Ambiance à Gonesse : Ilham Moustachir a lâché Jean-Pierre Blazy !

Ça a été une surprise, pour moi et certainement pour beaucoup. Dans un communiqué daté du 23 février, plutôt salé (à voir ici ), Ilham Moustachir  (élue au Conseil municipal de Gonesse depuis 2008), a annoncé qu’elle ne serait pas sur la liste et , à la fin elle souligne ” je ne soutiens donc plus la candidature de J.P Blazy et je ne voterai pas pour lui”. Carrément… Et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère  ! Ce qui est étonnant car, j’en témoigne, autant elle a toujours eu son indépendance, elle a toujours soutenu Blazy mordicus. Je l’ai bien connue et toujours apprécié son travail, notamment au niveau de l’aide à l’emploi.

Quelle conséquence aura son attitude sur le résultat de l’élection municipale? Cédric Sabouret (PS), challenger de Blazy, (PS…) mène une campagne dynamique, comme le montre notamment l’affluence (foto ci-dessous à son dernier meeting (400 personnes contre 200 à celui du maire). Mais rien n’est joué, et je me garderais bien, ici comme ailleurs, de faire un pronostic… EV

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A Roissy-en-France, il risque d’y avoir du sport !

Voici la liste que mène Patricia Petit, ancienne adjointe (depuis 2016, revoir ce moment épique ici) au maire André Toulouse. Elle avait vu ses délégations retirées en septembre 2019 (revoir ici) suite à une crise de confiance avec le maire. Dans la foulée, après m’avoir assuré, en 2018, qu’elle ne se présenterait pas, elle a décidé de le faire, s’opposant ainsi à la liste conduite (revoir ici) par Michel Thomas, soutenue par André Toulouse, qui ne se représente pas. Sur la liste de Patricia Petit, on trouve plusieurs personnes qui avaient été élues avec André Toulouse. Notamment Renata Trudelle (étonnant…). Surprises aussi les candidatures (nouvelles) d’Halima Houille, directrice de l’Holiday Inn et de sa sœur Zahra Rahmoune Dali, directrice du Campanile. Surprenant aussi, la présence de Jérémy Desprets, qui  fut directeur d’Aéroville (maintenant directeur de Forum des Halles).

Il est vrai que l’ambiance au conseil municipal de Roissy s’était un peu détériorée ces derniers temps…

Je ne fais pas de pronostic… EV

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Meaux : André MOUKHINE-FORTIER conduira une liste sans étiquette contre Jean-François Copé

cliquez pour voir ses 12 engagements

C’est quand même une surprise, en tout cas pour moi. André MOUKHINE-FORTIER, conduira une liste “sans étiquette” à Meaux (77), contre J-F Copé, maire depuis 25 ans. Je ne l’ai jamais rencontré, mais on a parlé quelque fois, toujours avec plaisir (c’est un lecteur assidu de Roissymail) et je reçois les informations de l’association qu’il préside depuis longtemps: Meaux Environnement. Je lui avais demandé des précisions sur lui. Voici ce qu’il m’a répondu :

“Merci pour ce message. Il y a un bio express au verso du tract. J’ai 61 ans, marié, 1 enfant. Je suis né, je vis et j’habite à Meaux. Je suis directeur d’une école publique très proche de Roissy, toujours en activité et président de l’AME (Association Meaux Environnement) depuis 26 ans.

Je ne fait partie d’aucun parti politique, ma dernière carte remonte au RPR. Je suis ce qu’on appelle un gaulliste social écologiste si cela veut dire quelque chose. Pour être plus clair, j’ai soutenu Alain Juppé lors des primaires de la droite, voté et soutenu Macron lors des présidentielles, et voté Ecolo aux Européennes.

Ce qui m’intéresse avant tout, c’est Meaux et uniquement Meaux, c’est grandement suffisant pour moi !

Le magazine l’Expansion qui fait référence m’a classé il y a quelques années lors d’un reportage consacré au Pays de Meaux dans les 10 personnalités les plus influentes de Meaux… Bien que je ne possède aucun mandat électif.

Je n’ai jamais été candidat au poste de Maire de Meaux. Uniquement sur la liste de Guy DRUT en 1989 et très jeune conseiller municipal dans mon village de Juilly en 1983.

Je ne sais pas ce qui se passera en mars 2020 à Meaux mais ce qui est certain, c’est que le match est très ouvert. Situation inédite à Meaux depuis 1995, il y a 25 ans, date de l’élection de JFC.  Si besoin, n’hésitez pas à me contacter. Bien cordialement, André MOUKHINE-FORTIER”

Transports “gratuits” et “trains à l’heure” …

N’empêche, et je lui ai dit (il a de l’humour, vous savez, cette chose devenue rare ) que j’avais ri en lisant ses 12 propositions. Il préconise (comme d’autres) la “gratuité” des transports. Évidemment, cette “gratuité” n’existe pas. Dans ce cas, ce sont les contribuables qui payent, y compris ceux qui ne prennent pas les “transport”… Ce qui n’est pas juste, selon moi.

Autre chose qui m’a fait sourire dans ses propositions: ” des trains à l’heure”…

Cela étant, j’ai souhaité parler de lui, car, depuis peu, Copé, après avoir dénigré, pendant des années j’en témoigne, l’aéroport CDG, tente (il est aussi président de l’agglo du Pays de Meaux) de se rapprocher de la CA Roissy Pays de France. Il a même été à l’origine d’un “GIP” (qui ne sert à rien, c’est pour ça que je n’en ai jamais parlé ici) avec cette dernière (qui, au passage, rigole bien en secret). On va suivre la campagne à Meaux, car c’est vrai que le jeu est ouvert… EV

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C’est Michel Thomas qui conduira la liste de la majorité sortante

Michel Thomas

Le suspens s’est terminé lundi matin, à l’heure où les Roisséens ont reçu la liste (ci-dessous) qui sera conduite par Michel Thomas. Celui-ci, retraité, avait été adjoint au maire à deux reprises dans le passé. La liste présente de nombreux nouveaux candidats (à comparer avec l’actuel conseil municipal). A noter qu’elle devra affronter la liste de Patricia Petit, ancienne adjointe au maire, qui s’est déclarée en septembre dernier (revoir ici). Quatre cinq membres de l’actuelle majorité sont sur sa liste.

C’est inédit à Roissy (je me souviens qu’à deux reprises, dans le passé, la liste d’André Toulouse n’avait personne en face).  Un duel que nous suivrons, bien sûr.

Et, comme nous l’avions écrit, Patrick Renaud, actuel premier adjoint, ne se représente pas. La question de sa succession à la présidence de la CA Roissy Pays de France se pose déjà…

EV

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François Asensi a lancé sa campagne

Le vendredi 6 décembre 2019, dans la (belle) salle Jean-Ferrat à Tremblay-en-France, a eu lieu la soirée de lancement de campagne électorale pour les municipales 2020 de François Asensi, maire sortant (depuis 1991) et député honoraire, sous le slogan : « Tremblay ensemble, la ville écologique et solidaire qui s’engage avec vous ». La soirée s’est tenue devant une salle pleine, en présence des collaborateurs municipaux qui ont profité de cette occasion pour établir un bilan du mandat effectué. Des livrets ont été distribués au public, retraçant les points forts du dernier mandat et les objectifs à venir.

Pendant son discours d’une vingtaine de minutes, le candidat Asensi a témoigné sa reconnaissance aux habitants de la ville de Tremblay-en-France, ainsi qu’à ses collaborateurs proches, pour leur confiance et le travail accompli, déclarant : « Nous avons ici, les forces vives de Tremblay. J’ai beau avoir de la bouteille (74 ans ndlr) … Ce n’est pas la campagne d’un seul homme. C’est un travail d’équipe et j’ai besoin de vous ».

« Pour ces élections, la configuration politique sera inédite. Nous connaissons les valeurs de la gauche. Socialiste, extrême-gauche, écologiste… notre message s’adresse à toutes les parties de la gauche. Nous devons rassembler toutes les forces politiques de gauche, au sein de ce paysage politique dévasté », dit François Asensi.

Côté bilan social, le maire sortant évoque les progrès mais aussi les difficultés de son mandat : « Il reste de nombreuses choses à faire pour notre ville. Nous devons corriger les inégalités et redistribuer les richesses avec plus d’égalité, par la fraternité. L’augmentation de la pauvreté est de 14%, à Tremblay-en-France. Le chômage, quant à lui, atteint les 15%. Beaucoup de gens, en situation précaire, ont des difficultés à se loger. C’est de la responsabilité d’un maire, de s’occuper de ce problème. J’entends la jeunesse en difficulté ».

« Nous sommes un domaine culturel au répertoire international, pour les jeunes et les personnes âgées. Beaucoup d’activités sportives et culturelles se déroulent à Tremblay. Nous y voyons comme un frein à l’exclusion et un moyen de réunir les générations entre elles », exprime-t-il.

Contre : ADP (T4, privatisation), Europa City, Amazon…

Sur le plan économique, la ville de Tremblay-en-France profite d’un bilan positif, avec une situation financière bonne. Bien qu’ouvert aux implantations d’entreprises sur son territoire, François Asensi ne décolère pas : « Je me félicite de l’annulation d’Europa City, projet ne servant qu’à défigurer la nature, mais également notre victoire sur un tueur d’emplois, Amazon. Le combat n’est pas fini, car demain, nous devrons lutter contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) et contre la construction du Terminal 4, qui augmentera les nuisances aériennes irrémédiablement. Nous sommes dans un refus des constructions à outrance ».

Poursuivant par : « Nous ne pouvons pas laisser le capitalisme sans rivage détériorer notre cadre de vie. La sauvegarde de l’écosystème et la protection de la nature sont des enjeux majeurs. De ce fait, nous avons sanctuarisé 400 hectares d’espaces agricoles et 70 hectares de zone boisée. Nous devons créer encore plus de vergers autour de la ville ».

Lors de sa conclusion, après avoir lu l’Article-1 de la Constitution, François Asensi en appelle à ses soutiens : « C’est tout un projet de continuer à s’améliorer, dans le respect de l’esprit républicain. Ma campagne se veut dynamique et citoyenne. Une société de fraternité, dans un monde actuellement bien trop inégalitaire. Recherchons un avenir pacifique dans le partage. Construisons ensemble ! ».

Dans cette démarche démocratie participative, François Asensi et ses collaborateurs municipaux proposent aux habitants de Tremblay-en-France, de venir participer à quatre ateliers thématiques afin de bâtir le programme municipal, qui se dérouleront à Tremblay-en-France: les jeudi : 12 décembre 2019,  thème « ville citoyenne », salle l’Odéon, 16 janvier 2020 : thème « ville écologique », Maison des Associations du Vieux-Pays. 23 janvier 2020 : thème « ville attractive », Espace Henri Barbusse.  30 janvier 2020 : thème « ville solidaire », Théâtre Louis Aragon. WM

L’avis d’EV

Allez, j’ose… Franchement, il est gonflé François Asensi. Se réjouir (une fois de plus), au motif de “l’écologie” de l’abandon d’EuropaCity, alors qu’il a soutenu et encouragé l’extension de Paris Nord 2, nommée Aérolians, sur des terres agricoles de Tremblay, sur une superficie bien plus grande que les 80 hectares d’Europa (je retrouverai le chiffre exact, mais “c’est pas petit”, comme on dit en Afrique ! How dare you ?

cliquez pour voir Aérolians

Et bien sûr, Amazon, qualifié de “tueur d’emplois”,alors que l’entreprise embauche à tour de bras en France, construit des entrepôts et permet à des milliers de petites entreprises de développer leurs chiffres d’affaires et par conséquent  leurs emplois, comme elles ne l’auraient pas même pas pu l’imaginer avant Amazon. J’en sais quelque pour être un utilisateur régulier d’Amazon (comme certainement un grand nombre d’habitants de Tremblay). On trouve tout, pas cher et livraison gratuite ou peu chère. Que demande le peuple ? Vous pouvez voir ou revoir ce que j’avais écris récemment à ce sujet.

Et ADP ! Celle-là c’est le pompon ! Tremblay, (35 700 habitants) a, depuis longtemps, sur son territoire nord une grande partie de l’aéroport CDG : Terminal 2, l’essentiel de la zone de fret, une partie de la gare TGV, Roissypôle (avec les sièges d’Air France et d’ADP, une grande partie du Centre commercial Aéroville… Tremblay ne subit pas de bruit, sauf, à la marge, sur une petite partie nord du “Vieux-Pays”.

Ce qui a permis à cette belle ville très étendue du sud au nord, des rentrées fiscales de plus en plus importantes au fil des années permettant à la ville (qui était pauvre avant) de s’équiper d’une manière énorme, la bonne gestion budgétaire aidant, comme l’a rappelé à juste titre F. Asensi. Sans parler des grands services à la population.  Et voici, à l’heure où il est  question de construire le T4 (pas sur le territoire de Tremblay…) pour anticiper la croissance certaine du transport aérien, Monsieur Asensi n’en veut pas, au prétexte des nuisances aériennes …

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Une page se tourne à Roissy : André Toulouse ne se représentera pas

Qu’allait-il faire ? Tout le monde se posait la question … André Toulouse, maire du village de Roissy-en-France depuis 1977 a finalement décidé de ne pas se représenter aux prochaines municipales. Et a expliqué sa décision dans une lettre distribuée à la population, le 4 décembre. La future liste sera présentée aussi par lettre à la population qui sera distribuée dimanche soir. Selon nos informations, Patrick Renaud, 1er adjoint ne sera pas dessus. Ce qui posera la question de sa succession à la présidence de la Communauté d’agglomération Roissy Pays de France. Des noms circulent déjà… A suivre donc… EV

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Frédéric Navas se déclare candidat aux municipales 2020 à Louvres.

Frédéric Navas au milieu, bien entouré par Guy Messager (ancien maire) et Jean-Marie Fossier (maire sortant)

Ce vendredi 22 novembre 2019, lors d’un café-presse au bistrot « Le Margeride », Frédéric Navas, Maire-Adjoint aux Travaux et à l’Urbanisme depuis 2014, porte sa candidature aux élections municipales du printemps 2020, sous le slogan « Parce que j’aime Louvres ». En tant que tête de la liste d’Union Républicaine pour la Défense des Intérêts Communaux, Frédéric Navas veut s’inscrire dans l’héritage et la continuité des décisions politiques ayant façonné la ville de Louvres, depuis les dernières décennies.

Selon lui : « Louvres possède un fort potentiel d’attractivité, où il fait bon vivre. L’éducation, les sports et la culture y ont une place très importante dans notre ville, mais aussi pour de nombreuses autres villes et villages environnants. Le développement de Louvres ne doit pas se faire au détriment d’une baisse de la qualité de vie. Et c’est pour cela, qu’avant toute chose, la liste d’Union Républicaine pour la Défense des Intérêts Communaux s’inscrit au-delà d’une étiquette politique. Nous voulons rassembler un maximum de gens autour d’un projet d’intérêt commun. »

Jean-Marie Fossier, actuel Maire sortant, et Guy Messager, Maire honoraire, rejoignent la liste du candidat Navas. Les deux hommes défendent le bilan positif de ce dernier mandat. Pour Jean-Marie Fossier : « L’éco-quartier et les aménagements urbains effectués sont des réussites, selon moi. Nous misons sur un développement durable et une offre culturelle, permettant à Louvres d’être un pôle d’attractivité sur le long terme. »

La liste définitive sera officiellement présentée courant mi-février, avec le bilan de l’ancien mandat. En attendant, Frédéric Navas et son équipe lancent un appel à tous les citoyens de Louvres, afin de les rejoindre dans l’aventure des municipales 2020. « Notre liste n’est pas encore complète. J’en appelle à ceux qui aiment Louvres, à nous rejoindre au plus vite. Ensemble, nous continuerons à être une référence dans le futur, sans renier le passé historique de notre ville. » WM


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Le Thillay : Fabio Lunazzi et sa liste donnent le top départ des municipales 2020.

C’est autour d’un buffet convivial dans la salle du Mille-clubs, jeudi 21 novembre 2019, que Fabio Lunazzi, actuel maire-adjoint chargé des Travaux et de l’Urbanisme de la ville de Le Thillay (95), a officialisé sa candidature aux prochaines élections municipales, présentant également les colistiers.

Durant un discours solennel d’une dizaine de minutes, devant une quarantaine de personnes, Fabio Lunazzi déclare : « C’est un petit groupe qui s’est agrandi pendant ces derniers mois. Ce jour marque le début de notre campagne électorale. Nous représentons la continuité de ce qui a déjà été entrepris, misant avant tout sur un développement en équilibre avec la qualité de vie. Le maintien de l’équilibre budgétaire et des finances saines sont aussi un axe majeur de notre campagne. »

Georges Delhalt, maire sortant et ne se représentant pas aux prochaines élections, était présent lors cette cérémonie, apportant son total soutien à Fabio Lunazzi et sa liste. Avant de souligner : « N’oubliez pas, la victoire n’est jamais acquise. C’est une longue course d’endurance. Je vous souhaite bonne chance ! »

Après le discours, sous les applaudissements, Fabio Lunazzi finit par nous présenter le logo de la liste et son slogan : « Ensemble, aimons Le Thillay ». WM

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Stéphane Jabut, candidat à Dammartin: “notre ville est abîmée et a disparu des radars”

C’était un secret de polichinelle… Stéphane Jabut, 48 ans, ancien maire de Dammartin-en-Goële (77), battu en 2014, a annoncé récemment, dans une lettre aux habitants (la voir ici) qu’il mènera une liste aux prochaines municipales. Et a ouvert un site web : c’est ici.

Il a accepté de répondre à nos questions, j’ai bien aimé ses réponses, sans langue de bois (et la réponse sur le PS m’a bien fait sourire…).

RM : J’ai vu, dans la lettre que vous venez d’adresser aux électeurs de la ville, cette phrase : « Après mûre réflexion et de nombreuses consultations je vous propose ma candidature pour les élections municipales à la tête d’une liste citoyenne ». Ça m’a fait sourire, puisque je vous suis depuis des années sur Facebook, où votre activisme sur la ville est intense…

Stéphane Jabut : Je vous remercie monsieur VEILLON. Comme vous le dites, et contrairement aux dires du maire et de son équipe lors de la campagne de 2014 et après leur victoire, non seulement je ne suis pas parti de Dammartin-en-Goële mais j’ai assumé pleinement ma fonction, mon rôle de leader de l’opposition. Et comme me le disent régulièrement des Dammartinois : on vous voit plus souvent sur le terrain que le maire et les élus de la majorité. C’est plus fort que moi, j’aime cette ville et j’aime les gens !

Quant à ma candidature, elle est effectivement mûrement réfléchie. Je suis conscient de l’état de notre ville. Le prochain mandat sera difficile. Le bilan de l’équipe actuelle est mauvais. Il faudra redresser les comptes, relancer l’administration et s’occuper des écoles. Je ne veux pas être candidat pour être candidat ou candidat à tout prix. Je suis candidat pour gagner et pour administrer notre ville. Il faut anticiper et se préparer à l’exercice du pouvoir. Avoir un projet, un programme, une méthode. Je sais la difficulté de la tâche et je ne pouvais pas me lancer sans une équipe solide autour de moi. J’ai beaucoup consulté et j’attendais la réponse de certains avant de m’engager. J’ai toujours pris mes responsabilités. Bien entouré je ne pouvais que m’engager.

Comment expliquez-vous votre échec aux dernières municipales ?

Il y a plusieurs facteurs. Le premier, le plus important à mes yeux, le nouveau quartier de la Folle-Emprince (revoir ici, ndlr) qui a été stigmatisé et dénigré sans cesse par le maire et l’équipe actuelle. Ils n’en voulaient pas et ont joué sur les peurs. Maire bâtisseur, maire battu ! Alors que ce nouveau quartier était réfléchi et permettait un développement maîtrisé de notre ville. Quand je vois ce qu’ils en ont fait, c’est lamentable ! Nous avons les constructions sans les équipements. Le quartier est dénaturé et enclavé, et l’école est saturée. Nous avions sanctuarisé la coulée verte entre Othis et Dammartin. Les 815 logements prévus à l’horizon 2020 permettaient de dépasser les 10000 habitants et d’avoir des dotations de l’état majorées. Nous sommes la première ville constructible hors la zone de bruit de l’aéroport. Nous préférions décider que subir car en construisant plus tard, nous aurions dû prévoir une densité bien plus forte de logements. Là, nous avons un nouveau quartier qui respire, qui prévoyait un parcours résidentiel pour que les jeunes de la ville et du secteur puissent se loger sur place, et très peu dense avec 13 hectares d’espaces verts au lieu de 2000 ou 2500 logements selon les normes actuelles ! Sans ce nouveau quartier, pas de lycée, pas de nouveau gymnase… Les Dammartinois en 2014 nous ont dit qu’ils n’en voulaient pas.

La construction de l’aire d’accueil des gens du voyage est une autre cause de la défaite. Michel DUTRUGE et son équipe ont joué encore sur les peurs lors de la campagne alors que cela se passe très bien depuis son ouverture. Enfin, le contexte national avec la vague « bleue » qui a coûté beaucoup de mairies aux candidats étiquetés à gauche.

L’argumentation et l’électoralisme de Michel DUTRUGE en 2014, l’enfant du pays, ont aussi créé chez les Dammartinois un espoir. Aujourd’hui la déception est grande parce qu’il n’a pas mis en œuvre son programme, qu’il a bétonisé le centre-ville et qu’il n’a jamais été à la hauteur de la fonction. On ne gère pas une ville avec une équipe de bric et de broc dont le seul but était de battre le sortant. Il faut un projet, il faut rassembler. Il n’a même pas été capable de tenir son équipe tout au long du mandat entre les démissions et les tensions internes.

“Ce mandat est une imposture”

Finalement, que reprochez-vous de concret au maire sortant (qui ne se représente pas, donc) ?

Tellement de choses… Sur le fond et la forme… Son manque de vision, de leadership, son incapacité à manager et à tenir l’administration et son équipe. 8 démissions, des agents en souffrance, des enquêtes préliminaires, des perquisitions… Notre ville est abîmée et elle a disparu des radars. Politiquement nous n’existons plus. Je n’ai rien contre lui en tant que personne. Il est plutôt sympathique mais il n’est jamais arrivé à incarner la fonction et à défendre les intérêts de notre ville. Ce mandat est une imposture et ce sont les Dammartinoises et les Dammartinoise qui trinquent, au premier chef celles et ceux qui lui ont fait confiance. Le bilan est mauvais. Les résultats financiers se sont dégradés. L’administration est en lambeaux, et les écoles sont saturées.

Pour le concret : l’abandon de la salle de spectacle et de cinéma et de l’espace commercial dans le quartier de Dunant, la bétonisation du centre-ville avec 379 logements nouveaux, la fermeture de la salle Louis-Lumière, la fermeture du Gymnase Maurice-Lerozier, la fermeture du centre de Loisirs de la Villa de Gesvres, la fermeture de la salle LCR à côté du Dojo, l’enclavement du nouveau quartier de la Folle-Emprince, la suppression de la police municipale, le pôle de santé bien mal engagé… Je pourrais continuer cette liste à la Prévert… Il réussit le tour de force de finir son mandat avec beaucoup plus d’habitants et moins d’équipements publics ! On ne peut pas continuer de la sorte.

Vous êtes toujours au PS, mais vous annoncez vouloir conduire une liste « sans étiquette partisane » … Ah bon ? Et, au-delà, que pensez-vous de l’effondrement dudit PS ?

Je m’inscris dans la lignée d’Eugène PÉRESSE, maire de 1989 à 1995, et de Monique PAPIN, maire de 1995 à 2012, à laquelle j’avais succédé. Depuis 1989 nos listes ont toujours été des listes citoyennes d’intérêt général sur des valeurs républicaines laïques, humanistes et progressistes. Contrairement aux idées reçues et à la propagande mensongère du maire actuel et de son équipe, il y aura très peu de candidates et de candidats encartés dans ma liste. En revanche, ils doivent tous adhérer à une charte qui décline nos valeurs partagées, les règles de composition de la liste et notre méthode de gouvernance. Vous savez, en 2012 lorsque j’étais maire, l’une de mes adjointes avait été élue dans l’opposition lors d’un précédent mandat et revendiquait, et revendique toujours d’ailleurs d’être gaulliste sociale, d’une droite modérée respectée et respectable. L’élection municipale est une élection singulière. Il faut rassembler et fédérer autour d’une tête de liste et d’un projet discuté et élaboré sur des valeurs partagées.

Quant à l’état du Parti Socialiste, ce n’est pas mon sujet actuellement. Je suis pleinement concentré et engagé sur les élections municipales et le devenir de Dammartin-en-Goële ! J’ai mes convictions, mes opinions. Je les ai toujours assumées. Les difficultés du Parti Socialiste… Tous les partis sont touchés même celui du Président de la République. C’est la démocratie représentative qui est en pleine crise. Une crise historique de confiance entre nos concitoyens et leur personnel politique.

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