Municipales : un point sur les candidatures

Ces élections auront donc lieu les 15 et 22 mars 2020. Comme je l’ai déjà écrit ici, je ne ferai pas, pour ces élections, de pronostiques, comme j’ai l’habitude d’en faire. C’est que la situation, tant locale que nationale, est bien compliquée.

A  Roissy-en-France, on sait que Patricia Petit, désormais ex adjointe, se présente (et mène déjà campagne). Que fera André Toulouse, 82 ans (en forme), maire depuis 1977   (qui a fait des choses immenses pour la commune) ? J’ai essayé, à  plusieurs reprises, de lui tirer les vers du nez. Pas moyen, mais mon sentiment c’est qu’il va y retourner. Idem pour François Asensi, 72 ans, maire (ex PCF) de Tremblay depuis 1991 (et député de 1981 à 2017). Je le suis sur son FB (d’où cette foto piquée récemment où il distribue, tout souriant, les dictionnaires offerts par la commune aux élèves). Au fait, s’agissant de Tremblay, la vie municipale est … spéciale : hors la période de la 2ème guerre mondiale, il n’ y a eu  que trois maires depuis… 1935 : Gilbert Berger, Georges Prudhomme (que j’ai connu) et donc François Asensi (tous communistes) pour cette ville. Je ne connais pas une telle histoire ailleurs. En fait, sociologiquement, la ville est plutôt, depuis quelques années, on va dire “centre droit/gauche”, mais elle est riche, bien équipée et bien gérée, et comme en plus, l’opposition a toujours été nulle et famélique, les électeurs votent en masse pour le maire… Et Asensi, comme je lui ai redis récemment est (comme d’autres…) “drogué” par sa fonction de maire. Rappelez-vous (revoir ici), il avait, en 2017 à la fin du cumul des mandats maire/député, choisi dans un premier temps de garder son poste de député… Mais, un mois après, il avait changé d’avis…

A Puiseux-en-France, je pense que le maire (DVD), Yves Murru, y retournera probablement (il est maire depuis 2005), mais sa challenger malheureuse de 2013, Christine Mahé, non.

A Goussainville, le maire, depuis 2009, Alain Louis (75 ans , ex PS), entretient lui aussi le suspense . Goussainville a toujours été compliquée. Élisabeth Hermanville, ancienne maire (droite) a envie d’y retourner, m’a t-elle fait comprendre. Abdelaziz Hamida s’est porté candidat depuis longtemps, avec une permanence, un site web…. Il est conseiller municipal, mais dans l’opposition après avoir été longtemps  soutien du maire. Il avait été candidat indépendant aux dernières législatives et était arrivé,dans la ville, en tête avec 22%. Il a fait parlé de lui récemment, car un article de l’Express publié le 25 septembre dernier, a révélé qu’il serait fiché S pour islamisme radical. L’article a été repris par de nombreux journaux. Suite à cette parution il a annoncé qu’il portait plainte contre l’hebdomadaire.

A Dammartin-en-Goële, (77) le maire (UMP) Michel Dutruge ne se représente pas. Il avait gagné aux dernières municipales en évinçant le maire sortant, Stéphane Jabut (PS) qui avait succédé en cours de mandat à Monique Papin. Stéphane Jabut, j’en témoigne, n’a cessé d’être présent et actif sur la commune. Va t-il prendre sa revanche?

A Mitry-Mory, la maire (PCF) sortante Charlotte Blandiot-Faride  (qui avait succédé en cours de mandat  à Corinne Dupont, démissionnaire) a déjà annoncé sa candidature. En 2014, les résultats avaient été serrés: au deuxième tour, la liste PCF l’avaient emporté avec 52,81 % contre 47.18 pour la liste de droite conduite par Laurent Prugneau. Va t-il, lui, se représenter ? D’autant que Philippe Laloue, conseiller municipal (LR), qui s’était présenté à deux reprises (voir les différents résultats)  vient de quitter la ville pour passer sa retraite au soleil !

A Sarcelles, comme d’hab, c’est le bazar… On en saura plus.

Et on suit les autres communes… EV

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Roissy-en-France : Patricia Petit se lance dans la course. Elle a été démise de sa fonction d’adjointe au maire

Patricia Petit, au milieu, lors de son élection au poste d'adjointe en 2016

Elle m’avait dit, en novembre 2018, qu’elle ne se présenterait pas (alors que j’avais prédit le contraire (revoir ici). Eh eh … Et bien Patricia Petit se présente aux prochaines municipales (voir ci-dessous sa lettre distribuée aux habitants de Roissy). Ce qui n’a pas plu au maire André Toulouse. Elle avait pourtant élue adjointe au maire en mai 2016, lors d’un conseil municipal mémorable (revoir ici). Du coup le maire lui a récemment, le 2 septembre retiré ses délégations en raison, selon le maire, de propos jugés déloyaux tenus en juillet, et, lundi dernier, le conseil municipal lui a retiré sa charge d’adjointe. Sur 19 élus, 6 ont voté contre et 2 se sont abstenus. Elle est remplacée par Patrick Pamart. Ambiance… Pas moyen de la joindre au moment où je mets en ligne ce commentaire (9h 50). EV

cliquez pour lire la lettre

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Interview de Cédric Sabouret : sera-t-il le nouveau souffle pour Gonesse? “Il faut revoir le projet Europa City en profondeur”

le futur site

Cédric Sabouret est conseiller municipal de Gonesse, conseiller départemental du Val d’Oise et secrétaire de la section PS de Gonesse. Il est en opposition, depuis quelques temps, au maire de Gonesse, J-P Blazy (qui se représente pour un 5ème mandat). Il est par ailleurs administrateur principal au Sénat. Comme nous l’avions prédit en janvier 2018 (revoir ici ) Sabouret se présente contre  le maire aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020. On a voulu en savoir plus sur ses motivations et sa vision des choses sur Gonesse.

RoissyMail  : on peut dire que les élections municipales approchent à grand pas. Mais vous, vous êtes dans les starting blocks depuis longtemps…  Une première question, qui me brûle les lèvres, vous le savez, depuis un moment (et il n’y a pas que moi), pourquoi vous présentez-vous contre Jean-Pierre Blazy, alors que vous l’avez « suivi » pendant des années. Problème personnel, politique… ?

Cédric Sabouret : Je ne me présente pas « contre » Jean-Pierre Blazy, mais « face » à lui, car mon équipe porte un projet différent et parce que je pense que nous pouvons apporter un nouveau souffle à Gonesse après 25 ans de règne de Jean-Pierre Blazy à la mairie.

Depuis quelques années, mes relations avec lui se sont dégradées. Pourtant, nous partageons des convictions communes : nous avons milité ensemble au PS, même si nous n’étions pas toujours sur la même ligne au sein du parti. J’ai fait activement sa campagne lors des législatives de 2007 et de 2012. Nous avons eu de gros différents en 2011 lorsque j’ai souhaité me présenter aux élections départementales (qui s’appelaient alors cantonales). Jean-Pierre Blazy préférait que Viviane Gris poursuive pour un 3ème mandat. Les militants PS ont alors tranché en ma faveur.

Lors des élections municipales de 2014, certains à Gonesse me poussaient à me présenter, au nom du renouvellement du personnel politique. Après tout, Jean-Pierre Blazy était encore député et la loi sur le cumul des mandats allait interdire le cumul après 2017 : il ne pouvait pas rester et député, et maire. Lui-même souhaitait toutefois poursuivre son mandat local et nous avons longuement discuté, pour aboutir à un accord politique équilibré : je renonçais à me présenter en tête de liste, j’étais en troisième place sur la liste des municipales et je serais appelé à « d’importantes responsabilités au sein de la municipalité, afin d’acquérir de l’expérience et de préparer dans les meilleures conditions les prochaines échéances » (c’étaient les termes mêmes de cet accord). C’est dans cet esprit que nous avons fait campagne, rassemblés autour d’un projet local que nous avions travaillé ensemble, et que nous avons gagné dans un contexte pourtant politiquement compliqué.

Les choses se sont gâtées dès le lendemain des élections municipales. Jean-Pierre Blazy n’a alors pas souhaité que je devienne son adjoint, et m’a proposé d’être l’un des 3 vice-présidents issus de Gonesse à la Communauté d’agglomération de Val de France. Nous n’avions jamais parlé de cette hypothèse, et je souhaitais plutôt m’investir pour ma ville. J’ai refusé cet « arrangement » et j’ai alors compris qu’il ne souhaitait tout simplement pas travailler avec moi durant le mandat 2014-2020. L’accord que nous avions passé avant les élections s’est révélé caduc juste après. J’ai certainement péché en lui faisant trop confiance.

Je dois reconnaître que j’ai été un peu assommé par la situation post-municipales de 2014. De plus en plus mal à l’aise avec certaines décisions, j’ai repris ma liberté de vote assez rapidement : en 2016, lorsque Jean-Pierre Blazy a proposé d’augmenter le taux de taxe foncière communale, je m’y suis opposé, considérant qu’il n’était pas nécessaire de demander un effort supplémentaire aux contribuables pour boucler les finances de la ville. J’ai alors été exclu de la majorité municipale.

Nos désaccords sont donc plus politiques que personnels. J’ai de l’estime pour l’homme politique, son parcours (élu 4 fois maire, 3 fois député), mais je n’apprécie pas ses méthodes et son approche de la politique qui est trop verticale : un maire, même d’une ville de 25 000 habitants, devrait être plus dans l’écoute, le dialogue et privilégier le contact humain, comme le font les maires des villages. Par ailleurs, le non-respect des engagements de 2014 m’empêche d’envisager de retravailler avec lui.

RM :  qu’est-ce qui ne va pas à Gonesse, selon vous ?

CS : Gonesse dispose de nombreux atouts, en particulier un développement économique tiré par l’aéroport et le positionnement de la ville au carrefour d’axes routiers importants. Travaillant à Paris et résidant près de la gare de RER D, j’apprécie également l’accessibilité rapide à la capitale, même si nous rencontrons fréquemment des incidents qu’il conviendra de régler.

Il faut poser un regard lucide sur Gonesse et ses transformations : la commune connaît depuis une bonne dizaine d’années un phénomène de paupérisation des ménages dont on n’avait peut-être pas assez pris la mesure. Il existe aussi une exaspération légitime des habitants face à l’insécurité et des incivilités très pénalisantes, comme par exemple les rodéos sauvages durant le printemps et l’été, le dépôt sauvage de déchets sur l’espace public ou encore les occupations nocturnes et bruyantes de placettes dans les zones d’habitation. Face à ces phénomènes, la municipalité est malheureusement trop passive.

La politique jeunesse de la ville est également en profond échec et doit être revue de fond en comble. On constate que la ville ne s’occupe des enfants que jusqu’à la fin de l’école élémentaire, et s’en désintéresse après. Or, l’âge adolescent est un âge stratégique sur lequel il faut massivement investir. Dans notre programme municipal, nous proposons d’ailleurs la création d’une maison des jeunes et la mise en place de clubs jeunes dans chaque quartier.

La stratégie de densification de Gonesse et singulièrement du centre-ville m’interroge aussi : elle a tendance aujourd’hui à aggraver les soucis que nous rencontrons : stationnement, circulation, concentration des difficultés sociales etc… Elle n’a pas permis de renforcer les services locaux : le commerce de centre-ville est encore plus sinistré en 2019 qu’en 2014 et nous avons perdu la sécurité sociale, bientôt le centre des finances publiques et la maison médicale a quitté Gonesse pour Goussainville. Le déplacement du service d’état-civil à la Grande Vallée a aussi été une lourde erreur qui a affaibli le vieux-Gonesse.

Depuis 1 an que je prépare notre projet municipal 2020-2026 avec mon équipe, nous entendons aussi beaucoup de remarques des Gonessiens sur l’absence de dialogue avec la mairie, l’insuffisante prise en compte des attentes des habitants. Ainsi, la commune a conservé la semaine scolaire de 4 jours ½ alors que 85 % des Gonessiens que nous avons interrogé lors d’une consultation devant les écoles menée au printemps dernier avaient exprimé leur préférence pour un retour aux 4 jours. Au-delà de cette seule question, nous pensons que les Gonessiens attendent pour Gonesse un changement de méthode, d’attitude à leur égard. Ceux qui viennent encore aux réunions de quartier sont fatigués d’entendre des monologues à la gloire des réalisations municipales, alors que ces temps de rencontre entre municipalité et habitants devraient être consacrés à aborder des problèmes pratiques et trouver des solutions pragmatiques aux soucis du quotidien.

Je renvoie à notre première brochure de campagne que nous avons distribué depuis début septembre pour retrouver nos premières propositions pour notre ville.

RM : Depuis un moment, je vous sens frileux sur le Triangle de Gonesse et singulièrement sur Europa City. Pouvez-vous clarifier votre position ?

CS : L’aménagement du triangle de Gonesse est prévu par le SDRIF depuis des années. Mais il n’est possible que s’il existe une solution de transport collectif. Promis depuis plus de 15 ans, le barreau entre RER B et RER D est aujourd’hui abandonné de facto. Mais le Grand Paris Express apporte une autre solution : une station de métro de la ligne 17. J’ai toujours soutenu l’extension du maillage de transports en commun (dont je suis usager régulier). La préservation du climat, la lutte contre la congestion routière de l’Ile-de-France passent par le remplacement de la voiture individuelle par des trajets en transports collectifs. Pour les Gonessiens, le métro, même un peu éloigné du centre-ville, c’est aussi l’opportunité de se déplacer plus vite et pour un coût moindre un peu partout en Ile-de-France. J’y suis favorable.

Dès lors qu’il y aura le métro, le triangle de Gonesse sera urbanisé. Être favorable au métro, c’est aussi être favorable à l’aménagement/urbanisation du triangle. Dès lors, la question centrale est de savoir ce que l’on doit accueillir sur le triangle. Le projet Europacity est le grand projet (pas le seul) qui s’est positionné. Est-ce ce dont nous avons besoin ? Un grand complexe centré principalement sur des activités de centre commercial me paraît anachronique : les formes traditionnelles de commerce sont en perte de vitesse et nous avons déjà pléthore d’offres sur le territoire : Parinor 1, Parinor 2, Aeroville. Les porteurs du projet nous expliquent qu’il y aura autre chose que du commerce : culture, loisirs, mais le moteur de ce complexe restera l’activité commerciale et les autres activités prévues restent aujourd’hui assez floues. Si un complexe commercial voit le jour pour faire faillite quelques années après son ouverture, nous aurons raté une opportunité et devrons gérer une gigantesque friche commerciale.

Il convient donc que le projet actuel soit remplacé par un projet alternatif en phase avec les attentes de la société d’aujourd’hui et surtout celle de 2027 (date d’ouverture prévue). La piste de ski, en particulier, est socialement et écologiquement inacceptable et doit être abandonnée. Le triangle de Gonesse doit recevoir des activités de loisir, des activités culturelles, mais aussi des activités de formation, d’enseignement et de recherche ou encore une pépinière d’entreprises. Le caractère agricole historique du triangle peut aussi être valorisé en utilisant certains espaces pour des cultures maraîchères ou pour planter des arbres fruitiers. Finalement, prendre le métro et sortir à la gare de Gonesse pourrait offrir aux franciliens l’opportunité d’arriver dans un espace vert, ouvert, aéré, permettant d’accéder à de nombreux services, y compris se balader dans un vaste verger et pas seulement arpenter les allées d’un centre commercial. Il faut donc revoir en profondeur le projet Europacity.

“Je ne souhaite pas la réalisation du T4”

RM: que pensez-vous du projet de privatisation d’ADP (et, tant qu’à faire, du projet du futur Terminal 4 ?).

CS : La vente du capital public d’ADP à des acteurs privés est peu compréhensible. La participation de l’État dans ADP rapporte des dividendes à l’Agence des Participations de l’État. Pourquoi y renoncer au moment où le coût de l’argent est aussi faible ? Même les américains gardent dans le giron public leurs infrastructures stratégiques. La Cour des comptes vient d’épingler sévèrement le projet de privatisation d’ADP.

Concernant le T4, il pose une question très intéressante qui mérite un vaste débat : jusqu’où doit aller le développement de la plateforme de Roissy ? Cet aéroport est un magnifique outil avec ses 4 pistes et ses nombreux terminaux. Mais doit-on encore augmenter la taille de notre plus grand aéroport ? Le gigantisme a aussi ses ratés : couloirs interminables, temps de roulage considérable avant d’atteindre les aérogares pour les avions, concentration des nuisances aériennes, impact sur la santé des riverains. Le débat sur le T4 doit être l’occasion de poser cette question stratégique : l’aérien en Ile-de-France doit-il reposer largement sur Roissy, avec l’appoint d’Orly, ou doit-on engager une réflexion sur une autre répartition des flux aériens ? Dans les conditions actuelles, je ne souhaite donc pas la réalisation du T4.

PS effondré…

RM  : vous êtes toujours membre du PS ? Et si oui, comment expliquez-vous son effondrement ?

CS : Je siège au Conseil départemental au sein du groupe socialiste et apparentés, je règle chaque mois mes cotisations d’élu au PS et je suis toujours responsable de la section locale, contrairement au maire de Gonesse qui a fait toute sa carrière politique grâce au PS et qui ne règle plus ses cotisations d’adhérent et d’élu depuis la fin 2015 comme la quasi-totalité de son équipe (à l’exception notable d’un seul maire-adjoint).

L’effondrement du PS a des causes multiples. L’épuisement du projet social-démocrate depuis 20 ans explique certainement l’affaiblissement des partis qui s’en réclamaient partout en Europe (SPD en Allemagne, travaillistes en Grande-Bretagne, Parti démocratique en Italie et PSOE en Espagne). La social-démocratie doit se renouveler profondément pour retrouver une force électorale, une capacité d’attraction. Dans une société hyper-individualiste, ce travail de reconstruction idéologique est difficile et prend du temps et ne peut se résumer à une fuite en avant populiste.

L’effondrement du PS en France a été accéléré par le scénario du dernier quinquennat et de l’élection présidentielle de 2017. Les batailles au sein de la gauche, le bazar pendant toute la période 2012-2017 au sein du PS ont conduit les électeurs à ne plus avoir confiance dans la capacité des dirigeants du PS à diriger la France. Je constate que depuis les élections européennes, Les Républicains sont à peu près dans le même état. La confiance de nos concitoyens dans les partis politiques est aujourd’hui plus que limitée et touche toutes les formations qui ont été au pouvoir.

Je garde mes valeurs et ne renie aucun de mes engagements politiques, mais à l’échelon local, j’ai souhaité constituer une équipe au-delà des étiquettes politiques autour de personnalités de qualité, déterminées à agir pour le bien commun. C’est dans cette philosophie que je m’inscris pour les élections municipales de 2020.

(propos recueillis par EV)

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Jean-Marie Fossier ne se représentera pas . Frédéric Navas conduira la liste en 2020

Jean-Marie Fossier, maire de Louvres depuis 2012 (revoir ici) a récemment envoyé une lettre (la voir ici) à ses administrés pour les informer qu’il ne représentera pas en 2020. Et pour leur dire que ce sera Frédéric Navas, un de ses adjoints, qui conduira la liste l’an prochain.

Jean-Marie Fossier , alors adjoint, avait succédé à Guy Messager (qui fut maire pendant 30 ans) qui lui avait passé le relais en cours de mandat.

Frédéric Navas

J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec M. Navas (55 ans), que je ne connaissais pas (mais lui connait RoissyMail… Elu au conseil municipal depuis 2001, Il est actuellement adjoint à l’urbanisme et aux travaux (qui ne manquent pas à Louvres). Je vous conseille de voir son parcours ici: c’est impressionnant. EV

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Interview : Jean-Pierre Blazy parle de Gonesse et de la situation politique en France

J’ai sollicité Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse, ancien député (PS) pour cette interview, merci à lui d’avoir répondu. Il se représente pour un… n-ième mandat à la tête de la ville.  Il fait un point complet sur le fameux triangle de Gonesse et donne son sentiment sur la situation politique nationale. Toujours prolixe (tant à l’oral qu’à l’écrit…), ce qu’il dit est toujours intéressant. Voyez:

EV : Gonesse fait beaucoup parler d’elle à propos de son Triangle et de son projet phare EuropaCity . Le PLU de la ville a été annulé récemment par la justice administrative. Pouvez-vous faire le point sur ce dossier Triangle ?

Jean-Pierre Blazy : Le projet d’aménagement du Triangle de Gonesse est attendu par les habitants car il répond à des besoins forts du territoire : transports, emplois, activités, loisirs, culture mais aussi gains en attractivité. Nous sommes sereins et déterminés.

Le projet fait effectivement parler de lui car il est souvent caricaturé dans la presse et il donne lieu à des expressions d’opposition de politiques ou d’associations tous extérieurs à notre secteur qui bien souvent ne connaissent ni la réalité du projet ni le territoire. L’aménagement du Triangle de Gonesse c’est d’abord une gare de métro de la ligne 17 du Grand Paris Express indispensable pour améliorer nos déplacements tant vers Paris que pour rejoindre l’aéroport Charles de Gaulle, et en même temps accroître notre mobilité dans toute l’Île-de-France.  C’est ensuite autour de la gare, une lisière agricole, des parcs, un quartier d’affaires et le projet Europacity qui n’est pas un centre commercial mais un pôle dédié aux loisirs et à la culture avec un parc paysager de 10 hectares, une ferme urbaine de 7 hectares et des hôtels, des restaurants et des commerces comme dans tout pôle touristique. Bien évidemment j’aimerais que la société La Belle Etoile précise enfin le contenu de son programme commercial. La surface de terres agricoles utilisées pour le projet est raisonnable et raisonnée (240 ha dont 70 pour des espaces verts ou agricoles) au regard des terres préservées (740 ha à Gonesse, 8000 à l’échelle du Grand Roissy) et il s’agit de la parcelle la plus enclavée entre zones déjà urbanisées, autoroute, voies rapides et aéroports de Roissy et du Bourget.

Le projet avance. Nous sommes dans le temps des procédures contentieuses qui ne sont pas surprenantes s’agissant d’un des deux projets d’aménagement majeurs aujourd’hui en Île-de-France avec celui du plateau de Saclay. Les opposants écologistes ou les concurrents commerciaux comme Unibail utilisent tous les moyens juridiques à leur disposition. L’Etat concernant la ZAC et la Ville concernant le PLU ont fait appel devant la cour d’appel administrative de Versailles. Mais il ne faut pas oublier ce qui est positif : le rapport du commissaire enquêteur rendu en juillet 2018 sur l’utilité publique de notre projet, la signature par le préfet le 20 décembre dernier de la déclaration d’utilité publique du projet d’aménagement. La ligne 17 sur Gonesse n’est plus un projet mais un chantier qui vient de débuter. La signature du permis de construire de la station du métro du triangle a été obtenue le 18 septembre 2O18 et le marché de génie civil du premier tronçon de la ligne 17 a été attribué et signé pour 440 millions d’euros HT le 24 janvier de cette année. Depuis mars 2019 la base chantier du puits du tunnelier s’installe à la limite de Gonesse et de Bonneuil. Des travaux consistant à amener la puissance électrique pour le fonctionnement des chantiers sont en cours entre Villiers-le-Bel et Gonesse.

Je n’oublie pas que vous êtes un homme politique et avez été député 15 ans (PS). Même si c’est compliqué, quel est votre avis sur la situation … troublée en France, dans beaucoup de secteurs… ? Et, au-delà, où en êtes-vous politiquement ?

Du fait de la loi sur le cumul des mandats, j’ai souhaité ne pas me représenter aux élections législatives de 2017 pour me consacrer entièrement à mon mandat de maire. Aujourd’hui je ne le regrette pas. J’ai la certitude d’être plus utile à la tête de la commune pour faire avancer des projets utiles, mener des batailles pour défendre l’intérêt des habitants (Métro, terminal 4, hôpital…), améliorer le cadre de vie et offrir des équipements et des services publics de qualité.

Nous aurions pu et dû réussir le quinquennat précédent si François Hollande avait respecté les engagements pris en 2012. J’avais la conviction de cette nécessité : dix ans après le terrible 21 avril qui avait vu l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle, il était impératif de tenir ses promesses pour avoir la confiance des Français. Ce ne sont pas les députés frondeurs dont j’ai fait partie par la force des choses qui sont les responsables de la situation dans laquelle nous sommes. Comme en 2002 la gauche a été éliminée dès le premier tour en 2017. L’élection d’Emmanuel Macron a été assurée face au risque de la victoire de Marine Le Pen grâce à l’ambiguïté de la promesse du nouveau monde face à un ancien monde politique qu’il fallait dégager. Aujourd’hui plus qu’hier le Parlement est devenu un théâtre d’ombres, notre démocratie est encore plus menacée et fragile en France mais aussi dans l’Union européenne. La situation nationale est inquiétante. Les renoncements et les divisions de la gauche m’accablent car elles laissent le champ libre au libéralisme teinté parfois de social-libéralisme et au populisme d’extrême-droite dissimulée en rassemblement national.

Le mouvement des gilets jaunes est surtout l’expression de la colère populaire exprimée face à l’injustice sociale et fiscale. Les réponses apportées par le Président de la République ne sont pas à la hauteur des enjeux. La revalorisation du pouvoir d’achat passe d’abord par le salaire et aucune proposition forte n’a été évidemment formulée sur le sujet. La baisse des impôts ne peut une fois de plus être la seule réponse. Emmanuel Macron entend bien toujours réaliser la réforme des retraites à point qui est une remise en cause de notre système par répartition sous prétexte de réformer les régimes spéciaux. Les radicalités prennent ainsi de plus en plus de place dans la société comme dans le paysage politique. Au niveau national comme au niveau local, la gauche sociale, réformiste, progressiste, écologiste et républicaine est prise en étau entre un libéralisme à outrance sous l’emprise des lobbies économiques qui font le chantage à l’emploi et un intégrisme écologiste qui estime qu’il ne faut plus rien faire pour développer les territoires et l’économie sous peine d’être complices de ceux qui portent réellement atteintes à la planète. Je suis pour ma part favorable au développement régulé par l’Etat et la puissance publique pour imposer aux acteurs économiques des normes sociales et environnementales protégeant les citoyens. Cette vision à laquelle j’adhère s’agissant de la politique nationale ou européenne, je l’applique sur mon territoire qu’il s’agisse de l’aménagement du Triangle de Gonesse ou de la pétition que j’ai lancée sous l’égide de l’association Ville et Aéroport pour demander protections et compensations face au projet de terminal 4 de Roissy Charles-de-Gaulle ( lien vers la pétition : http://chng.it/4wqMssxXt5).

Vous allez vous représenter aux élections municipales de l’an prochain. Vous êtes maire depuis 1995, depuis 24 ans donc. Vous n’êtes pas le seul à pratiquer… la longévité. Pourquoi voulez-vous vous représenter ?

Je vous remercie de relever ma longévité que je prends pour un compliment au regard de la confiance témoignée par les Gonessiens. Mes années d’expérience m’ont permis d’acquérir expertise et connaissance des dossiers et n’ont pas entaché ma motivation à mettre en œuvre des projets nouveaux et à mener des batailles avec la même passion pour les affaires publiques et l’intérêt général.

Depuis notre premier mandat, l’équipe municipale a su se renouveler et ce sera le cas à nouveau aux prochaines élections. Avec l’association Gonesse 2020, nous travaillons activement à travers des groupes de travail qui font émerger de nouvelles personnalités et des idées neuves.

Dès notre première élection, nous nous étions fixé des objectifs ambitieux pour Gonesse : rendre la ville plus belle avec des programmes de renouvellement urbain et de réhabilitation, améliorer le cadre de vie notamment à travers la réalisation d’une coulée verte et bleue, améliorer l’offre de service public de proximité, dynamiser le commerce local et créer des emplois, développer les actions sociales, associatives, culturelles et sportives, faire vivre la démocratie locale ou encore améliorer la sécurité dans nos quartiers. De nombreux objectifs ont été atteints et les Gonessiens nous ont depuis renouvelé leur confiance à chaque scrutin dès le premier tour de l’élection municipale. Le temps municipal est un temps long et certains projets lancés il y a déjà longtemps ont abouti très récemment ; je pense par exemple à l’ouverture du parc de la patte d’oie, un poumon vert de plus de 80 hectares que nous avons aménagé sur une ancienne décharge ou la réalisation du nouvel hôpital. J’ai le souhait de pousser encore plus loin cette ambition de faire de Gonesse une ville dynamique, agréable à vivre et moderne qui cultive son histoire et s’inscrit dans l’avenir à travers le Grand Paris, bref de tirer la ville vers le haut quand d’autres se contentent de leurs critiques de faible niveau et n’expriment ni vision, ni ambition hormis pour eux-mêmes.

En mars 2020 je solliciterai le suffrage des citoyens pour poursuivre ces actions et pour assurer la réalisation du grand projet du Triangle de Gonesse qui ne se résume pas tant s’en faut au seul Europa City. Pour répondre à votre question, je serai candidat car j’estime être le plus à même de rassembler sur l’essentiel au-delà des clivages partisans comme de répondre aux défis avec sérieux et dévouement. Gonessien depuis toujours, j’aime passionnément ma ville et je souhaite continuer à me battre pour elle et à travailler pour ses habitants.

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Jean-Pierre Blazy (à propos du Triangle de Gonesse) : nous assumons ce choix pleinement (…) je le dis nous le réaliserons à partir de 2020 !

Très franchement, j’ai toujours du mal à rendre compte des vœux du maire (PS) de Gonesse, Jean-Pierre Blazy  (faites “voeux blazy” sur le moteur de recherche de RoissyMail ici, en haut à droite). Non que ce ne soit inintéressant, loin de là, mais il est toujours long, long, long…  (je vous laisse lire son discours du 7 janvier  2019 , il faut l’imaginer entrecoupé de 4 petits films). Ajoutez à cela que (c’est un bon partenaire, je ne l’ai jamais ménagé, je l’ai souvent critiqué, parfois très durement,  mais on a toujours dialogué ) même avec le temps, je ne le comprends pas toujours… .

Mais bon,  question durée de ses vœux, il s’est amélioré d’année en année. Je me souviens la dernière fois que je suis allé à ses vœux  (en vrai…). Toujours beaucoup de monde, pas assez de places assises. En vrac : film-bilan, discours fleuve entrecoupé de remises de médailles, de show du “conseil municipal des jeunes”… Les gens n’écoutaient plus…

Je m’en étais, prudemment, ouvert au maire, lui assurant qu’une fois les 30 mn (maxi) de discours passées , les gens n’écoutent plus les discours, surtout pour la cérémonie des vœux. Je le maintiens.  Ça me fait penser à un sacré coup (dont j’étais à l’origine) … aux vœux  pour 2005  à  Louvres (voir l’article plus haut).

A chaque maire son style…

Le chantier de la gare commencera en 2020

Jean-Pierre Blazy est revenu longuement sur le projet “triangle de Gonesse” qu’il défend bec et ongles . Extrait : le chantier de la gare de Gonesse commencera fin 2020. Tout cela n’aurait pas été une réalité sans la mobilisation très forte et consensuelle des élus, des milieux économiques et des citoyens du territoire. Bel exemple à suivre et à poursuivre. Ce sont les actes qui importent. La vigilance reste de mise. Récemment la présidente de la région, la maire de Paris et le président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis ont demandé la suspension des travaux du CDG Express en considérant à juste titre que la priorité devait être accordée aux transports des Franciliens, ceux du RER B, on pourrait ajouter ceux du RER D. Il est dommage que la présidente de la Région ne considère pas que le barreau RER de Gonesse soit une priorité alors même qu’il doit relier les RER D et B. Le projet est toujours dans le Contrat de Plan Etat-Région mais il est passé aux oubliettes.

Et, s’agissant d’Europa City proprement dit, il est cash, fustigeant la poignée d’opposants : Il faut être clair. Entre un projet urbain du Grand Paris fort et ambitieux, un projet qui prévoit la réalisation en particulier d’importants équipements culturels de niveau régional qui donneront de l’attractivité à notre territoire et un projet alternatif de petite dimension, mal défini, sans souffle économique et social proposé par les opposants, il n’y a pas photo. Ce n’est pas sérieux pour qui affirme qu’entre ces deux projets on peut hésiter, cela n’est pas crédible, ce n’est pas vouloir être ambitieux pour Gonesse, ce n’est pas penser l’avenir de notre territoire pour et avec les habitants, pour notre jeunesse qui attend de nous que lui proposions un projet d’espoir. Le choix non seulement nous l’avons fait, nous l’assumons pleinement. La très grande majorité des Gonessiens et des habitants de notre territoire l’approuvent et maintenant l’attendent, je le dis, nous le réaliserons à partir de 2020 !

Vols de nuit : le retour ?

Le 12 février, a annoncé le maire, commencera la première (à Gonesse) des réunions de concertation sur le futur terminal T4 de CDG (horizon 2024 /2030) prévu pour faire ace à l’augmentation prévisible du trafic aérien Voici une partie de ce qu’a dit le maire, dans son discours (en gras, souligné par moi) : alors que le gouvernement a décidé l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes il décide de concentrer plus encore le trafic aérien sur Paris et sur Roissy. Le débat qui débutera à la mi-février se poursuivra jusqu’à la mi-mai. On doit ensemble bien mesurer les impacts de l’augmentation de 40 millions de passagers supplémentaires à la fois en termes économiques et d’emploi mais aussi sur l’environnement avec près de 40% de vols supplémentaires. Je pense qu’on ne peut accepter le projet du nouvel aérogare sans négocier préalablement des compensations pour le territoire, ses habitants, les riverains encore trop les laissés pour compte. Celles-ci devront être de différents ordres, y compris évidemment sur la question des nuisances en particulier nocturnes. Cela fait 6 ans qu’à Francfort pas un avion ne vole entre 23h et 5h et l’aéroport a conservé son rang quasiment au même niveau que Roissy. Il faudra que le territoire, la communauté d’agglomération en particulier s’exprime, il faudra aussi une volonté politique de l’Etat.

Et c’est pas fini : “On pourrait m’objecter de vouloir le Triangle de Gonesse, projet ambitieux à l’échelle de l’Île-de-France, et de ne pas vouloir l’augmentation de l’activité aérienne sur Roissy alors même que le projet Europa City est un projet touristique de niveau international. Outre que je n’ai jamais rejeté le développement du transport aérien, j’ai toujours essayé dans ma fonction de député de proposer une approche équilibrée entre exigence économique et exigence environnementale. Je n’ai pas été entendu sauf après le crash du Concorde à Gonesse et le choix d’un complément d’infrastructure aéroportuaire avait été fait à la fin de 2001 sous l’autorité de Lionel JOSPIN. Je crois toujours à l’approche équilibrée dans ce domaine de l’aérien mais aussi dans l’aménagement urbain et humain de notre région. Et l’approche équilibrée suppose de refuser à la fois l’intégrisme des uns et l’intégrisme des autres. Les premiers ne veulent ni véritable régulation économique et sociale, ni régulation environnementale autrement que dans les discours, les seconds ne veulent plus au nom du climat et de la planète voir voler les avions et n’acceptent plus l’urbanisation d’un seul pouce de sol agricole. Notre banlieue nord-est est fragile. Les inégalités y sont plus fortes qu’ailleurs en Île-de-France. Ce territoire a besoin de développement économique, de développement humain et social, il a besoin d’être reconnu, de gagner en attractivité, d’être aussi plus protégé de la spirale négative de la dégradation urbaine et sociale qui tire vers le bas et qui ghettoïse nos villes et nos quartiers. Notre territoire intercommunal est occupé en son centre par l’aéroport. Il ne possède pas de cœur urbain, il est très contrasté entre ses secteurs urbains et ses secteurs périurbains, entre les secteurs impactés fortement par les nuisances et ceux qui ne les subissent pas. Notre communauté d’agglomération doit faire maintenant reconnaître les réalités, les potentialités et les difficultés de son territoire et négocier avec l’Etat et la Région un contrat de développement durable aéroportuaire pour maîtriser le développement de Roissy avant que ne soit prise la décision de la réalisation du T4.

Fermez l’ban !!

Blazy et le transport aérien : je t’aime moi non plus

Je n’ai jamais rejeté le développement du transport aérien” a affirmé le maire. C’est faux, et il  le sait bien. Tout à commencé en 1997 (il est maire depuis 1995) : il se porte alors candidat aux législatives qui ont lieu après la dissolution “Chirac”. Contre toute attente, la gauche remporte ces élections. Il faut savoir que c’était le temps du début des travaux pour la construction des deux nouvelles pistes de CDG, vilipendées par la gauche, tant locale que nationale. Tant Blazy sur la 9ème circonscription du 95 que sa collègue PS (aujourd’hui décédée) de la 7ème circonscription 77  , Nicole Bricq sont élus pour la première fois députés, bénéficiant de la situation nationale  mais surtout de leur campagne locale axée “contre les pistes”…

Le problème (comme j’en étais sûr) c’est que le nouveau gouvernement Jospin (dont le communiste Gayssot était le ministre des transports) s’est empressé … d’autoriser la construction desdites  nouvelles pistes… Un camouflet… A sa place, j’aurais démissionné dans la foulée, quitte à me représenter de suite… (il aurait été réélu).

Puis année après année, le “combat” de Blazy contre le transport aérien (et donc contre notre région aéroportuaire) a continué… En vrac: contre Fedex et son développement, pour le plafonnement des vols, contre les vols de nuit, pour le PEB (mais, une bonne partie du centre-ville de Gonesse étant en zone de bruit, les limitations de construction corsetant le développement dudit centre-ville, le député-maire s’est arrangé pour faire “desserrer” les contraintes qu’il avait-lui même contribué à mettre en place par la loi…).

Mais, la “belle bleue”, ce fut pendant des années, la fumisterie du  “fret à Vatry” (et c’est pas qu’à Blazy)

Les pistes étant faites, allait donc trouver autre chose pour prouver son attachement à la tranquillité des habitants. J-P Blazy se souvient alors que l’ancienne base aérienne de l’OTAN de Vatry (77, 160 km de Paris ) s’est transformée en aéroport dédié au fret. Eurêka ! Qu’à cela ne tienne, y’a qu’a mettre  de fret de CDG à Vatry , comme ça y’aura moins de bruit… Et cette ineptie (à l’époque 150 000 personnes travaillaient sur les seules zones de fret de CDG) fut reprise, j’en témoigne, par…. Jean-François Copé (RPR) qui fut battu en 1997 par Nicole Bricq (PS) dans la 6ème circonscription de Seine-et-Marne. Elle, rappelons-le, avait fait campagne “contres les nouvelles pistes”  et “contre le bruit.”  Il se servira lui aussi du “fret à Vary” sans arrêt. Et sera finalement élu député  du secteur 77 en 2002…

Appel à Paternotte

La 9ème circo du Val d’Oise est une des trois circo d’emprise de CDG, avec donc la 6ème de Seine-et-Marne et là 13ème de Seine-Saint-Denis (fief de François Asensi). Mais celle du Val d’Oise est… comment dire… symbolique… C’est la circo de “Roissy”.  Et, pour la faire courte, Blazy n’a pas été bon, bien qu’il ait été réélu député en 2002. Il a réussi à se mettre pas mal d’élus locaux à dos et, franchement, ses discours anti aéroport, passent de plus en plus mal. Au point que beaucoup cherchent à trouver un candidat qui soit plus positif sur notre territoire, pour les législatives de 2007.On avait pensé , pendant un moment, à Michel Barnier, qui fut commissaire européen. Un gars bien (que j’ai connu) qui, à cette époque, cherchait une circo.

Mais je pense aussi et surtout, finalement à Yannick Paternotte, maire (droite) de Sannois (95) , 1er vice président du Val d’Oise, président du CEEVO, très “pro transport aérien” et dont je savais qu’il souhaitait être parlementaire. Mais c’était compliqué dans sa circonscription . Je fini par le joindre pour lui proposer de se présenter sur la fameuse 9ème. Il est étonné, d’autant que des élus locaux d’ici , et pas des moindres, l’avaient aussi sollicité.

Du coup il y va… Mais patatras, quelques jours avant le 1er tour, le Parisien 95  révèle , à la une, qu’il a été arrête un matin, chez lui, avec son épouse et conduits en garde-à-vue pendant 24 h pour de graves suspicions.  Je me souviens encore de cet article, écrit par un journaliste spécialiste police justice talentueux que je connais bien. Tout le monde, dans le département, est sur le cul, moi le premier.

Mais on ne sait toujours pas les raisons de l’interpellation, d’autant que Paternotte se tait. Mais cette position est intenable… On apprend donc que lui et sa femme sont mis en examen pour suspicion d’abus de faiblesse sur une très vielle dame de Sannois, qui aurait “donné” un appartement au couple. Le journaliste du Parisien enquête et on en sait un peu plus sur cette affaire, qui durera des années.

Mais je ne peux rester sans rien faire. Les gens savent que je suis à l’origine de la candidature Paternotte (pour des raisons purement territoriales et non politiques) et je dois rester crédible, comme toujours. J’envoie donc un RoissyMail expliquant la situation, me désolidarisant et, tout en respectant la sacro-sainte présomption d’innocence j’écris qu’il devrait retirer sa candidature. Quelques minutes après l’envoi de la newsletter, Paternotte m’appelle (j’étais à ce moment chez ma voisine Nicole, à Epiais-lès-Louvres) pour m’insulter et me menacer, pendant 5 bonnes minutes, en mode Kalach, sans que je puisse en placer une. Mais

Il peut s’estimer  heureux : le scandale n’a pas eu le temps de faire son effet et il bat, de peu, Blazy. Le voici donc député… (et moi, contraint de voter Blazy… elle est pas belle, la vie électorale ? ).

Mais il n’en a rien fait (Paternotte). Et Blazy aura encore pris beaucoup de temps pour comprendre

Elu député, Paternotte se la joue… Il reprend contact avec moi… Fait en sorte que des collectivités locales “amies” m’achètent de la pub… (! comme si je marchais à ça…). Mais petit à petit il se met à dos et de plus en plus d’élus locaux de la 9ème. C’est que les gens découvrent son vrai caractère, arrogant et tout.

Arrivent les législatives de 2012. Paternotte se représente sur la 9ème (après avoir tenté de se présenter ailleurs…). Blazy (qui a mis une sourdine à son obsession anti aéroport) aussi.

revoyez ce grand moment ...

Blazy gagnera la législative. EV

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Eléctions municipales 2020 : c’est déjà dans la tête de beaucoup

Dépouillement à Epiais

Les prochaines élections municipales se dérouleront en 2020, en mars probablement (les dates ne sont pas encore fixées). Comme d’habitude, Roissymail va suivre ça de près. La plupart du temps, connaissant bien les communes du Grand Roissy, je fais des pronostics qui en général sont bons (sauf en 2014, où je me suis planté lamentablement  sur trois communes: Villeparisis, Puiseux-en-France et Survilliers). Prudence donc…

Plusieurs maires ont déjà annoncé qu’ils se représenteront : Jean-Pierre Blazy à Gonesse (maire PS depuis 1995) qui devrait normalement affronter Cédric Sabouret, conseiller municipal PS entré en dissidence. Bernard Corneille à Othis (maire DVG depuis 2008), Isabelle Rusin à Epiais-lès-Louvres (maire DVD depuis 2008), Hervé Touguet maire LR de Villeparisis depuis 2014, Yves Albarello, maire LR de Claye-Souilly depuis 1989.

Que fera André Toulouse, maire DVD depuis… 1977 ? Il entretient le mystère jusqu’à ce jour. Dans le village, les rumeurs persistantes disent qu’une de ses adjointes, Patricia Petit pour ne pas la nommer, se présenterait en dissidence. Elle m’avait démenti voici 2 mois. Je pense que Toulouse y retournera. Que fera Georges Delhalt, maire (DVG) de Le Thillay depuis 2001 ? Il n’ira “certainement pas” vient-il de me dire.

Et François Asensi, maire (FG) de Tremblay-en-France depuis 1991 ? Pas moyen de lui tirer les vers du nez…  Idem pour Alain Louis (DVG) à Goussainville depuis 2009. Et  on peut supposer qu’Alain Aubry maire (LR puis LAREM) depuis 2008 y retournera.

Rappelons, et c’est heureux, que les maires sont les élus préférés des Français. EV

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Stéphane Jabut intensifie ses attaques contre Michel Dutruge, maire de Dammartin

cliquez pour lire le tract

Stéphane Jabut, qui avait succédé au cours du mandat précédent à Monique Papin, alors maire (PS) de Dammartin-en-Goële (77), avait présenté une liste pour assurer sa succession, aux municipales de 2014. Mais ça n’a pas marché: la liste de son concurrent de droite, Michel Dutruge, l’avait largement emporté dès le premier tour (revoir les résultats ici). Mais, passée la déception, Jabut, désormais conseiller municipal d’opposition, tacle sans arrêt le maire, avec l’objectif de prendre sa revanche en 2020. Il a, avec ses amis, créé une site web: ensemblepourdammartin, où ils multiplient les critiques contre le maire…  Il a donc renfoncé le clou avec ce tract (n°5), diffusé fin janvier. Et il n’y  va pas avec le dos de la cuillère ! Voyez ça par vous même… Peut-être que le maire réagira ici. A noter que Stéphane Jabut avait été candidat PS aux législatives de l’an passé et avait fait 10.30% des exprimés sur la 7ème circonscription et, de mémoire, 10% sur Dammartin. .

Bon, ben j’ouvre une rubrique “municipales 2020” parce que tant à Dammartin qu’ailleurs, c’est déjà commencé, je peux vous le dire… EV

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