : il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire », conclut-il, sous les applaudissements du public. WM

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Installation des Conseils municipaux : celui d’Epiais-les-Louvres hier soir

Les Conseils municipaux élus au 1er tour s’installent. Hier soir, c’était celui d’Epiais-lès-Louvres (ma commune préférée..), dans la “Maison du Peuple”, comme je l’appelle. Bien sûr Isabelle Rusin a été réélue maire (elle l’est depuis 2008) par ses colistiers (tous de son bord, revoir les résultats ici), alors qu’une coalition hétéroclite s’était présentée contre elle).

Comme le veut la tradition, c’est le doyen du Conseil, M. Clément, qui a remis l’écharpe à Isabelle. M. Clément, 92 ans (et agriculteur, toujours en activité !) est élu de la commune depuis… 1959 !!! . Revoyez ce que j’avais écris sur lui en 2007 ici).

Demain soir, c’est au tour de Roissy-en-France. On y sera ! EV

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Drôles de municipales, la suite

Dépouillement à Epiais-lès-Louvres en 2014

Retour donc sur ces drôles d’élections municipales. Déjà pratiquement partout il y a eu une très forte abstention: 55% à l’échelon national. Chez nous c’est beaucoup plus (à l’exemple d’Aulnay-sous-Bois: sur 44 739 inscrits, il y a eu 30 009 abstentions (soit 67,08% contre 48.81% en 2014). La liste du maire sortant, Bruno Beschizza (LR) a été élue au premier tour avec 59.33%, voir ici). Voici quelques résultats, en vrac. A noter que, suite à ce que j’avais écris sur elle dans le premier article, Patricia Petit (Roissy) m’a appelé, fâchée (ce que je comprends). Elle voulait réagir. Ce que j’ai accepté, évidemment, et je lui ai proposé de m’envoyer un mot, que je publierais. J’attends toujours, mais je pense qu’elle n’enverra rien.

A Villepinte, il y a eu 68.47 % d’abstention (contre  52.61 en 2014). La liste de la maire (LR) sortante, Martine Valleton,  est arrivée en tête, mais personne n’a été élu lors de ce premier tour (voir ici).

Au Bourget, c’est 61.55% d’abstention (contre 47.42 en 2014). Le maire sortant (que je ne connais pas, mais dont on me dit beaucoup de bien)  Yannick Hoppe (UDI), qui avait succédé en 2017 à Vincent Capo-Canellas, élu sénateur, au vu des résultats (à voir ici) peut être en difficulté. En 2014 la liste conduite par V. Capo-Canellas avait été élue au premier tour avec 58.81%.

A Goussainville, Abdelaziz Hamida (ancien allié d’Alain Louis, maire sortant) a créé la surprise en arrivant en tête avec 34.34%. Elizabeth Hermanville (ancienne maire) est en 2eme position avec 25.70 et Alain Louis en 3eme avec 24.51. Personne n’a été élu au premier tour. Ça va chauffer pour le 2eme ! (voir ici).

A Luzarches (95), le maire (depuis 2014) sortant, Damien Delrue, a été battu au premier tour par Michel Mansoux (voir ici).

A Gonesse (60.33% d’abstention…), le maire (depuis 1995) sortant, Jean-Pierre Blazy a fait 39.21 % (il était passé au 1er tour en 2014). Son challenger, Cédric Sabouret (qui avait été élu avec J-P Blazy en 2014, mais il y a eu fâcherie en cours de mandat) arrive en 2ème position avec 35%. Aucun élu au premier tour. Jeu ouvert au 2ème ! (voir ici) .

A Villiers-le-Bel (66,60 % d’abstention), le maire sortant (ex PS), Jean-Louis Marsac arrive en tête avec 46.11 % (un peu moins qu’en 2014). Pas d’élu au 1er tour (voir ici).

A Arnouville, le maire sortant Pascal Doll (qui avait succédé en cours de mandat en 2015 à Michel Aumas, dont il était le 1er adjoint), a été plébiscité avec 72.42%. Son nom circule de plus en plus pour succéder, le moment venu, à Patrick Renaud, à la présidence de la CA Roissy Pays de France.

A Louvres (66% d’abstention), c’est une surprise. Le maire sortant, Jean-Marie Fossier (DVD, élu en 2014 au premier tour) ne se représentait pas et soutenait la candidature de Frédéric Navas, un de ses adjoints. Il faut savoir que, le maire (1982/2012) d’avant J.M Fossier, Guy Messager a toujours été élu au premier tour . C’est la liste d’Eddy Thoreau (gauche) qui arrive en tête avec 45.51% (voir ici) . Il faut savoir que M. Thoreau avait été candidat en 1982. Mais, en 1995 Guy Messager lui a proposé de le rejoindre, il avait accepté et est devenu adjoint de 1995 à 2012. Cette année-là, Guy Messager démissionne pour raison de santé, mais aussi parce qu’il considérait avoir fait son temps, après 30 ans de mandat. Thoreau espèrait bien devenir maire, mais c’est Jean-Marie Fossier qui est choisi. Du coup Thoreau a été fâché, démissionne et se présente en 2014, où il fera 34,75% en 2eme position (voir ici). Le second tour de 2020 risque d’être compliqué…

A Fosses, la liste de Pierre Barros (ex PCF, enfin ça dépend des jours) a été réélue haut la main avec 62.44% (voir ici).

A Marly-la-Ville (67.34% d’abstention), la liste d’André Speck , maire (ex PCF) depuis 2005, seule en lice (comme en 2014) , a été élue avec 1260  voix, soit… 100% des exprimés (voir ici). Un bonjour spécial à lui, que je n’ai pas vu depuis un moment, car je l’aime beaucoup…

A Saint-Mard (77), situation étonnante… L’ancien maire (LR) Roger Boullonnois avait passé le flambeau à Daniel Dometz en 2008. Mais cette fois, Roger Boullonnois s’est présenté contre lui. Que s’est-il passé ? A ce jour, pas moyen de savoir…  Toujours est-il que la liste Dometz l’a emporté au premier tour (voir ici).

A Mitry-Mory, la liste de la maire sortante (PCF) a été réélue au 1er tour (voir ici) en progression par rapport à 2014 (voir ici).  (Faut dire que son concurrent de droite n’est pas bien malin).

A Annet-sur-Marne (77) , il y a eu un duel entre le maire (depuis 1977), Christian Marchandeau et Jean-Luc Audé. En fait le maire était cette fois en 2ème position sur la liste, qui a été réélue (voir ici).

A Compans (voir ici)  et au Mesnil-Amelot (77) (voir ici) pas de problèmes pour les maires sortants : ils étaient seuls en lice ! Le nom du maire du Mesnil, Alain Aubry, circule aussi pour la future présidence de la CA Roissy Pays de France.

A Villeparisis, le maire (LR) sortant, Hervé Touguet, a été mis en difficulté par Frédéric Bouche (gauche), dont la liste est arrivée en tête (voir ici) . M. Bouche est actuellement Directeur des services techniques à Othis. Aucun élu au 1er tour et le second  n’est pas pas évident…

A Moussy-le-Neuf, la liste de Bernard Rigault (maire DVD depuis 1983) a été réélue au  premier tour (voir ici) , avec une petite baisse par rapport à 2014.

A Aulnay-sous-Bois, la liste du maire sortant  (LR) Bruno Beschizza a été élue haut la main au premier tour (voir ici), alors qu’il y avait eu un 2eme tour en 2014.

A Vémars, la liste du  maire (PS) sortant (depuis 1995), Frédérique Didier a été élue au premier tour (voir ici) . Mais il y avait cette fois une liste concurrente, contrairement à 2014 (voir ici).

Mon avis de moi…

Comme d’autres, je pense qu’il aurait été nécessaire de reporter ce 1er tour. A ce jour le 2ème tour est prévu en juin, mais je pense que ça ne se fera pas. C’est compliqué, mais je crois qu’il faudrait tout recommencer, sereinement, en octobre. Autre remarque, les listes sont quasiment toutes “citoyennes et écologiques” C’est révélateur, à l’instar du “national”, de la déliquescence politique de notre pays, trop gâté depuis 40 ans…  EV

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Drôles d’élections municipales…

Dès le début, je ne la sentais pas cette élection municipale, tant au niveau national que local. Et je m’étais bien gardé de faire des pronostics (sauf pour François Asensi, réélu au 1er tour avec 75.27 % ! ), comme j’en fais d’habitude. Quelques faits notables quand même, après le 1er tour. D’abord à Roissy-en-France: la liste conduite par Michel Thomas (soutenue par André Toulouse) a gagné contre celle de Patricia Petit (voir les résultats ici) . Tout était possible, mais on peut dire que la campagne agressive et démagogique de l’ancienne adjointe au maire a finalement joué contre elle.

Bon, sinon, surprise, Yves Albarello, maire de Claye-Souilly depuis 1989 a été battu au premier tour par son ancien premier adjoint Jean-Luc Servières (voir ici). Ambiance…

Point spécial sur Epiais-lès-Louvres. Ce petit village a toujours voté massivement  comme le montre le tableau ci-dessus. Isabelle Rusin, maire depuis 2008 et ses colistiers ont tous été élus au 1er tour (voir ici), éliminant une liste hétéroclite d’opposants divers…

A Bonneuil-en-France, le maire (depuis 2001) Jean-Luc Herkat a été battu (voir ici).

Bon, les équipes en place resteront jusqu’à mi mai,comme l’a annoncé hier le premier ministre en raison du virus…

A suivre,  d’autres commentaires… EV

 

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