Focus sur les projets emblématiques
Le quartier du Bourg : une formule test pour l’équilibre social
Lancé en 2018, le réaménagement du Bourg illustre une volonté manifeste de panacher les parcours résidentiels. Avec près de 250 logements livrés en 2022 (source : Mairie de Mitry-Mory), la clef de répartition a été soigneusement calibrée. 40 % de logements sociaux, mais aussi un effort pour l’accession à la propriété – particulièrement en prêt social location-accession (PSLA) – ce qui attire des ménages primo-accédants locaux. La municipalité et ses représentants, comme Charlotte Blandiot-Faride, maire depuis 2008, défendent cette politique : « Le droit à la ville ne doit pas dépendre du porte-monnaie », souligne-t-elle dans Le Parisien (2022).
Le fil rouge des Jardins de Mitry : diversité générationnelle
Le programme des Jardins de Mitry innove en associant logements sociaux, logements étudiants et résidence intergénérationnelle. L’un des premiers du Grand Roissy à proposer un volet dédié aux seniors, avec des aménagements PMR et des services mutualisés. Anecdote : la création d’un jardin partagé, géré par une association de quartier, est rapidement devenue un point de rencontre entre les familles et les personnes âgées, favorisant l’entraide – une pédagogie du vivre-ensemble, au quotidien.
Les Portes de la Plaine : des recettes éprouvées au service de la vie de quartier
Ce projet, mené avec le bailleur social Seine-et-Marne Habitat, se distingue par une spatialisation inédite : pas de blocs mono-fonction mais une alternance d’immeubles sociaux, intermédiaires et privés sur une même trame urbaine, le tout avec des jardins collectifs et la proximité immédiate des arrêts de bus. Selon les chiffres de la SEMAC, 70 % des logements familiaux ont été attribués à des ménages actifs du secteur, ce qui contribue à l’ancrage local.
Ecoquartier de la Villette aux Aulnes : l’habitat participatif comme levier de mixité
Dernier-né, ce secteur parie sur le logement abordable par le biais du BRS (bail réel solidaire) : un modèle qui permet d’acquérir un bien à coût réduit car l’acquéreur ne paie que le bâti, le foncier restant propriété d’un organisme foncier solidaire. L’objectif ? Attirer une diversité de profils tout en maintenant le contrôle sur la spéculation. Le projet s’adjoint des logements sociaux classiques mais aussi des lots réservés à l’habitat participatif, où les résidents conçoivent collectivement leur immeuble. Un laboratoire social encore trop rare sur le territoire.